lundi 16 septembre 2019

Bête mais discipliné

                                                      Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Claude Zidi. 1979. France. 1h35. Avec Jacques Villeret, Michel Aumont, Michel Robbe, Kelvine Dumour, Céleste Bollack, Catherine Lachens.

Sortie salles France: 22 Août 1979

FILMOGRAPHIE: Claude Zidi est réalisateur et scénariste français né le 25 juillet 1934 à Paris.
1971 : Les Bidasses en folie. 1972 : Les Fous du stade. 1973 : Le Grand Bazar. 1974 : La moutarde me monte au nez. 1974 : Les Bidasses s'en vont en guerre. 1975 : La Course à l'échalote. 1976 : L'Aile ou la Cuisse. 1977 : L'Animal. 1978 : La Zizanie. 1979 : Bête mais discipliné. 1980 : Les Sous-doués. 1980 : Inspecteur la Bavure. 1982 : Les Sous-doués en vacances. 1983 : Banzaï. 1984 : Les Ripoux. 1985 : Les Rois du gag. 1987 : Association de malfaiteurs. 1988 : Deux. 1989 : Ripoux contre ripoux. 1991 : La Totale ! 1993 : Profil bas. 1997 : Arlette. 1999 : Astérix et Obélix contre César. 2001 : La Boîte. 2003 : Ripoux 3. 2011 : Les Ripoux anonymes, série coréalisée avec son fils Julien Zidi.


Réalisé entre La Zizanie et Les Sous-doués, Bête mais discipliné est une aimable petite comédie franchouillarde que Claude Zidi mène plus ou moins efficacement en s'épaulant de Jacques Villeret parfaitement convaincant en gaffeur timoré tentant de retrouver sa fiancée un week-end de perm. Or, contraint d'endosser le rôle d'un chauffeur ambulancier pour des agents secrets, il usera de subterfuge pour la rejoindre au moment même de découvrir son infidélité. Plaisante comédie sans prétention si bien que l'intrigue capillotractée affiche cependant un étrange climat baroque en y conjuguant la science-fiction (l'intervention du cyborg, l'expérimentation du gaz azimuté), Bête mais discipliné use du naturel de "chien battu" de Jacques Villeret pour nous amorcer les rires. Une interprétation innée à la hauteur de son talent (notamment épaulé de son charisme ventripotent) alors qu'à l'époque il n'était pas encore reconnu par la critique.


Et bien que les gags redondants ne cessent de jouer sur la caractĂ©risation empotĂ©e de celui-ci multipliant les gaffes Ă  l'instar d'un Pierre Richard, on prend plaisir Ă  suivre ses vicissitudes le sourire constant aux lèvres (Ă  dĂ©faut d'Ă©clats de rire prĂ©vus). Notamment lorsque Claude Zidi y insuffle un lĂ©ger climat de tendresse et de mĂ©lancolie en second acte depuis l'apparition d'une fillette roublarde s'Ă©prenant d'affection pour Jacques en proie Ă  la dĂ©sillusion amoureuse. Il en Ă©mane un sympathique moment de dĂ©tente aussi facĂ©tieux qu'Ă©tonnamment attachant (Villeret s'avère mĂŞme parfois touchant lors de ses expressions sentencieuses), mĂŞme si on dĂ©plore la pauvretĂ© de sa mise en scène, certaines lourdeurs dans les ressorts du rire et une conclusion expĂ©ditive dĂ©concertante quoique plutĂ´t couillue quant Ă  son refus du happy-end.

*Bruno
3èx 

Box Office France: 684 518 entrées

dimanche 15 septembre 2019

Child's Play

Photo empruntée sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Lars Klevberg. 2019. U.S.A. 1h30 Avec Gabriel Bateman, Aubrey Plaza, Mark Hamill, Tim Matheson, David Lewis, Brian Tyree Henry

Sortie salles France: 19 Juin 2019

FILMOGRAPHIELars Klevberg est un réalisateur et scénariste américain. 2019: Polaroïd. 2019: Child's Play, la poupée du mal.


Une bonne surprise que ce reboot de la célèbre saga (alimentaire) de Chucky se réappropriant du matériaux d'origine avec adresse, intelligence et même ambition; si bien que je n'aurai pas misé un clopé pour son éventuel intérêt lucratif. De par ses réflexions sur l'influence que peut générer la violence au cinéma, et par le biais des mauvaises fréquentations d'une jeunesse sevrée aux performances de l'informatique, Child's Play demeure un efficace divertissement horrifique aussi percutant que soigné. Tant auprès de sa réalisation consciencieuse donnant chair à une nouvelle poupée de sang étonnamment expressive et empathique (toute la 1ère partie relatant l'initiation amicale entre Andy et Chcuky s'avère étonnamment attachante pour faire préparer l'intrigue vers une direction autrement ombrageuse) que de son cast juvénile que Gabriel Bateman monopolise en ado apeuré puis revanchard avec une force d'expression assez dépouillée.


