(Crédit photo : image trouvée via Google, provenant du site Imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
Classique Disney aujourd’hui cĂ©lĂ©brĂ© comme un film-culte, Alice au pays des merveilles fut pourtant boudĂ© par la critique et par le public avant de renaĂ®tre de plus belle dans les annĂ©es 60 et 70. Merveille d’animation surrĂ©aliste, il dĂ©ploie une structure narrative affranchie du sens comme de la logique. Les trois auteurs y laissent libre cours Ă un imaginaire fantasque pour illustrer l’errance initiatique d’une fillette dĂ©vorĂ©e par le dĂ©sir d’Ă©vasion, lasse de la pesanteur du monde rĂ©el.
D’une inventivitĂ© en roue libre, Alice au pays des merveilles devient une invitation Ă la fuite par le pouvoir d’un cinĂ©ma chimĂ©rique, expressif, fringant, primesautier. Son humour folingue, dĂ©calĂ©, portĂ© par une horde de personnages loufoques et dĂ©complexĂ©s, divertit sans relâche sous l’impulsion d’une Alice Ă la fois fureteuse et contemplative, en quĂŞte d’identitĂ©. Cet appel Ă l’imaginaire, brisant les repères classiques, et l’enchaĂ®nement d’Ă©pisodes absurdes reflètent l’Ă©vasion mentale d’une enfant instable, oscillant entre rĂ©el et rĂŞve.
D’une inventivitĂ© en roue libre, Alice au pays des merveilles devient une invitation Ă la fuite par le pouvoir d’un cinĂ©ma chimĂ©rique, expressif, fringant, primesautier. Son humour folingue, dĂ©calĂ©, portĂ© par une horde de personnages loufoques et dĂ©complexĂ©s, divertit sans relâche sous l’impulsion d’une Alice Ă la fois fureteuse et contemplative, en quĂŞte d’identitĂ©. Cet appel Ă l’imaginaire, brisant les repères classiques, et l’enchaĂ®nement d’Ă©pisodes absurdes reflètent l’Ă©vasion mentale d’une enfant instable, oscillant entre rĂ©el et rĂŞve.
Rester ouvert Ă l’Ă©trange, Ă la curiositĂ©, Ă l’enfantin : voilĂ ce que nous soufflent les auteurs, avec un art consommĂ© d'une imagination exubĂ©rante. Quant Ă la thĂ©matique du temps qui file, elle se cristallise dans le Lapin Blanc, perpĂ©tuellement affolĂ©, prisonnier d’une montre capricieuse. Il forme un contraste saisissant avec la libertĂ© d’Alice, qui savoure le prĂ©sent dans une absence bĂ©nie de pression sociale, prĂ©fĂ©rant la rĂŞverie Ă la course effrĂ©nĂ©e derrière un agenda mĂ©canique.
Et mĂŞme si, dans la finalitĂ©, son rĂ©veil la ramène Ă la rĂ©alitĂ© quotidienne - aux responsabilitĂ©s, Ă la croissance physique et morale - le spectateur accepte de refermer ce livre d’innocence onirique, enchantĂ© par un Disney Ă l’une de ses heures les plus glorieuses.
Et mĂŞme si, dans la finalitĂ©, son rĂ©veil la ramène Ă la rĂ©alitĂ© quotidienne - aux responsabilitĂ©s, Ă la croissance physique et morale - le spectateur accepte de refermer ce livre d’innocence onirique, enchantĂ© par un Disney Ă l’une de ses heures les plus glorieuses.
— le cinĂ©phile du cĹ“ur noir đź–¤


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