"Quand on aime, on aime toujours trop". "Quand on aime on voit les belles choses".
lundi 4 septembre 2023
Paranormal Activity. Prix du Meilleur Film d'Horreur/Thriller, 2010 : Teen Choice Awards.
vendredi 1 septembre 2023
Le Bal de l'Horreur / Prom Night
Prom Night en version originale anglaise a été tourné à Toronto, Ontario, Canada, à la fin de 1979 avec un budget de 1,5 million de dollars. Distribué par Astral Films au Canada et AVCO Embassy Pictures aux États-Unis, le film est sorti le 18 juillet 1980 dans certaines salles de cinéma et a été un succès financier immédiat. La plate-forme de sortie en salles du film a été étendue aux grandes villes américaines telles que Los Angeles et New York en août, où le film a de nouveau rencontré des recettes élevées au box-office. À l'époque, le film était la sortie la plus réussie financièrement d'AVCO Embassy, battant des records du week-end à Los Angeles, Philadelphie et en Nouvelle-Angleterre.
À la fin de la sortie en salles du film, Prom Night avait rapporté 15 millions de dollars aux États-Unis et était le film d'horreur le plus rémunérateur au Canada en 1980. La réaction critique du film était variée et rejetée pour les représentations du film de la violence contre les jeunes femmes, tandis que d'autres louant alternativement Prom Night pour le contenu violent plus discret du film. Il a reçu des éloges de la critique, remportant des nominations aux prix Génie pour le montage et aussi pour la performance principale de Jamie Lee Curtis. Une coupe alternative du film a été diffusée sur les chaînes de télévisions américaines et canadiennes en 1981.
Dans les années qui ont suivi, Prom Night a acquis un culte substantiel pour le contenu d'horreur du film et aussi pour l'album de la bande originale du film (qui a été publié par RCA Records au Japon en 1980). Certains spécialistes du cinéma ont cité Prom Night comme l'un des films de slasher les plus influents de l'époque. Plusieurs sociétés ont sorti le film en vidéo et il est également sorti sur DVD par Anchor Bay Entertainment en 1998. Une édition Blu-ray remasterisée du film a été publiée par Synapse Films en 2014 puis par Rimini Editions en 2019 dans l'Hexagone.
mercredi 30 août 2023
Le Dernier voyage du Demeter / The Last Voyage of the Demeter
Sortie salles France: 23 Août 2023
FILMOGRAPHIE: André Øvredal est un scénariste, producteur et réalisateur norvégien né en 1973. 2000: Future Murder. 2004: Bushmann. 2010: The Troll Hunter. 2016 : The Jane Doe Identity (The Autopsy of Jane Doe). 2019 : Scary Stories (Scary Stories to Tell in the Dark). 2020 : Mortal (Torden). 2023 : The Last Voyage of the Demeter.
*Bruno
mardi 29 août 2023
Indiana Jones et le Cadran de la Destinée / Indiana Jones and the Dial of Destiny
Sortie salles France: 28 Juin 2023. U.S: 30 Juin 2023
FILMOGRAPHIE: James Mangold est un réalisateur, scénariste, producteur et acteur américain né le 16 décembre 1963 à New York, dans l'État de New York, aux États-Unis. 1995 : Heavy. 1997 : Copland. 1999 : Une vie volée. 2001 : Kate et Léopold. 2003 : Identity. 2005 : Walk the Line. 2007 : 3 h 10 pour Yuma. 2010 : Night and Day. 2013 : Wolverine : Le Combat de l'immortel. 2017 : Logan. 2019 : Le Mans 66. 2023: Indiana Jones et le Cadran de la Destinée.