Lars Klevberg s'Ă©paulant d'une narration structurĂ©e lorsqu'il s'agit de mettre en exergue la lente dĂ©rive criminelle de Chucky influencĂ© par son entourage immature, faute de l'Ă©mancipation d'ados capricieux prenant comme modèle de pop-culture le rappeur Tupac Shakur (assassinĂ© par un gang) ou se gaussant par exemple Ă  la vision de films d'horreur sardoniques (au passage, joli pied de nez Ă  Massacre Ă  la Tronçonneuse 2 de Tope Hooper). Une poupĂ©e douĂ©e de vie plus vraie que nature car monopolisant sobrement l'Ă©cran grâce Ă  sa prouesse technique encore plus dĂ©veloppĂ©e que les antĂ©cĂ©dents opus ! (Ă©tonnante articulation labiale Ă  titre Ă©loquent !). Une plus-value de choix donc afin de renforcer la crĂ©dibilitĂ© des situations les plus improbables. Car Ă©maillĂ© de sĂ©quences gores parfois couillues et inventives (ça charcle pas mal lors des mises Ă  mort les plus crapoteuses), Child's Play retombe hĂ©las dans les convenances lors de son final Ă©culĂ©, mais continue toutefois d'y canaliser l'intĂ©rĂŞt de par l'intensitĂ© des affrontements de survie se dĂ©ployant au sein d'un supermarchĂ© bondĂ©e de consommateurs erratiques (lĂ  aussi Ă  travers l'effet de masse dĂ©cĂ©rĂ©brĂ© on peut y tirer une diatribe sarcastique contre le consumĂ©risme).


Un bon divertissement donc, d'une efficacitĂ© persuasive, que Lars Klevberg ne manque pas de substantialiser derrière une inquiĂ©tante mise en garde contre les dĂ©rives du capitalisme tributaire de l'accroissement de l'informatique et des sciences via l'Ă©lectronique. Probablement la meilleure dĂ©clinaison depuis la crĂ©ation de son modèle de Tom Holland et La FiancĂ©e de Chucky

Dédicace à Jean-Marc Micciche

*Bruno

samedi 14 septembre 2019

3 Hommes et un couffin. César du Meilleur Film.

                                                  Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Coline Serreau. 1985. France. 1h45. Avec Roland Giraud, Michel Boujenah, André Dussollier, Philippine Leroy-Beaulieu, Dominique Lavanant, Marthe Villalonga, Annick Alane.

Sortie salle France: 18 Septembre 1985

FILMOGRAPHIEColine Serreau est une actrice, rĂ©alisatrice, scĂ©nariste, compositrice et chef de chĹ“ur française, nĂ©e le 29 octobre 1947 Ă  Paris. 1977 : Pourquoi pas ! 1979 : Grand-mère de l'Islam (tĂ©lĂ©film). 1982 : Qu'est-ce qu'on attend pour ĂŞtre heureux ! 1985 : Trois hommes et un couffin. 1989 : Romuald et Juliette. 1992 : La Crise. 1996 : La Belle Verte. 2001 : Chaos. 2002 : 18 ans après. 2005 : Saint-Jacques… La Mecque. 2014 : Couleur locale (tĂ©lĂ©film). 2015 : Pierre Brossolette ou les passagers de la lune (tĂ©lĂ©film).


Même si j'avoue n'avoir jamais été fervent admirateur du succès phénomène de Coline Serreau (10 251 813 entrées rien qu'en France, excusez du peu !), je reconnais que 3 Hommes et un couffin est une bonne comédie familiale tirant parti d'une trame originale truffée de quiproquos, d'imprévus et de réparties cinglantes. Et sur ce dernier point on peut compter sur l'abattage du trio en roue libre Roland Giraud, Michel Boujenah, André Dussollier jouant les papas débonnaires avec un sens de l'improvisation très efficace pour y générer drôlerie, précipitations et cocasserie. Quand bien même Coline Serreau maîtrise à merveille les expressions naturelles du bambin lors d'un concours de circonstances maternelles. Un bon moment de détente, qui plus est non dénué de douce tendresse et de poésie quant à la candeur du couffin sujet à l'épreuve éducative.

