jeudi 25 juillet 2024
Black Book
lundi 22 juillet 2024
Cassandra
Sortie salles France: 1987
FILMOGRAPHIE: Colin Eggleston est un réalisateur australien, né le 23 Septembre 1941 à Melbourne, décédé le 10 Août 2002 à Genève. 1977: Fantasm Comes Again (pseudo Eric Ram). 1978: Long Week-end. 1982: The Little Feller. 1984: Innocent Prey. 1986: Cassandra. 1986: Dakota Harris. 1986: Body Business (télé-film). 1987: Outback Vampires.
Même si on est loin du niveau qualitatif de Long Week-end, chef-d'oeuvre écolo imputrescible, Cassandra est un sympathique thriller horrifico-fantastique assez efficacement mené pour conserver l'intérêt jusqu'au générique de fin. Et ce même si personnellement j'ai deviné l'identité du meurtrier au bout d'1 heure de métrage. Le récit instillant un suspense accrocheur auprès du sort imparti à une famille dysfonctionnelle dont la fille aînée est douée de visions prémonitoires depuis le suicide de sa soeur. Bien que paradoxalement on peut tiquer sur certaines maladresses techniques, de grossières ellipses, des jeux d'acteurs parfois timorés et certains clichés symptomatiques du genre horrifique, on est surpris à d'autres moments non conventionnels quant aux postures de certains personnages à l'expressivité autrement plus convaincante pour tenir lieu de leur sort indécis. Tour à tour charmant et quelque peu attachant, Cassandra bénéficie en outre d'un climat d'étrangeté singulier que les australiens sont parfois parvenus à parfaire à travers leur âge d'or du Fantastique. L'héroïne principale demeurant d'autre part assez inquiétante et magnétique auprès de son physique ordinaire en investigatrice néophyte victime de visions cauchemardesques étroitement liées à son enfance torturée. Bien que perfectible et inachevé, Cassandra est à (re)découvrir donc, notamment du fait de sa grande rareté depuis sa VHS locative des années 80.
Remerciement à Atreyu.
*BrunoHorizon: une saga américaine, chapitre 1 / Horizon: An American Saga – Chapter 1
Sortie salles France: 3 Juillet 2024. U.S: 28 Juin 2024
FILMOGRAPHIE: Kevin Costner est un acteur, producteur, réalisateur et chanteur américain, né le 18 janvier 1955 à Lynwood, en Californie (États-Unis). 1990 : Danse avec les loups. 1997 : Postman. 2003 : Open Range. 2024 : Horizon : Une saga américaine, chapitre 1. 2024 : Horizon : Une saga américaine, chapitre 2. prochainement : Horizon : Une saga américaine, chapitre 3.
Coup de ❤
Quand Kevin Kostner réinvente les codes du western classique parmi l'appui d'acteurs charismatiques héritiers de leurs ancêtres, cela donne une splendide conquête de l'Ouest "familiale" bourré à ras bord d'émotions, de tendresse, de violence, de fureur et de passion.
Puisque c'est beau à en pleurer (tant auprès de l'immensité des décors naturels que de la pudeur des femmes éplorées), lyrique au possible, constamment bouleversant, avec, à la clef un suspense perpétuel d'une intensité dramatique toutefois en suspens quant à l'expectative finale.
Immense merci Kevin pour cette précieuse offrande si bien que l'on se croirait presque revenu au temps de la Dernière Séance que John Ford sacralisa avec autant d'amour, d'intelligence, d'ambition et de sincérité.
Et très honnêtement je me retiens à ne pas qualifier ce 1er opus de chef-d'oeuvre.
P.S: Faut-il préciser que les 3 heures passent comme une lettre à la poste ?
mardi 16 juillet 2024
Agnès de Dieu / Agnes of God
L'empire . Prix du Jury, Berlinades 2024.
Sortie salles France: 21 Février 2024
FILMOGRAPHIE: Bruno Dumont, né le 14 mars 1958 à Bailleul (Nord), est un réalisateur et scénariste français.1992 : Paris (Paris) (court métrage). 1994 : Marie et Freddy (court métrage). 1997 : La Vie de Jésus. 1999 : L'humanitéN 1. 2003 : Twentynine Palms. 2006 : Flandres. 2009 : Hadewijch. 2011 : Hors Satan. 2013 : Camille Claudel 1915. 2016 : Ma Loute. 2017 : Jeannette, l'enfance de Jeanne d'Arc. 2019 : Jeanne. 2021 : France. 2024 : L'Empire.
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Un Star Wars expérimental chez les ch'tis en quelque sorte.
Je ne sais pas trop quoi en penser de cet OFNI typiquement franchouillard, mais j'ai apprécié et je suis resté curieux et amusé jusqu'au générique de fin.
