jeudi 29 juillet 2021
Milla. Coup de coeur du Jury au Festival de Valenciennes.
mercredi 28 juillet 2021
Voyage au bout de l'horreur / The Nest
mardi 27 juillet 2021
Pig
lundi 26 juillet 2021
The Visitor
Quelle bien étrange curiosité que ce Visitor autrefois diffusé sur Canal + lors des années 80, si bien que j'en ai toujours préservé un souvenir assez séduisant à travers son alliage hybride des genres (Fantastique - Horreur - Science-Fiction se télescopent en mode psychédélique). Production italo-américaine dont on reconnait bien là la patte transalpine à travers le soin de sa partition musicale et de son inquiétante bande-son monocorde), The Visitor surfe sur le succès de la Malédiction à travers son synopsis référentiel lorsqu'une fillette, envoyée du Mal, tente d'asseoir sa réputation sur Terre en tourmentant sa famille et son entourage. Réalisé sans habileté (notamment au niveau du montage superficiel) avec parfois quelques incohérences narratives (également dans la posture de certains personnages, tel l'envoyé du Bien se substituant à la baby-sitter le temps d'une soirée, ou encore la mère de Katy devenue tétraplégique sans que cela ne la traumatise), l'intrigue militant pour l'affrontement entre le Bien et le Mal demeure sans surprise bien que le spectacle tantôt envoûtant (toutes les séquences onirico-mystiques épaulées d'une bande-son lancinante) ne manque pas de surprises.
Tant auprès de certaines scènes chocs surgies de nulle part (la conduite erratique de Glenn Ford sur l'autoroute, la poursuite entre bambins sur la patinoire) et assez bien réalisées, de ses moments ésotériques planants (on peut parfois songer à La Forteresse Noire), de ses idées ou détails imprévisibles (l'utilisation symbolique des volatiles) que de son incroyable casting parmi lesquels s'y croisent John Huston, Mel Ferrer, Glenn Ford, Lance Henriksen, Shelley Winters, Sam Peckinpah et Franco Nero !). Une distribution oh combien surprenante d'avoir accepter de se compromettre à un projet aussi mineur bien que le réalisateur demeure tout à fait inspiré pour se démarquer de l'ornière en y alliant efficacement les genres au gré d'un climat d'étrangeté prégnant. C'est ce qui fait le charme désuet de The Visitor que l'on a plaisir à revoir (même si uniquement réservé aux afficionados d'ovni introuvable !) en dépit d'un schéma narratif approximatif, voir parfois même redondant (notamment auprès des moult tentatives de Katy à se débarrasser de sa mère).
Remerciement à buddy-movierepack
*Eric Binfordmercredi 21 juillet 2021
La Mante Religieuse
Sortie salles France: 6 Avril 1983. Hong-Kong: 28 Juin 1978.
FILMOGRAPHIE: Liu Chia-liang (劉家良 en chinois, Lau Kar-leung en cantonais) (né le 28 août 1936 à Canton et mort le 25 juin 2013 à Hong Kong) est un réalisateur, acteur et chorégraphe chinois.1975 : Wang Yu défie le maître du karaté. 1976 : Le Combat des maîtres. 1977 : Les Exécuteurs de Shaolin. 1978 : La Mante religieuse. 1978 : La 36e Chambre de Shaolin. 1979 : Les Démons du karaté ou Shaolin contre Ninja. 1979 : Spiritual Boxer 2. 1979 : Le Prince et l'arnaqueur. 1979 : Le Singe fou du kung-fu. 1980 : Retour à la 36e chambre. 1980 : Emperor of Shaolin Kung Fu. 1981 : Martial Club. 1981 : Lady Kung-Fu. 1982 : Cat Versus Rat. 1982 : Les 18 armes légendaires du kung-fu. 1983 : Les Huit Diagrammes de Wu-Lang. 1983 : The Lady Is the Boss. 1984 : Carry On Wise Guy. 1985 : Les Disciples de la 36e chambre. 1986 : Les Arts martiaux de Shaolin. 1988 : Tiger on the Beat. 1989 : Mad Mission 5. 1990 : Tiger on the Beat 2. 1992 : Opération Scorpio. 1994 : Combats de maître/Drunken Master 2. 1994 : Drunken Master 3 (Jui kuen III). 2002 : Drunken Monkey.
Sans daigner concourir au chef-d'oeuvre du genre, La Mante Religieuse est un excellent divertissement revisitant Romeo et Juliette avec tendresse, espièglerie, cruauté et action virevoltante. Wei Fung ayant pour mission d'infiltrer la famille de la jeune Chi-chi afin d'y dénicher une liste secrète. Or, en tant qu'enseignant, celui-ci tombe amoureux d'elle si bien qu'ils finissent par se marier. Mais pour leur enjeu de survie, les deux amants auront à traverser 5 épreuves mortels avant de vouloir présenter Chi-chi à sa belle-famille. Si les 3 premiers quarts-d'heure imprégnés de suave légèreté cèdent place aux batifolages de nos amants en apprentissage martial, pédagogue et amoureux, la suite relève de la pyrotechnie estampillée "Shaw Brothers" eu égard des improbables combats s'enchaînant à coup de sabre, de lance, de poignard, de nunchaku ou à poings nus. Les affrontements ultra furtifs nous donnant le vertige à travers la lisibilité d'une action éclectique que se partagent 2, 3, voir 4 adversaires férus de soif de victoire.