*Bruno


Box Office France: 10 251 813 entrées

Récompenses: César du meilleur film
César du meilleur scénario original ou adaptation écrit par Coline Serreau
César du meilleur acteur dans un second rôle pour Michel Boujenah
Prix de l'Académie nationale du cinéma

INFO WIKIPIEDIA: Les circonstances de son inattendu succès !
Le film a eu un très grand succès en France (il était un des triomphateurs aux César du cinéma de 1985), obtenant trois prix, dont celui du meilleur film. Toutefois, ce triomphe en France n'eut lieu qu'après la cérémonie des Césars, ce film ayant eu un succès mitigé lors de sa sortie en salles.

vendredi 13 septembre 2019

Zorro

                                              Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Senscritique.com

de Duccio Tessari. 1975. France/Italie. 1h58. 120 minutes (version amĂ©ricaine). 124 minutes (version originale). Avec Alain Delon, Stanley Baker, Ottavia Piccolo, Moustache, Enzo Cerusico, Giacomo Rossi Stuart.

Sortie salles France: 15 Mars 1975. Italie: 6 Mars 1975. U.S: Juin 1976

FILMOGRAPHIE: Duccio Tessari, de son vrai nom Amadeo Tessari, nĂ© le 11 octobre 1926 Ă  GĂŞnes et mort d'un cancer le 6 septembre 1994 Ă  Rome, en Italie, est un rĂ©alisateur et scĂ©nariste italien. 1962: Les Titans. 1963 : Le Procès des doges ou Le Petit boulanger de Venise. 1964 : La sfinge sorride prima di morire - stop - Londra. 1965 : Una voglia da morire. 1965 : Un pistolet pour Ringo . 1965 : Le Retour de Ringo. 1966 : Très honorable correspondant. 1967 : Per amore... per magia... 1968 : Meglio vedova. 1968 : Le Bâtard. 1968 : Un train pour Durango. 1969 : Mort ou vif... de prĂ©fĂ©rence mort. 1970 : Quella piccola differenza. 1970 : La Mort remonte Ă  hier soir. 1971 : Cran d'arrĂŞt. 1971 : Forza G. 1971 : Et viva la rĂ©volution ! 1973 : Les Grands Fusils. 1973 : Les Enfants de chĹ“ur. 1974 : L'Homme sans mĂ©moire. 1974 : Les Durs. 1975 : Zorro. 1976 : Les Sorciers de l'Ă®le aux singes 1976 : La madama. 1978 : Le CrĂ©puscule des faux dieux. 1981 : Un centesimo di secondo. 1985 : Tex Willer e il signore degli abissi. 1985 : Baciami strega (TV). 1986 : Bitte laĂźt die Blumen leben. 1987 : Una grande storia d'amore (TV). 1990 : Au bonheur des chiens. 1992 : Beyond Justice. 1994 : Le Prince du dĂ©sert.


Co-produit entre la France et l'Italie d'après une rĂ©alisation de Duccio Tessari (Ă  la carrière aussi plĂ©thorique que passionnante), Zorro est une Ă©nième adaptation du cĂ©lèbre justicier redresseur de tort qu'Alain Delon, Ă©tonnamment Ă  l'aise dans un rĂ´le bicĂ©phale (volontiers empotĂ© en civil badin, fringant et goguenard en hĂ©ros masquĂ©), impose avec un panache galvanisant. DĂ©nuĂ© de prĂ©tention Ă  l'aide d'un budget assez solide (photo flamboyante autour de luxueux dĂ©cors, costumes et figurants dĂ©ployĂ©s en masse), Zorro est un divertissement bonnard truffĂ© d'actions, de romance et de cocasserie conçu avant tout pour ravir les enfants. Quand bien mĂŞme sa touche bisseuse typiquement transalpine pourrait toutefois dĂ©concerter les puristes autant qu'agrĂ©ablement surprendre les fans de cinĂ©ma de quartier. Outre ses nombreuses pĂ©ripĂ©ties fertiles en affrontements Ă  l'Ă©pĂ©e entre l'intrĂ©pide Zorro et des antagonistes plaisamment cabotins, le point d'orgue final nous vaut par ailleurs 15 minutes de bravoure Ă©pique de par sa chorĂ©graphie aussi inventive qu'avisĂ©e. Duccio Tessari usant habilement de ses dĂ©cors gothiques afin de faire progresser l'action dans des directions plutĂ´t vertigineuses que Zorro et le colonel Huerta arpentent avec une constance Ă  couper le souffle.


Peut-ĂŞtre pas aussi intense et passionnant qu'escomptĂ© mais nĂ©anmoins fort sympathique, avenant, gentiment facĂ©tieux et bon enfant, Zorro perdure son pouvoir enchanteur sous l'impulsion d'Alain Delon pleinement Ă  l'aise dans sa posture Ă  la fois dĂ©sirable et frĂ©tillante. 