J'ai été par ailleurs stupéfiais par la grande qualité des FX irréprochables (principalement lors de ses 20 dernières minutes) et du caractère envoûtant de sa partition classique mettant en valeur de nombreux décors naturels en plan large de toute beauté.
Les acteurs, amats et pros, font ce qu'ils peuvent avec un naturel attachant, un peu comme le fut le génial Pt'it Quinquin. Or, ici c'est toutefois moins hilarant et comique et c'est un poil dommageable peut-être, Bruno Dumont privilégiant une poésie naturaliste assez séduisante même si le ton décalé reste loufoque et décomplexé.
A revoir.
lundi 15 juillet 2024
Terrified / Aterrados.
samedi 13 juillet 2024
Timescape : le passager du futur
mercredi 10 juillet 2024
Endless Night / La Nuit qui ne finit pas
Sortie salles France: 7 Décembre 1973. Angleterre: 5 Octobre 1972
FILMOGRAPHIE: Sidney Gilliat, né le 15 février 1908 à Stockport et mort le 31 mai 1994 dans le Wiltshire, est un réalisateur, scénariste, et producteur britannique. 1943 : Ceux de chez nous. 1945 : Un soir de rixe. 1945 : L'Honorable Monsieur Sans-Gêne. 1946 : La Couleur qui tue. 1948 : London Belongs to Me. 1950 :Secret d'État. 1953 : Gilbert et Sullivan. 1955 : Un mari presque fidèle. 1957 : Le Manoir du mystère. 1959 : Left Right and Centre (en). 1962 : On n'y joue qu'à deux. 1966 : The Great St. Trinian's Train Robbery (en). 1971 : La Nuit qui ne finit pas.
Une très étrange curiosité Hitchcockienne au dénouement à rebondissements surprenant mais trop déroutant, baroque et déconcertant pour emporter pleinement l'adhésion par rapport à tout ce qui nous fut conté au préalable pour les rapports houleux du couple amoureux assez versatile. Dommage que le personnage principal soit si antipathique, agaçant, détestable en mari égoïste et dédaigneux. Un loser raté en rébellion contre la bourgeoisie faute de son enfance galvaudée dysfonctionnelle.
*Bruno
mardi 9 juillet 2024
La Planète des Singes: le nouveau Royaume / Kingdom of the Planet of the Apes
lundi 8 juillet 2024
Lorenzo / Lorenzo's Oil
Sortie salles France: 10 Mars 1993. U.S: 15 Janvier 1993.
FILMOGRAPHIE: George Miller est un réalisateur, scénariste et producteur australien, né le 3 Mars 1945 à Chinchilla (Queensland). 1979: Mad-Max. 1981: Mad-Max 2. 1983: La 4è Dimension (dernier segment). 1985: Mad-Max : Au-delà du dôme du Tonnerre. 1987: Les Sorcières d'Eastwick. 1992: Lorenzo. 1997: 40 000 ans de rêve (documentaire). 1998: Babe 2. 2006: Happy Feet. 2011: Happy Feet 2. 2014: Mad Max: Fury Road. 2022 : Trois mille ans à t'attendre (Three Thousand Years of Longing). 2024 : Furiosa : Une saga Mad Max (Furiosa: A Mad Max Saga).
Tsunami d'émotions bruts de décoffrage dont on sort à la fois lessivé et soulagé, Lorenzo relate avec une admirable sobriété l'épreuve de force de parents désorientés à l'idée de voir trépasser leur fils victime de l'adrénoleucodystrophie (ALD). Une maladie dégénérative du système nerveux dont l'espérance de vie ne dépasse pas 24 mois. Or, du fait du jeune âge du malade du haut de ses 5 ans, "Lorenzo" demeure inévitablement éprouvant lorsque les parents s'acharnent à trouver un traitement miracle qu'aucun médecin ni scientifique n'est parvenu à prodiguer face au témoignage de leur rejeton réduit à l'état de légume moribond. Certaines séquences franchement intolérables provoquant autant la gêne pour ses douleurs physiques occasionnées dans sa posture handicapée (ses membres se raidissent au fil du temps, sa faculté de communiquer est rapidement réduite au mutisme, sa respiration devient stertoreuse) qu'une désarmante impuissance morale d'y subir un calvaire aussi insurmontable face à l'extrême dignité des parents d'une résilience et d'une patience à couper au rasoir.
P.S: A réserver toutefois à un public préparé pour la rigueur de certaines séquences insoutenables car d'une intensité dramatique aussi frontale qu'escarpée. George Miller se refusant le hors-champs afin d'y militer un réalisme naturaliste pour sa descente aux enfers moins funeste qu'escomptée.