Tant auprès des 5 épreuves offensives d'une inventivité en roue libre que de la vengeance intime de Wei Fung s'inspirant des gestes de défense d'une véritable mante religieuse pour venir à bout de ses futurs ennemis. Ses séquences d'entrainement instaurées en pleine nature nous valant des moments de poésie à la limite de la féerie lorsque celui-ci s'efforce de reluquer consciencieusement les expressions et gestes de la mante pour reproduire son agilité héroïque. Ainsi donc, à travers le thème des valeurs familiales, Liu Chia-liang y dénonce la tradition conservatrice sous couvert de rivalité engendrant à mi-parcours des bravoures toutes plus époustouflantes les unes que les autres. Et ce au risque de déconcerter à terme une partie du public lors de son épilogue d'une amère cruauté (si bien que l'on ne s'y attend pas vraiment tant le revirement demeure aussi soudain que beaucoup trop précipité). En tout état ce cause, le spectacle ébouriffant en vaut la chandelle pour tous amateurs de divertissement d'art-martial d'une fulgurance visuelle inégalable. Et ce plus de 40 ans après sa sortie, comme quoi les classiques (même les plus mineurs !) ont encore de belles soirées devant eux pour courtiser le fan.
*Eric Binford.
mardi 20 juillet 2021
Le Trésor de la Montagne sacrée
lundi 19 juillet 2021
Cop
Sortie salles France: 25 Janvier 1989. U.S: 11 Mars 1988
FILMOGRAPHIE: James B. Harris est un producteur et réalisateur américain né le 3 août 1928 à New York. 1965 : Aux postes de combat. 1973 : Some Call It Loving. 1982 : Fast-Walking. 1988 : Cop. 1993 : L'Extrême Limite (Boiling Point).
Si James B. Harris n’a laissé derrière lui qu’une carrière aussi brève que discrète, il aura néanmoins signé l’une des œuvres les plus marquantes du thriller américain des années 80. Cop, porté à bout de bras par un James Woods habité, adapté d’un roman de l’illustre James Ellroy, s’impose comme bien plus qu’une simple série B. Sous ses faux airs modestes, ce psycho-killer symptomatique de son époque déploie un suspense criminel d’une noirceur poisseuse, nourri par un cheminement narratif aussi imprévisible que délétère.
Au centre du récit, Lloyd Hopkins, flic sournois, cynique et expéditif, évolue dans un univers gangrené par la corruption, la drogue, la prostitution et les flics ripoux qui entravent son enquête. Depuis quinze ans, un serial-killer sévit dans le quartier : un tueur de prostituées, poète macabre, qui envoie gerbes de fleurs et vers morbides à ses victimes. À l’aide de témoignages féminins, Lloyd s’acharne à démasquer l’assassin, usant et abusant de son insigne lors de ripostes aussi tranchées que discutables. Si l’intrigue peut sembler exigeante pour le spectateur distrait, Cop captive par l’intelligence d’un James B. Harris résolument réfractaire au conformisme et aux clichés du produit standardisé.
Porté par un score monocorde et opaque, flirtant avec les sonorités du film d’horreur, Cop adopte la carrure d’un psycho-killer franc-tireur et dresse une galerie de portraits aussi marginaux que grotesques - notamment cette écrivaine godiche, à deux doigts de se faire dessouder par ignorance sirupeuse. L’action, volontairement parcimonieuse, frappe toujours au moment juste, ciblée, suivant la logique tordue des légitimes défenses de Lloyd, prêt à éradiquer tout ennemi croisant sa route. James Woods y crève l’écran, incarnant un flic en rut, indépendant, rustre, réactionnaire et parfois manipulateur, prêt à tout pour parvenir à ses fins. On savoure aussi quelques éclats d’humour acide, surgissant de réparties irascibles ou de situations absurdes - l’interrogatoire avec l’écrivaine et la première rencontre avec la prostituée de luxe adepte des partouzes valent leur pesant de cacahuètes.
Ponctué d’éclairs de violence froide, sèche et impressionnante, Cop distille un climat d’insécurité vénéneux et persistant, et joue finalement dans la cour des grands grâce à une narration tortueuse, farouchement réfractaire à l’ornière. James Woods, épaulé par l’accort et bon vivant Charles Durning, monopolise l’écran avec une pugnacité imparable, donnant naissance à des figures profondément anti-manichéennes. De ce fait, Cop conserve aujourd’hui une patine proéminente, fruit d’un emballage âpre et discourtois, aucunement conçu pour plaire à tous.
vendredi 16 juillet 2021
Dans ma peau
Sortie salles France: 4 Décembre 2002 (Int - 16 ans avec mention: certaines scènes du film peuvent être difficilement soutenable).