*Bruno

Box-Office France: 1 218 320 entrées.

jeudi 12 septembre 2019

A Vigilante

                                                  Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Sarah Dagger-Nickson. 2018. U.S.A. 1h31. Avec Olivia Wilde, Morgan Spector, Kyle Catlett, Tonye Patano, Chuck Cooper, Betsy Aidem, Judy Marte, CJ Wilson.

Sortie salles U.S: 29 Mars 2019. Uniquement en Dvd en France: 25 Juillet 2019

FILMOGRAPHIE: Sarah Dagger-Nickson est une réalisatrice et scénariste américaine. 2018: A Vigilante.


Pour une première rĂ©alisation, A Vigilante est une proposition aussi intĂ©ressante que risquĂ©e de cinĂ©ma d'auteur rĂ©frigĂ©rant (climat hivernal clairsemĂ© Ă  l'appui) Ă  travers le sous-genre du Vigilante Movie. Car auprès du thème tristement actuel de la maltraitance conjugale et parentale (tant auprès des femmes que des enfants battus), Sarah Dagger-Nickson se dĂ©barrasse intelligemment des codes Ă  travers une mise en scène chiadĂ©e opĂ©rant pour le hors-champs, la pudeur et le non-dit. L'intrigue se focalisant sur la virĂ©e expĂ©ditive d'une justicière dĂ©libĂ©rĂ©e Ă  prĂŞter main forte aux femmes et enfants molestĂ©s afin de mieux encaisser son propre fardeau domestique soldĂ© de la perte de l'ĂŞtre cher. PortĂ© Ă  bout de bras par le jeu viscĂ©ral d'Olivia Wilde en femme martyr traumatisĂ©e par son calvaire marital, A Vigilante ne pourra toutefois faire l'unanimitĂ©, faute de son extrĂŞme lenteur et d'un cheminement narratif aussi dĂ©concertant que poussif. Tant et si bien que sa dernière demi-heure davantage austère aura fini par me dĂ©courager Ă  ma grande frustration. On peut d'ailleurs relever en dernier acte quelques incohĂ©rences et facilitĂ©s lorsque cette dernière se confronte moult fois Ă  son bourreau lors d'un jeu de cache-cache insidieux dĂ©nuĂ© de tension (spectaculaire et dramatique). 


Davantage ennuyeux ou sensiblement captivant, alors que certaines scènes puissamment poignantes nous Ă©prouvent moralement sous l'impulsion nĂ©vralgique d'une Olivia Wilde transie de souffrance morale et de cicatrices corporelles, A Vigilante est tout de mĂŞme Ă  dĂ©couvrir afin de se forger sa propre opinion. 

*Bruno

mercredi 11 septembre 2019

Rose Bonbon

                                                     Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

"Pretty in pink" de Howard Deutch. 1986. U.S.A. 1h36. Avec  Molly Ringwald, Harry Dean Stanton, Jon Cryer, Annie Potts, James Spader, Andrew McCarthy

Sortie salles France: 4 Juin 1986

FILMOGRAPHIEHoward Deutch est un rĂ©alisateur et producteur de cinĂ©ma amĂ©ricain nĂ© le 14 septembre 1950 Ă  New-York. 1986 : Rose bonbon. 1987 : L'Amour Ă  l'envers. 1988 : The Great Outdoors. 1992 : Article 99. 1994 : Rends la monnaie, papa. 1995 : Les Grincheux 2. 1998 : DrĂ´le de couple 2. 2000 : Les Remplaçants. 2004 : Mon voisin le tueur 2. 2009 : La Copine de mon meilleur ami.


Ecrit et produit par John Hughes, maĂ®tre du Teen movie durant la sacro-sainte dĂ©cennie 80, Rose Bonbon aborde la comĂ©die romantique sous la houlette de Howard Deutch, cinĂ©aste ayant officiĂ© dans le registre du divertissement populaire plutĂ´t mainstream (si on en juge les Grincheux 2, DrĂ´le de couple 2, Mon voisin le tueur 2). Ainsi donc, sans jamais rivaliser avec les classiques natifs des annĂ©es 80 que John Hughes marqua de sa leste empreinte (la Folle journĂ©e de Ferris Bueller, Une CrĂ©ature de RĂŞve et surtout Breakfast Club), Rose Bonbon dĂ©gage un charme et une innocence tout Ă  fait rafraĂ®chissant au sein d'un genre mineur trop frĂ©quemment exposĂ© Ă  la trivialitĂ© ou aux convenances. Car prenant pour thème central la dĂ©ception amoureuse du point de vue d'une ado en Ă©moi sentimental et de son paternel incapable d'assumer son deuil conjugal, Rose Bonbon touche plutĂ´t juste Ă  travers les sentiments fragiles de ces protagonistes assaillis par la remise en question, le doute, la dĂ©sillusion mais aussi l'espoir et le pardon.