Enorme surprise que ce 5è opus des aventures d'Indy ayant marqué de son empreinte la génération 80 si bien qu'Indiana Jones et le Cadran de la Destinée est un miracle inespéré alors que je redoutais que le ridicule aurait pointé le bout de son nez en la présence sclérosée d'Harrison Ford du haut de ses 81 printemps. Que nenni, et même si bien évidemment il ne possède plus le même panache de ses glorieux exploits juvéniles (loin de là !), Harrison Ford parvient à rendre toujours aussi attachant, attractif, charismatique son héros notoire avec une ferme persuasion tant l'acteur s'investit corps et âme une ultime fois dans la peau de notre archéologue bondissant. Mais outre sa présence physique étonnamment solide pour un âge aussi handicapant, on est également surpris de la qualité des FX numériques lorsque le prologue nous le présente sous un âge contrairement fringant. Et même si on peut regretter quelques plans imberbes où l'on discerne la supercherie artificielle (lorsque par exemple il court sur le toit du train ou lorsqu'il chevauche à cheval lors des moments les plus couillus), on fonce tête baissée dans l'aventure sous l'impulsion d'un récit redoutablement efficace. Un schéma évidemment connu puisque reprenant les ingrédients de la trilogie initiale que les fans ne manqueront pas non plus de se remémorer à travers de nombreux clins d'oeil JAMAIS grossiers. Ainsi, profondément respectueux du matériau d'origine, pour ne pas dire amoureux de la franchise de Spielberg, James Mangold parvient à mon sens à réconcilier ancienne et nouvelle génération auprès de son rythme infernal auquel l'action résolument homérique nous coiffe au poteau avec un art consommé d'une maestria chorégraphiée.
lundi 28 août 2023
Le Sang du Châtiment / Rampage. Montage de 1992.
Sortie salles France: 23 Novembre 1988. U.S: 30 Octobre 1992
Dressant le glaçant portrait d'un tueur en série (Alex McArthur sidérant de flegme et de force tranquille derrière son sourire désarmant de naturel !) dans une facture documentée criante de vérité, le Sang du Châtiment est une oeuvre à la fois malsaine et malaisante nous questionnant sur la polémique de la peine de mort. Conjuguant suspense à l'ambiance un tantinet horrifique, drame psychologique pour l'attention accordée à la fragilité des victimes survivantes et à la remise en doute du procureur puis film de procès, le Sang du Châtiment demeure suffisamment passionnant, dense, sciemment ambigu à savoir si un tueur sadique est potentiellement fou ou sain d'esprit après avoir commis l'innommable. Sachant que s'il plaide la folie il pourrait un jour retrouver sa liberté après avoir purgé quelques années en centre psychiatrique. Et si le film laisse des traces dans l'encéphale c'est également grâce à son ambiance lourde, oppressante, déstabilisante, comme habitée par le Mal si j'ose dire et irriguant tout le récit parmi l'extrême maîtrise de la réalisation de Friedkin entièrement voué à ses personnages se remettant mutuellement en cause sur les valeurs du Bien et du Mal. Le score quasi dépressif d'Ennio Morricone renforçant ce sentiment insécure que l'on perçoit à travers son aura implicite de désespoir existentiel. Un film choc donc dont on ne sort pas indemne passée son amère conclusion dénuée d'illusion.
La peine de mort aux États-Unis est appliquée au niveau fédéral et dans trente-cinq États fédérés sur cinquante que comptent le pays. Aujourd'hui, les États-Unis font partie du cercle restreint des démocraties libérales qui appliquent la peine de mort.
La peine de mort est diversement considérée selon les époques et les régions géographiques. A l'origine, peine très fortement développée à travers le monde, elle a été déconsidérée à l'époque des Lumières. Fortement en recul dans la deuxième moitié du XXe siècle, elle est actuellement dans une situation incertaine.
jeudi 24 août 2023
Blade
Sortie salles France: 18 novembre 1998 (int - 12 ans). U.S: 21 Août 1998
FILMOGRAPHIE: Stephen Norrington, né en 1964 à Londres, est un acteur, scénariste, réalisateur et spécialiste des effets spéciaux. 1994 : Death Machine. 1998 : Blade. 2001 : The Last Minute. 2003 : La Ligue des gentlemen extraordinaires.
Ci-joint la chronique de Blade 2: http://brunomatei.blogspot.fr/2012/10/blade-2.html
jeudi 17 août 2023
Le Mal par le Mal / Band of the Hand
lundi 14 août 2023
La Prémonition
vendredi 11 août 2023
Cracks
FILMOGRAPHIE: Jordan Scott, née le 7 octobre 1977 à Borough londonien de Merton, en Angleterre, au (Royaume-Uni), est une réalisatrice, scénariste, actrice et romancière britannique. 2002 : Never Never. 2005 : Les Enfants invisibles (co-réalisatrice avec Ridley Scott). 2009 : Cracks. A venir: Berlin Nobody.