*Bruno
Merci à Jean-Marc Micciche.
jeudi 4 juillet 2024
Le Flic de Beverly Hills : Axel F. / Beverly Hills Cop: Axel F
Diffusé sur Netflix le 3 Juillet 2024
lundi 1 juillet 2024
Sans jamais nous connaître / All of Us Strangers
Sortie salles France: 14 Février 2024. U.S: 22 Décembre 2023.
FILMOGRAPHIE: Andrew Haigh est un réalisateur, scénariste et monteur britannique né le 7 mars 1973 à Harrogate, Angleterre. 2009 : Greek Pete. 2011 : Week-end (Weekend). 2015 : 45 ans (45 Years). 2017 : La Route sauvage (Lean on Pete). 2023 : Sans jamais nous connaître.
Mourir d'aimer.
Trouble, envoûtant, fragile et sensible, une réminiscence intimiste sur le difficile cap de l'acceptation du deuil lorsque l'être cher nous quitte de plein fouet.
Exploitant avec beaucoup d'intelligence et de subtilité l'argument fantastique sous l'impulsion de l'autosuggestion, "Sans jamais nous connaître" est également un vibrant hommage à la communauté gay anglaise bercée par The Smith et Franky Goes To Hollywood.
A cet égard musical, le final, sublime, demeure sans doute l'une des plus belles étreintes spirituelles de l'histoire du cinéma.
*Bruno
samedi 29 juin 2024
Le dernier jour de la Colère / I giorni dell'ira / Day of Anger
Sortie salles France: 14 Décembre 1967. Italie: 21 Décembre 1967
jeudi 27 juin 2024
Le Corrupteur / The Nightcomers
Sortie salles France: 16 Mars 1973. U.S: 18 Février 1972 (Int - 18 ans). Angleterre: 6 Juillet 1972
FILMOGRAPHIE SELECTIVE: Michael Winner est un réalisateur britannique, né le 30 Octobre 1935 à Londres, décédé le 21 Janvier 2013. 1964: Dans les mailles du filet. 1967: Qu'arrivera-t-il après ? 1971: Les Collines de la Terreur. 1971: l'Homme de la Loi. 1971: Le Corrupteur. 1972: Le Flingueur. 1973: Le Cercle Noir. 1973: Scorpio. 1974: Un Justicier dans la Ville. 1976: Won Ton Ton, le chien qui sauva Hollywood. 1977: La Sentinelle des Maudits. 1978: Le Grand Sommeil. 1979: l'Arme au Poing. 1982: Un Justicier dans la Ville 2. 1983: La Dépravée. 1985: Le Justicier de New-York. 1988: Rendez vous avec la mort. 1990: Double Arnaque. 1993: Dirty Week-end.
Quelle bien étrange curiosité que cette oeuvre extrêmement rare (rimant souvent avec "oubli") réalisé par l'auteur des Justicier dans la ville, Mr Michael Winner ! Il fallait déjà oser entreprendre un préquelle à un monument du fantastique (pour ne pas dire l'un des plus beaux films du monde en jouant la dithyrambe): le bien nommé Les Innocents de Jack Clayton. Avec ici en tête d'affiche le monstre sacré Marlon Brandon (excusez du peu). Celui-ci endossant le diabolique Peter Quint avec une apathie quelque peu déconcertante quant à ses postures détachées, son idéologie défaitiste fondée sur la théorie du "néant" comme il l'enseigne aux enfants Miles et Flora peu à peu influencés par sa doctrine à la fois subversive, déclinante, destructrice. Or, à travers son climat trouble / malsain parfois provocateur (les jeux SM de Jessel et Quint ne font pas dans la subtilité à travers l'imagerie des corps nus molestés) instauré au sein d'un film en costume on reste autant fasciné qu'interloqué par ses postures interlopes sévèrement influencées par la désinhibition du Mal. D'ailleurs, au gré de ses jeux érotiques aussi sulfureux perpétrés dans cette société altière et rigoriste, Michael Winner nous questionne sur l'acceptation ou non des loisirs lubriques les plus hard afin d'y contenter l'être aimé, et quelles sont les limites à ne pas franchir au risque d'y égarer son âme.
Il y a aussi la thématique de l'athéisme qui y est abordée sans ambages auquel les êtres les plus fragiles pourraient toutefois basculer vers le Mal faute d'absence d'équilibre moral, d'appui parental, voir même de refus de discernement auprès des esprits les plus déviants. Mais la thématique essentielle de ce Corrupteur demeure indubitablement "l'innocence bafouée" du point de vue de ces enfants éduqués par un adulte infréquentable broyé par ses excès (pour ne pas dire ses exactions sexuelles) et l'aigreur de son existence esseulée en dépit de certains sentiments qu'il éprouve pour Mme Jessel. C'est ce que le final, assez glaçant, perturbant et choquant (superbe vision d'effroi aqueuse !), nous révèle avant que les enfants ne se substituent véritablement à la figure du Mal le plus couard et insidieux auprès de leur conscience souillée. Quant à sa facture formelle délicieusement gothique, les fans ont de quoi se réjouir (tout du moins en HD) auprès de cette vaste bâtisse jonchée de chambres, escaliers, candélabres et corridors ainsi que ses extérieurs naturels magnifiquement éclairés (notamment auprès d'angles nocturnes atmosphérique en diable) par Robert Paynter qu'il transfigure avec un art consommé de l'esthétisme pictural.