Car c'est Ă  travers la posture sentencieuse de son père, incapable de tirer un trait sur son Ă©chec marital, qu'Andre Walsh va pouvoir voler de ses propres ailes afin de transcender sa cruelle dĂ©ception amoureuse qu'elle venait d'amorcer avec un bourgeois influencĂ© par une mauvaise frĂ©quentation (un comparse suffisant campĂ© par un James Spader juvĂ©nile au charisme saillant). Ainsi, grâce Ă  la force de caractère progressive de l'hĂ©roĂŻne et Ă  son entourage amical et familial studieusement dĂ©veloppĂ© au grĂ© de traits de caractères envieux (le meilleur ami d'AndrĂ© Ă©perdument amoureux d'elle), dĂ©pitĂ©s (le père d'AndrĂ© plongĂ© dans la chimère et le mensonge) ou contradictoires (le nouvel ami d'AndrĂ© Ă  tendance bipolaire), Rose Bonbon existe par lui mĂŞme pour se forger une personnalitĂ© propre. Et si on aurait prĂ©fĂ©rĂ© une rĂ©alisation un peu mieux maĂ®trisĂ©e ainsi qu'un rythme un peu plus tonifiant (personnellement il m'a fallu un temps d'adaptation durant la première demi-heure), Rose Bonbon parvient Ă  faire vibrer l'empathie sans une once d'Ă©motion programmĂ©e. Notamment en comptant sur le charme tĂ©nu, tout en discrĂ©tion de la jeune Molly Ringwald davantage touchante, puisque toujours plus expressive Ă  travers son Ă©preuve Ă©motionnelle de se confronter Ă  la complexitĂ© de l'amour lorsque la confiance est rompue.


SaturĂ© d'une BO pop / new-wave symptomatique des annĂ©es 80 autour de tenues vestimentaires aussi rĂ©tros que gĂ©nialement extravagantes (notamment auprès de quelques postiches hirsutes !), Rose Bonbon parviendra Ă  Ă©mouvoir sans fard le public rĂ©ceptif Ă  l'humanisme torturĂ© de ces personnages en requĂŞte d'amour passionnel. Une tendre comĂ©die romantique donc bâtie sur la capacitĂ© Ă  s'exprimer ouvertement afin de braver la dĂ©sillusion amoureuse, quelque soit l'âge endossĂ©. 

Dédicace à Thierry Alex Rogan
*Bruno

mardi 10 septembre 2019

Guet-Apens

                                            Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Senscritique.com

"The Getaway" de Sam Peckinpah. 1972. U.S.A. 2h03. Avec Steve McQueen, Ali MacGraw, Al Lettieri, Sally Struthers, Ben Johnson, Slim Pickens, Richard Bright.

Sortie salle France: 25 Janvier 1973

FILMOGRAPHIE: Sam Peckinpah est un scénariste et réalisateur américain, né le 21 Février 1925, décédé le 28 Décembre 1984. 1961: New Mexico, 1962: Coups de feu dans la Sierra. 1965: Major Dundee. 1969: La Horde Sauvage. 1970: Un Nommé Cable Hogue. 1971: Les Chiens de Paille. 1972: Junior Bonner. Guet Apens. 1973: Pat Garrett et Billy le Kid. 1974: Apportez moi la tête d'Alfredo Garcia. 1975: Tueur d'Elite. 1977: Croix de Fer. 1978: Le Convoi. 1983: Osterman Week-end.


Parangon du film d'action novateur au sein des Seventies, de par ses Ă©clairs de violence sanguine chorĂ©graphiĂ©s au ralenti, Guet-apens exploite le western urbain avec une efficacitĂ© optimale. Tant et si bien que, grâce Ă  la mise en scène irrĂ©prochable de Peckinpah (qui plus est renforcĂ© d'un montage Ă  couper au rasoir faisant intervenir dans un mĂŞme temps diverses actions simultanĂ©es) et Ă  sa charpente narrative particulièrement musclĂ©e (signĂ©e Walter Hill svp !), Guet-apens scande le jeu de massacre sous l'impulsion du duo mythique McQueen / MacGraw. Un couple de gangsters en pleine crise conjugale mais sur le qui vive depuis que la police et la pègre auront dĂ©cidĂ© de les alpaguer Ă  la suite d'un hold-up meurtrier dĂ©nuĂ© de loyautĂ©. Survival intense donc menĂ© sur un rythme trĂ©pidant, de par ses rebondissements en pagaille (le vol du sac et la poursuite qui s'ensuit dans le train, la planque dans la benne Ă  ordure, le règlement de compte final paroxystique, son Ă©pilogue inopinĂ©ment cordial auprès d'un complice mĂ©tayer - Ă  connotation d'inĂ©galitĂ© sociale -) et son humour sardonique parfois hilarant (le malfrat Rudy Butler et sa godiche dĂ©cĂ©rĂ©brĂ©e batifolant les amoureux avec une provocation puĂ©rile face Ă  l'Ă©poux de cette dernière !), Guet-apens ne nous laisse aucun rĂ©pit au grĂ© des gunfights que s'Ă©changent flics et voyous.