*Bruno
lundi 7 août 2023
Sans pitié / No Mercy
mardi 1 août 2023
Dalva. Prix FIPRESCI de la Semaine de la critique / Prix Rails d'or / Prix de la Révélation de la Semaine de la critique pour Zelda Samson
Sortie salles France: 22 Mars 2023.
FILMOGRAPHIE: Emmanuelle Nicot est une réalisatrice et scénariste française, née le 18 novembre 1985 à Sedan (Ardennes). 2022: Dalva.
L'inacceptable n'est pas que dans les mots et les gestes, il est dans les situations assumées qu'on refuse de remettre en question, qu'on refuse de changer.
Auréolé de 3 prix à Cannes et à Namur ainsi qu'une récompense à Sao Paulo alors qu'il s'agit de la première oeuvre de la réalisatrice Emmanuelle Nicot et du tout premier rôle de l'actrice Zelda Samson (âgée de 12 ans), Dalva dégage une forte émotion à travers la thématique dérangeante de l'inceste impartie à la perte de l'innocence. Le récit illustrant scrupuleusement le parcours introspectif de Dalva tout juste placée en centre d'accueil par un juge à la suite d'abus sexuels perpétrés par son père. Placé sous le signe de la suggestion, comme l'illustre le violent prologue uniquement bâti sur le hors-champs sonore, Dalva dégage une délicate et douloureuse empathie lorsque la victime sous emprise des déviances (im)morales de son père tente de le préserver coûte que coûte par amour paternel. Car littéralement perturbée et endoctrinée d'avoir trop longtemps cédé à ces avances pour y admettre leur relation interdite, Dalva s'efforce de se raccrocher à l'affection de son bourreau en dépit des consignes censées de son éducateur s'efforçant de la ramener à la raison dans sa situation autrefois soumise.
Or au fil de ses difficiles relations amicales avec celui-ci (un peu brutal et drastique par moment) et sa co-locataire marginale Samia, séparée d'une mère prostituée, Dalva va peu à peu réapprendre à vivre dans son corps d'ado en voie de réconciliation avec une vie sociale autrement plus conventionnelle et rédemptrice au sein de son centre d'accueil où de jeunes ados tentent peu à peu de se reconstruire malgré leur perte de repère, leur douleur interne d'avoir été brutalement séparés de leurs parents. Ainsi donc, au-delà de l'interprétation sans fard de Zelda Samson d'une fragilité à fleur de peau par son regard innocent plein de doute, d'humanité, de rancoeur, de rébellion, de sagesse enfin par son éveil de conscience, la réalisation d'Emmanuelle Nicot est un sacerdoce à ne forcer jamais le trait de la sinistrose ou du pathos au coeur d'un sujet aussi polémique ici traité avec pudeur et finesse par son réalisme attentionné. Notamment par la plus-value du non-dit auprès de plans serrés sur les visages sobrement expressifs que la réalisatrice s'attarde pour y extraire une acuité sensorielle. Le spectateur témoignant du quotidien incertain de Dalva (et sa métamorphose physique) entre appréhension, espoir, compassion au fil de son évolution morale peu à peu fructueuse en dépit de ses incartades influencées par des camarades curieux du goût de l'interdit (beuveries, cigarettes) en lieu et place de délivrance.
D'une grande sensibilité auprès de la présence angélique de Zelda Samson évoluant face à nous dans une force expressive subtilement ambigüe mais toujours rattrapée par l'apprentissage du discernement, Dalvia bouleverse inévitablement sans complaisance sous la mainmise de la suggestion et du refus d'une provocation mal placée. Une première oeuvre magnifique donc, salutaire, qui laisse des traces dans l'encéphale et qui, surtout, nous aide à mieux comprendre les tenants et aboutissants de cette improbable relation entre victime et bourreau communément impliqués dans une tendresse tendancieuse dénuée d'éthique. Dur et cruel mais nécessaire et positif car d'utilité publique.
*BrunoRécompenses:
Festival de Cannes 202213 :
prix FIPRESCI de la Semaine de la critique
Prix Rails d'or
Prix de la Révélation de la Semaine de la critique pour Zelda Samson
Festival international du film francophone de Namur 202217 :
Prix de la Découverte
Prix de la meilleure interprétation pour Fanta Guirassy
Prix du jury junior
Festival international du film de São Paulo 2022 : prix de la meilleure actrice pour Zelda Samson