Trouble d'une façon indicible, le Corrupteur est donc une étrangeté scabreuse déroutante et ombrageuse, auprès de son climat austère qui ne plaira pas à tous (et toutes) sans toutefois nous laisser indifférent. A revoir plusieurs fois pour en saisir sa véritable essence pour ma part subjective.
*Brunomercredi 26 juin 2024
Un été en louisiane / The man in the Moon
mardi 25 juin 2024
Furiosa : une saga Mad-Max / Furiosa: A Mad Max Saga
Sortie salles France: 22 Mai 2024 (Int - 12 ans). U.S: 24 Mai 2024 (Int - 17 ans).
FILMOGRAPHIE: George Miller est un réalisateur, scénariste et producteur australien, né le 3 Mars 1945 à Chinchilla (Queensland). 1979: Mad-Max. 1981: Mad-Max 2. 1983: La 4è Dimension (dernier segment). 1985: Mad-Max : Au-delà du dôme du Tonnerre. 1987: Les Sorcières d'Eastwick. 1992: Lorenzo. 1997: 40 000 ans de rêve (documentaire). 1998: Babe 2. 2006: Happy Feet. 2011: Happy Feet 2. 2014: Mad Max: Fury Road. 2022 : Trois mille ans à t'attendre (Three Thousand Years of Longing). 2024 : Furiosa : Une saga Mad Max (Furiosa: A Mad Max Saga).
Un seul visionnage ne suffit pas à en épuiser les richesses insatiables. Tout vacille, secoue, déborde dans toutes les directions, avec une fascination presque charnelle. Chaque détail inscrit dans le cadre nous aimante le regard, de gauche à droite, de bas en haut, dans un mouvement perpétuel, jusqu’à nous clouer à l’écran — comme un rêve de gosse retrouvé. C’est précisément ce que j’avais ressenti devant Mad Max 2, découvert sur grand écran à deux reprises : une euphorie de tous les diables, une excitation capiteuse, sans cesse renouvelée.
Car si Fury Road demeure l’un des plus grands films d’action jamais réalisés, Furiosa le supplante à bien des égards : narration plus dense, antagonistes lunaires plus hauts en couleur, émotion plus poignante, climat post-apocalyptique plus sombre, violence plus animale, scènes d’action encore plus jouissives, cintrées, inventives ; univers plus vaste, plus expressif, plus ramifié, malgré certains arrière-plans rocailleux en CGI.
Un (authentique) préquel truffé de clins d’Å“il astucieux à la saga motorisée « cinq étoiles », prioritairement Mad Max 2 et Fury Road (notamment via une inversion des rôles impartis), Furiosa déploie des ambitions autrement démesurées. Une jeune fille — faut-il préciser qu’Anya Taylor-Joy s’approprie le rôle par le non-dit, la seule acuité de son regard de braise impassible ? — arrachée à sa mère, est ballottée entre deux autocrates mégalos en guerre pour un désert livré à l’agonie.
George Miller se réapproprie les codes de Mad Max (les cascades automobiles s’insèrent dans la narration avec une fluidité à couper au rasoir), et renouvelle son sempiternel discours sur la vengeance avec une intelligence sacrément burnée, jusqu’à un dénouement gigogne, remarquablement imprévisible, au risque de dérouter les spectateurs peu habitués à des divertissements aussi autonomes que rétifs aux conventions.
Et si Fury Road nous laissait sans voix par son imagerie furibarde, Furiosa double la mise — psychologiquement — en érigeant le superbe portrait d’une femme écorchée vive en voie d’héroïsme mythologique. Jamais avare de créativité — comme toujours depuis des décennies — George Miller relance les dés avec une maîtrise, un aplomb, une aisance déconcertants pour ses 79 printemps (!).
Quant à la figure du méchant, tant iconisée au cinéma, c’est bien connu : « plus il est réussi, meilleur le film sera ». Ici, on nous en offre deux pour le prix d’un. Chris Hemsworth, lui aussi, explose l’écran avec une force tranquille, une assurance sardonique, détestable, jubilatoire — fanfaron fourbe de tous les diables.
*Bruno
