Mais au-delĂ  de l'aspect jouissif de sa violence frĂ©nĂ©tique anticipĂ©e par la force tranquille de McQueen, Sam Peckinpah ne manque pas d'empathie auprès de ses anti-hĂ©ros en plein doute amoureux. Alors mĂŞme que leur parcours chaotique leur permettra de renouer les liens sentimentaux grâce au compromis du pardon. Ali MacGraw jouant la concubine Ă  la fois empotĂ©e et distraite avec autant de sensibilitĂ© que de constance morale Ă  tenir tĂŞte Ă  son partenaire machiste et Ă  rĂ©pliquer en flingueuse justicière. Si bien que Steve McQueen joue le repris de justice aguerri avec un charisme viril proĂ©minent dans son costard noir taillĂ© sur mesure. De par leur jeu naturel innĂ© (si bien qu'ils furent couples Ă  la ville juste après le tournage !), on s'Ă©tonne d'ailleurs de prendre autant de plaisir Ă  observer leurs chamailleries sobrement expressives, notamment auprès des moments d'intimitĂ© placides oĂą planent les Ă©changes de regards affectĂ©s. Peckinpah accompagnant ses moments de pudeur d'une partition musicale aussi chĂ©tive que subtilement envoĂ»tante. Alors que quelques instants plus tard, celui-ci ne manquera pas de transgresser les règles de la moralitĂ© lorsque Doc dĂ©cidera de corriger physiquement sa femme Ă  la suite d'un Ă©cart extraconjugal.


Chef-d'oeuvre du western urbain Ă  la mise en scène Ă©tonnamment moderne, Guet-apens resplendit de 1000 feux sous l'impulsion du duo incandescent Steve McQueen / Ali MacGraw jouant les "Bonnie and Clyde" avec une classe et un humanisme naturellement attachants. Alors qu'en guise de cerise sarcastique, on apprĂ©cie autant le charisme bourru d'Al Lettieri en truand ventripotent gĂ©nialement  prĂ©somptueux et condescendant, jusqu'aux Ă©clats de rire nerveux ! 

*Bruno
4èx

lundi 9 septembre 2019

Babycall. Grand Prix, Prix de la Critique, Gérardmer 2012.


de Pal Sletaune. Norvège. 2011. 1h36. Avec Noomi Rapace, Kristoffer Joner, Henrik Rafaelsen, Vetle Qvenild Werring, Bjorn Moan, Torkil Johannes, Swensen Hoeg.

Sortie salles France: 2 Mai 2012. U.S: non datĂ©

FILMOGRAPHIEPal Sletaune est un rĂ©alisateur, scĂ©nariste, producteur, nĂ© le 4 Mars 1960 en Norvège. 1994: Eating Out. 1997: Junk Mail. 2001: Amatorene. 2005: Next door. 2011: Babycall


Six ans après l'excellent thriller fĂ©ministe Next Door, le norvĂ©gien Pal Sletaune renoue avec les ambiances lourdes et contractĂ©es afin d'y dĂ©crire Spoil !!! la dĂ©gĂ©nĂ©rescence mentale d'une mère de famille traumatisĂ©e par un deuil familial fin du Spoil. A la lisière de RĂ©pulsions de PolanskiBabycall a tellement convaincu les membres du jury de GĂ©rardmer qu'il repart avec les honneurs du Grand Prix et celui de la critique ! Anna et son jeune fils de 8 ans quittent leur foyer conjugal depuis la cause de maltraitances infligĂ©es par un mari abusif. Après avoir emmĂ©nagĂ© dans un appartement, cette dernière dĂ©cide d'acheter un babyphone afin de surveiller le sommeil perturbĂ© de son fils. Une nuit, elle entend Ă  travers l'appareil les cris d'un enfant molestĂ© venant de l'appartement voisin.  Drame psychologique, suspense lattent, thriller parano et fantastique diaphane se tĂ©lescopent afin de jongler avec une intrigue ombrageuse. Car Ă  travers une ambiance anxiogène renforcĂ©e par l'aigreur d'une photo dĂ©saturĂ©e, Babycall nous illustre la douloureuse introspection d'une mère de famille dĂ©libĂ©rĂ©e Ă  protĂ©ger son fils d'un ex-mari tyrannique. Ainsi, en jouant la carte du suspense et du mystère interlope planant sur les frĂŞles Ă©paules de l'hĂ©roĂŻne, Babycall nous confronte Ă  son dĂ©sarroi hantĂ© d'incertitude, faute de son esprit torturĂ©, mais pour autant bien consciente de souffrir d'hallucinations incontrĂ´lĂ©es.
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RĂ©fugiĂ©e dans la solitude d'un appartement restreint pour mieux prĂ©server la fragilitĂ© de son fils, Anna va peu Ă  peu se confronter Ă  une sĂ©rie d'Ă©vènements inexpliquĂ©s et perdre pied avec la rĂ©alitĂ© ! C'est d'abord le babyphone prĂ©alablement achetĂ© chez un commerçant qui Ă©met en intermittence de violents cris d'enfant et de femme brutalisĂ©e ! C'est ensuite la visite impromptue dans l'appartement d'un garçonnet Ă©trange et taciturne, camarade influent de son fils. Il y a aussi le conducteur d'un camion rĂ©fugiĂ© sous le parking du HLM, car transportant dans son coffre ce qui s'apparente Ă  un cadavre empaquetĂ©. Enfin, un assistant social un peu trop envahissant estime suspecter la jeune mère de manquer Ă  sa responsabilitĂ© parentale pour interdire son bambin de rejoindre les classes de cours. Malaise sous-jacent, lourd et diffus, ambiance schizo dĂ©coulant de facteurs contradictoires sont habilement distillĂ©s pour nous entraĂ®ner vers un drame funèbre profondĂ©ment intime. Reposant sur les Ă©paules chĂ©tives de Noomi Rapace portant le film Ă  bout de bras, celle-ci dĂ©ploie une sobre intensitĂ© dramatique Ă  illustrer le profil versatile d'une mère dĂ©semparĂ©e, obstinĂ©e Ă  sauvegarder l'existence de son enfant, auparavant victime d'un traumatisme. Son comportement terriblement introverti et refoulĂ©, son regard craintif empli d'angoisse et sa perplexitĂ© Ă  ne plus savoir dissocier la rĂ©alitĂ© du fantasme nous dĂ©sarme de sa solitude meurtrie.


Baignant dans un climat d'angoisse cĂ©rĂ©bral Ă©manant de l'esprit tourmentĂ© d'une jeune femme en dĂ©tresse maternelle, Babycall se dĂ©cline en drame susceptible, transcendĂ© du talent Ă©purĂ© de Noomi Rapace en mère nĂ©vrosĂ©e aussi attentionnĂ©e qu'Ă©peurĂ©e. Retranscrit avec sensibilitĂ© Ă  travers une narration nĂ©buleuse faisant habilement intervenir en second acte un argument fantastique (dont je tairais le thème), cette oeuvre modeste amorce son impact Ă©motionnel auprès d'un Ă©pilogue aussi bouleversant que rĂ©dempteur.

*Bruno
09.09.19
21.03.12. 151v

RĂ©compenseGrand Prix et Prix de la critique Ă  GĂ©rardmer, 2012. 

dimanche 8 septembre 2019

Nous finirons ensemble

                                                 Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Guillaume Canet. 2019. France. 2h08. Avec François Cluzet, Marion Cotillard, Gilles Lellouche, Benoît Magimel, Laurent Lafitte, Pascale Arbillot, Clémentine Baert, Valérie Bonneton, José Garcia,
Joël Dupuch.

Sortie salles France: 1er Mai 2019

FILMOGRAPHIE: Guillaume Canet, nĂ© le 10 avril 1973 Ă  Boulogne-Billancourt en France, est un acteur, rĂ©alisateur, producteur associĂ©, scĂ©nariste, dialoguiste et adaptateur français. 2002: Mon Idole. 2006: Ne le dis Ă  Personne. 2010: Les Petits mouchoirs. 2013 : Blood Ties. 2017 : Rock’n’Roll. 2019: Nous finirons ensemble.


