(Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
Contracted: Phase II : une séquelle répulsive qui remplit parfaitement son contrat d'exploitation
Découverte hier soir de Contracted: Phase II, réalisé par Josh Forbes en 2015, soit deux ans après le premier Contracted d'Eric England. Changement de réalisateur, mais également de point de vue puisque, contrairement au premier opus centré sur une victime féminine, cette séquelle suit Riley, un jeune homme désormais confronté à son tour aux ravages de cette mystérieuse contamination.
Interprété par Matt Mercer, qui ne livre certes pas une performance mémorable, mais dont le physique lisse se prête parfaitement à la progressive putréfaction corporelle de son personnage, Riley devient surtout le nouveau cobaye d'un cinéma d'exploitation aussi répulsif que viscéral. Et c'est pour notre plus grand bonheur masochiste.
Car c'est évidemment là que réside tout l'intérêt de Contracted: Phase II : dans cette dégradation physique particulièrement crue, soutenue par des effets spéciaux convaincants (bien que parfois mal montés) et suffisamment réalistes pour provoquer quelques hauts-le-cœur chez les spectateurs les plus sensibles. Le film ne cherche d'ailleurs jamais à s'embarrasser de fioritures : à peine plus d'une heure douze minutes, hors générique, un rythme soutenu et des séquences qui s'enchaînent à cadence métronomique.
On pourra peut-être chipoter que cette suite soit un peu moins marquante que son modèle et qu'elle privilégie davantage l'exploitation pure au détriment de la dimension psychologique du premier film auquel on éprouvait peut-être aussi plus d'empathie pour la victime féminine. Mais force est de reconnaître que Josh Forbes remplit parfaitement son cahier des charges : Contracted: Phase II est court, efficace, répulsif et ne laisse guère le temps de s'ennuyer.
Un plaisir innocent sans prétention, qui assume pleinement son horreur corporelle et ses visions dégueulasses pour mieux nous fasciner autant qu'elles nous révulsent.
Moins fort et moins marquant que son modèle, mais suffisamment divertissant et viscéral pour laisser, lui aussi, une trace indélébile dans l'encéphale.
Que demander de plus ?
— Celui du cĹ“ur noir des images đź–¤

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