
(Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
"Une œuvre pudique, qui procure un sentiment de bien-être."
Révision hier soir de The Last Son : La Malédiction (Hideaways), réalisé par la Française Agnès Merlet, qui avait déjà démontré tout son talent avec Le Fils du requin et le fort sympathique Dorothy.
Passé relativement inaperçu à sa sortie en 2011 et aujourd'hui largement oublié (en dépit de son édition Dvd chez Wild Side), ce film mérite pourtant d'être redécouvert. Cette modeste mais attachante série B demeure un très joli divertissement, un conte romantico-fantastique où la dimension sentimentale prime largement sur les effets du genre.
Agnès Merlet porte un regard profondément humain sur la relation qui unit James Furlong et la jeune Mae O'Mara, atteinte d'un cancer. Leur romance, d'une grande sensibilité, se construit dans l'isolement d'une forêt, James vivant reclus dans une cabane depuis qu'il est victime d'une étrange malédiction : lorsqu'il se sent menacé, ses pouvoirs surnaturels provoquent malgré lui la mort de ceux qui cherchent à lui nuire.
La véritable réussite du film réside dans l'attachement qu'il suscite envers ce couple meurtri au sein d'une nature à la fois tranquille et rassurante. Grâce à une approche psychologique délicate, James et Mae s'épaulent dans leurs souffrances respectives, aussi bien morales que physiques. Le tout est sublimé par les magnifiques paysages irlandais, qui confèrent au récit une dimension presque onirique et renforcent ainsi son caractère de conte contemporain.
Après cette révision, The Last Son : La Malédiction s'impose donc comme un beau poème romantico-fantastique, davantage porté sur les tourments de ses personnages que sur le spectaculaire. Et c'est tant mieux puisque le genre est respecté avec intelligence et humilité. Agnès Merlet y fait preuve d'une sincérité touchante, jusqu'à un final aussi tragique que rédempteur, qui rappelle avec pudeur que, parfois, l'amour dépasse la mort.
— Celui du cœur noir des images 🖤


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