vendredi 7 juillet 2023

Les Orgies Macabres / L'orgia dei morti / The Hanging Woman

                                   Photo empruntée sur Google, appartenant au site thebloodypitofhorror.blogspot.com

de José Luis Merino. 1973. Italie/Espagne. 1h38. Avec Stelvio Rosi, Maria Pia Conte, Paul Naschy, Dyanik Zurakowska, Gérard Tichy, Carlos Quiney, Isarco Ravaioli 

Sortie salles France: 13 Février 1974. Italie: 3 Septembre 1973. Espagne: 29 Septembre 1975

FILMOGRAPHIEJosé Luis Merino (né le 10 juin 1927 à Madrid et mort le 2 juillet 2019 dans la même ville) est un réalisateur et scénariste espagnol. 1958 : Aquellos tiempos del cuplé. 1960 : El vagabundo y la estrella. 1964 : Alféreces provisionales. 1966 : Per un pugno di canzoni. 1967 : Sang et Or. 1968 : Requiem pour Gringo. 1968 : Colpo sensazionale al servizio del Sifar. 1969 : Panzer division. 1969 : La Patrouille des sept damnés. 1969 : Z comme Zorro. 1970 : Os cinco Avisos de Satanás. 1970 : La Furie des Kyber. 1970 : Les Nouvelles Aventures de Robin des Bois. 1970 : Des Dollars pour McGregor. 1970 : Le Monstre du château. 1970 : Le Commando des braves. 1971 : Zorango et les comancheros. 1971:  El Zorro de Monterrey. 1972 : La rebelión de los bucaneros. 1972 : Les Orgies macabres. 1974 : Juegos de sociedad. 1974 : Tarzán en las minas del rey Salomón. 1974 : Juan Ciudad: ese desconocido. 1976 : Sábado, chica, motel ¡qué lío aquel!. 1977 : Marcada por los hombres. 1979 : Siete cabalgan hacia la muerte. 1983 : USA profession tueur. 1983 : La avispita Ruinasa. 1984 : Gritos de ansiedad. 1990 : Superagentes en Mallorca. 

Quelle aubaine incommensurable de découvrir à l'improviste une perle Bisseuse Italo-ibérique dont j'ignorai l'existence, alors que l'oeuvre zédifiante (nullement péjoratif chez moi) ne cesse de charmer l'initié à travers sa volonté de fer de nous faire croire à l'improbable. Ainsi, l'intrigue criminelle, au suspense latent, a beau constamment faire sourire (sans jamais s'en railler), on reste magnétisé par la volonté intègre des comédiens communément TRES attachants à endosser leur rôle avec sérieux rigoureusement imperturbable. Tant et si bien qu'en prime de sa scénographie gothique envoûtante (tous les intérieurs domestiques feraient presque parfois songer à du Hammer), entourée d'une vaste nature enneigée superbement photographiée et éclairée (notamment au niveau des séquences nocturnes), Les Orgies Macabres demeure génialement ludique pour qui raffole de séries B débridées (le final truffé de rebondissements vaut son pesant de cacahuètes) extrêmement sincères à tenter de nous faire frissonner l'échine avec parfois une certain brio inespéré. 

Les apparitions des zombies putréfiés faisant leur petit effet répulsif de par ses visions de cauchemar infiniment morbides, qui plus est d'une morphologie typiquement latine. On peut également préciser qu'en guise de cerise sur la gâteau (même si je ne suis pas un admirateur indéfectible de l'acteur) Mr Paul Naschy s'invite dans la demeure en fossoyeur interlope avec sa traditionnelle expressivité 1er degré si bien que l'on se distrait de ses quelques exubérances à tenter de nous faire douter de ses agissements potentiellement perfides, ou pas. Ainsi donc, l'intrigue capillotractée a beau en faire des tonnes (surtout lors de l'ultime demi-heure en roue libre menée à un train d'enfer) on croit pour autant à ce que l'on nous conte puisque plongé, comme les protagonistes, dans un cauchemar éveillé à l'atmosphère ombrageuse génialement saillante (qui plus est souvent joliment cadrée !). C'est d'ailleurs la plus grande qualité du film que de nous immerger dans cet univers macabre aux accents de Poe en prime d'apprécier avec réelle tendresse les agissements investigateurs de ces acteurs de seconde zone d'un charisme pittoresque indécrottable. A ne pas rater, d'autant plus que les 2 actrices parfois dénudées demeurent divines de beauté sensuelle par leur nationalité belge (Dorys) ou italienne (Nadja).

*Bruno

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire