(Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
Quand on se surprend à rallumer toutes les lumières de sa maison après la projo de
Paranormal Activity 3, on comprend immédiatement à quel point le film a su nous terroriser. Rares sont les œuvres capables de provoquer une telle réaction chez moi, et c'est précisément ce qui fait la force de ce troisième opus que j'ai revu avec encore plus d'immersion et de plaisir frissonnant génialement déstabilisant.
On peut quand même rappeler, au vu de l'exploit commercial, qu'avec un budget estimé à seulement 5 millions de dollars, le film a engrangé plus de 207 millions de dollars de recettes dans le monde, dépassant même le deuxième volet. Un succès largement mérité tant, à mes yeux, Paranormal Activity 3 se révèle encore plus effrayant et plus maîtrisé que son prédécesseur.
Paranormal Activity 3, on comprend immédiatement à quel point le film a su nous terroriser. Rares sont les œuvres capables de provoquer une telle réaction chez moi, et c'est précisément ce qui fait la force de ce troisième opus que j'ai revu avec encore plus d'immersion et de plaisir frissonnant génialement déstabilisant.
On peut quand même rappeler, au vu de l'exploit commercial, qu'avec un budget estimé à seulement 5 millions de dollars, le film a engrangé plus de 207 millions de dollars de recettes dans le monde, dépassant même le deuxième volet. Un succès largement mérité tant, à mes yeux, Paranormal Activity 3 se révèle encore plus effrayant et plus maîtrisé que son prédécesseur.
Les réalisateurs exploitent avec une intelligence plus retorse les possibilités offertes par le found footage. Entre la caméra fixe installée dans la chambre des fillettes, la célèbre caméra rotative balayant lentement la cuisine et le salon, ou encore la caméra portée à l'épaule par le père de famille qui accompagne les déplacements à travers la maison, chaque dispositif devient un formidable outil de mise en scène aussi machiavélique qu'inattendu. Par exemple, le simple mouvement de rotation de la caméra suffit à instaurer une attente souvent terrible, parce que insupportable : chaque retour dans le champ de vision fait naître la crainte qu'un événement surnaturel surgisse à tout instant. Jouissif en diable !
Les jump scares sont à nouveau d'une efficacité redoutable. Plus tétanisants encore que dans le deuxième opus, ils provoquent de véritables sursauts sans jamais paraître gratuits tant la terreur ressentie est à son paroxysme. Le film joue comme de coutume avec nos attentes, détourne nos anticipations et nous surprend par des effets de mise en scène d'une inventivité étonnante. Certaines séquences, notamment celle devenue mémorable dans la cuisine, témoignent d'un effet de surprise renversant sans qu'il soit nécessaire d'en dévoiler le moindre détail.
Les jump scares sont à nouveau d'une efficacité redoutable. Plus tétanisants encore que dans le deuxième opus, ils provoquent de véritables sursauts sans jamais paraître gratuits tant la terreur ressentie est à son paroxysme. Le film joue comme de coutume avec nos attentes, détourne nos anticipations et nous surprend par des effets de mise en scène d'une inventivité étonnante. Certaines séquences, notamment celle devenue mémorable dans la cuisine, témoignent d'un effet de surprise renversant sans qu'il soit nécessaire d'en dévoiler le moindre détail.
L'autre grande qualité de ce troisième épisode réside dans son rythme. Beaucoup plus nerveux que les deux premiers films, il enchaîne les manifestations paranormales avec une précision quasi métronomique. Les spectateurs réfractaires au concept qui reprochaient aux précédents volets leur progression plus contemplative auront bien du mal à adresser le même reproche ici tant le récit multiplie les rebondissements horrifiques et les scènes chocs sans modération.
Comme dans les deux premiers films, le casting impressionne par son naturel. Aucun comédien ne donne l'impression de jouer : tous semblent véritablement vivre les événements. Cette authenticité est essentielle à la réussite de l'immersion voulue. Les jeunes interprètes de Kristi et Katie, âgées d'une dizaine d'années, se montrent étonnamment naturelles, spontanées. Les échanges entre la petite Kristi et son mystérieux ami invisible, Toby, instaurent un malaise crescendo et rappellent inévitablement certains grands classiques du cinéma fantastique, notamment Amityville, la Maison du Diable. Dès les premières minutes, la suspension volontaire de l'incrédulité s'installe et l'on se laisse happer par cette atmosphère délicieusement oppressante.
À mes yeux, Paranormal Activity 3 constitue sans doute le meilleur épisode de la première trilogie, à égalité (peut-être) avec le film original. Je suis ressorti de cette nouvelle vision encore plus convaincu qu'à l'époque, au point de ressentir cette peur enfantine de devoir rallumer toutes les lumières de la maison après le générique. Une sensation unique que je n'avais plus éprouvée depuis de très nombreuses années.
Alors que son final, particulièrement noir et cruel, développe la mythologie de la sorcellerie avec une puissance d'effroi malaisante et vient conclure une œuvre qui demeure, pour moi, l'un des films les plus effrayants qu'il m'ait été donné de voir. Je comprends l'immense succès rencontré par cette trilogie, tant ce formidable jeu du "ouh fais moi peur", entre attente, angoisse rampante et explosions de terreur fonctionne avec une efficacité redoutable.
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