FILMOGRAPHIE: Marina de Van est une réalisatrice, scénariste, écrivaine et actrice française de cinéma, née le 8 février 1971 à Boulogne-Billancourt. 2002 : Dans ma peau. 2009 : Ne te retourne pas. 2011 : Le Petit Poucet (Téléfilm). 2013 : Dark Touch.
Troublée de ne pas avoir ressenti la douleur initiale, l’héroïne tente de renouer avec son corps, de le ressentir à nouveau, en martyrisant sa peau. Une quête névrotique, presque mystique, de souffrance intime. Ce film d’auteur premier degré, redoutablement malaisant, nous aspire dans sa mise en scène clinique et épurée, si bien que l’on observe la déliquescence morale de son personnage avec une fascination répulsive. Le sang, les plaies béantes, les morceaux de chair s’imposent avec une régularité presque métronomique.
Mais au-delà de sa rigueur formelle, étrange, poétique, presque documentaire, le film est transcendé par le jeu schizo de Marina de Van, absolument terrifiante en victime dépressive qui, par le goût du sang, apprend à réinterpréter - remodeler ? - son corps, à l’aimer, à le posséder, à s’y fondre. Jusqu’à se tailler un morceau de peau qu’elle tanne pour le glisser entre son sein et son soutien-gorge. Nouvelle chair. Nouvelle identité.
L’œuvre tire sa puissance de fascination d’un langage visuel résolument sensoriel, transfiguré par la présence ambivalente de Marina de Van, dont les expressions faciales - effacées, indicibles - perturbent, inquiètent, désarçonnent. Face à Laurent Lucas, excellent compagnon dépassé par les simulacres de son amante, elle impose une aura froide, érotisante, troublée, dénuée de logique, de résolution, de mots.
Un film pour public averti, mais essentiel.
jeudi 15 juillet 2021
L'Anti-gang
mardi 13 juillet 2021
Comme un homme libre
FILMOGRAPHIE: Michael Kenneth Mann est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma américain né le 5 février 1943 à Chicago, dans l'État de l'Illinois, aux États-Unis. 1979: Comme un homme libre, 1981 : Le Solitaire, 1983 : La Forteresse noire, 1986 : Le Sixième Sens, 1992 : Le Dernier des Mohicans, 1995 : Heat, 1999 : Révélations, 2001 : Ali, 2004 : Collatéral, 2006 : Miami Vice - Deux flics à Miami ,2009 : Public Enemies. 2015 : Hacker
21.02.11
lundi 12 juillet 2021
Alphabet City
jeudi 8 juillet 2021
Frankie et Johnny
Sortie salles France: 5 Février 1992
FILMOGRAPHIE: Garry Masciarelli, dit Garry Marshall, né le 13 novembre 1934 à New York et mort le 19 juillet 2016 à Burbank (Californie), est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain. 1982 : Docteurs in love. 1984 : Le Kid de la plage. 1986 : Rien en commun. 1987 : Un couple à la mer. 1988 : Au fil de la vie. 1990 : Pretty Woman. 1991 : Frankie et Johnny. 1994 : Exit to Eden. 1996 : Escroc malgré lui. 1999 : L'Autre Sœur. 1999 : Just Married. 2001 : Princesse malgré elle. 2004 : Fashion Maman. 2004 : Un Mariage de princesse. 2007 : Mère-fille, mode d'emploi. 2010 : Valentine's Day. 2011 : Happy New Year. 2016 : Joyeuse fête des mères.
On peut d'ailleurs évoquer l'exploit tant la recette habilement fusionnelle y porte ses fruits sans prétention. Johnny étant frappé du coup de foudre dès son embauche au snack de leur première rencontre, Frankie étant pétrie de trouille à l'idée de s'engager auprès de ce cuisinier éloquent fraîchement sorti de détention pour une fraude bancaire. Par conséquent, de par son intensité émotionnelle étonnamment pure, vertueuse et si scintillante, on peut rapprocher l'alchimie du couple à celui de Rocky et Adrian à travers leurs ballades romantiques (parfois crépusculaires) inscrites dans la simplicité des sentiments et la tendresse candide que Pacino provoque incessamment sans ambages. Les 2 acteurs se livrant corps et âme face caméra avec une redoutable efficacité eu égard de leurs étreintes et apartés romantiques qu'ils nous communiquent dans une modestie souvent intime si on épargne leur crépage de chignon en communauté amicale. Michelle Pfeiffer insufflant une prestance renfrognée nullement outrée et encore moins ridicule en femme blessée d'un passé résolument torturé. Taciturne et frigide mais curieuse et sensiblement attirée à travers ses sentiments et réflexions contradictoires où le chaud et le froid ne cessent de s'y télescoper, Michelle Pfeiffer crève l'écran de A à Z sans jamais nous susciter une émotion programmée préjudiciable. Al Pacino tentant d'y percer les causes de sa souffrance morale avec une verve aussi chaleureuse que loyale au gré de ses ardents sentiments pour elle qu'il chérit sans modération. Là aussi l'acteur viril demeure tout bonnement éclatant de sincérité dans sa fonction de Dom Juan empoté pour autant productif dans ses intentions de prétendant intègre.


