9 ans après son joli succès public les Petits Mouchoirs, Guillaume Canet rempile pour une suite avec Nous finirons ensemble, hommage selon ses dires Ă  Maurice Pialat Ă  travers Nous ne vieillirons pas ensemble sorti en 1972. Et on peut dire que Canet, complètement transi par ce qu'il filme puisque  infiniment inspirĂ© et perfectionniste, parvient haut la main Ă  surpasser son modèle. Notamment en bouclant son intrigue avec une Ă©motion tellement plus sobre et naturelle si on la compare au final sirupeux des Petits Mouchoirs maladroitement trivial. Hymne Ă  la vie, Ă  la fiesta, Ă  l'amour et surtout Ă  l'amitiĂ©, Nous finirons ensemble est un pur concentrĂ© de bonheur expansif comme on en voit trop peu dans le paysage français. Si bien que selon mon jugement de valeur, j'ai vĂ©cu un moment de cinĂ©ma en apesanteur de par son semblant de fĂ©erie ainsi que sa puissance d'Ă©vocation Ă  travers moult situations que j'ai dĂ©jĂ  personnellement vĂ©cu de manière aussi juste qu'authentique ! Il va d'ailleurs sans dire que Canet s'avère l'un des meilleurs cinĂ©astes de sa gĂ©nĂ©ration Ă  savoir diriger ses acteurs au sein de la comĂ©die française, tant et si bien que chaque sĂ©quence semble avoir Ă©tĂ© quasi improvisĂ©e avec souci documentaire. C'est dire si l'immersion du spectateur fonctionne Ă  plein rĂ©gime Ă  travers ses tranches de vie purement amicales oĂą se tĂ©lescopent prises de bec, Ă©clats de rire, Ă©briĂ©tĂ©s et rĂ©conciliations autour d'une crise identitaire d'un sexagĂ©naire plongĂ© dans une lourde dĂ©pression.


Tant auprès de sa situation Ă©conomique, de son ancienne relation conjugale (il est sur le point de divorcer) que de sa nouvelle Ă©preuve  existentielle Ă  devoir franchir le cap de la soixantaine. Faut t'il prĂ©ciser que l'immense François Cluzet accomplit une fois encore une performance viscĂ©rale de par sa vigueur d'expression nĂ©vralgique Ă  nous insuffler ses sautes d'humeur cyclothymiques ! Outre la posture si justement expressive de ce dernier portant le film sur ses Ă©paules avec autant de fragilitĂ© que de rĂ©silience dans sa requĂŞte du dĂ©passement de soi et du dĂ©sir de renouer avec la gagne, les autres acteurs qui l'accompagnent, frĂ©tillants, communicatifs, fripons, tendres et/ou Ă©corchĂ©s, sont Ă  la fĂŞte Ă  travers leurs traits de caractère hĂ©tĂ©roclites oĂą priment les valeurs de l'amour, de la fidĂ©litĂ© et de la cohĂ©sion amicale. A l'instar de leurs houleuses relations conjugales ou de leur nouvelle accointance sentimentale (les rapports nouvellement intimes entre Gilles Lellouche et la sĂ©millante Marion Cotillard dans un rĂ´le Ă  contre-emploi de chieuse frondeuse). A la fois drĂ´le, exaltant, lyrique et Ă©mouvant parmi la juste mesure de sobriĂ©tĂ© (aucun acteur ne cède Ă  la caricature ou Ă  l'outrance verbale ou gestuelle), Nous finirons ensemble nous communique un arc en ciel d'Ă©motions bipolaires si bien que le spectateur s'identifie auprès de ces personnages, notamment en se remĂ©morant ses propres rĂ©miniscences personnelles que Guillaume Canet parvient Ă  rĂ©animer sur pellicule grâce au vĂ©risme plus vrai que nature de sa mise en scène chiadĂ©e et Ă  la ferveur des comĂ©diens constamment en roue libre de par leur force tranquille confondante de naturel !


La fureur de vivre. 
ComĂ©die chorale festoyant autour des thèmes de l'amitiĂ©, de la vieillesse et de l'amour sous l'impulsion d'une communion de comĂ©diens transpirant la bonhomie tintĂ©e de tendresse, Nous finirons ensemble redore ses lettres de noblesse au "film de potes" avec une intensitĂ© Ă©motionnelle infiniment fructueuse dans sa capacitĂ© Ă  remettre en question l'Ă©thique du spectateur lui permettant de renouer avec une seconde jeunesse ! 1000 mercis Guillaume pour ce prĂ©cieux Ă©crin ! 

*Bruno

Box Office: 2 759 831 entrées

vendredi 6 septembre 2019

Amityville 2, "le possédé" / "Amityville 2: The Possession"

                                        Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site wrongsideoftheart.com

de Damiano Damiani. 1982. U.S.A. 1h44. Avec James Olson, Burt Young, Rytanya Alda, Jack Magner, Andrew Prine, Diane Franklin, Moses Gunn, Ted Ross, Erika Katz, Brent Katz, Leonardo Cimino.

Sortie en salles en France le 5 Janvier 1983. U.S: 24 Septembre 1982

FILMOGRAPHIE: Damiano Damiani (23 Juillet 1922 Ă  Pasiano di Pordenone) est un Ă©crivain, scĂ©nariste, acteur et rĂ©alisateur de cinