dimanche 7 mai 2023

Les Nuits avec mon Ennemi / Sleeping with the Enemy

                                    Photo empruntée sur Google, appartenant au site fr.originalfilmart.com

de Joseph Ruben. 1991. U.S.A. 1h39. Avec Julia Roberts, Patrick Bergin, Kevin Anderson, Elizabeth Lawrence, Kyle Secor

Sortie salles France: 13 Mars 1991. U.S: 8 Février 1991

FILMOGRAPHIE: Joseph Ruben est un réalisateur, scénariste et producteur américain, né en 1951 à Briarcliff, Manor, New-York. 1974: The Sister-in-Law. 1976: Lâche-moi les baskets. 1977: Joyride. 1978: Our Winning Season. 1980: Gorp. 1984: Dreamscape. 1987: Le Beau-Père. 1989: Coupable Ressemblance. 1991: Les Nuits avec mon Ennemi. 1993: Le Bon Fils. 1995: Money Train. 1998: Loin du Paradis. 2004: Mémoire Effacée. 2013: Penthouse North.

En dépit d'une ultime demi-heure sombrant dans les conventions et les facilités d'un produit horrifique standard (toutefois bien géré au niveau de l'angoisse ressentie lors de certaines séquences mutiques), Les Nuits avec mon ennemi est un bon thriller du samedi soir parfaitement interprété par une Julia Roberts démunie contre son époux tyrannique qu'endosse avec conviction expressive nullement outrée l'excellent Patrick Bergin en pervers narcissique au regard injecté de mal. Sa formidable première heure élégamment réalisée, très efficace dans sa façon d'y planter posément l'histoire et ses personnages, et formellement envoûtante (sa scénographie côtière édénique, ses images urbaines magnifiquement éclairées) dénonçant avec une dramaturgie humaniste le calvaire d'une femme violentée paralysée de terreur d'y quitter son bourreau. Et ce en oscillant intelligemment pudeur du non-dit et réalisme brutal auprès d'une maltraitance bouleversante que la victime endure au sein de son quotidien incertain.  Ainsi, de par le jeu fragile, si attachant, de Julia Roberts, on ressent pleinement son désarroi de ne pouvoir se défaire de l'emprise de son mari avant qu'un rebondissement inopiné ne vienne remettre en question sa situation de claustration à la fois physique et morale. A revoir donc en dépit de ses défauts quelque peu embarrassants auprès de son final trop classique et prévisible (notamment la facilité à laquelle le mari découvre un indice probant lors de son investigation). 

*Bruno

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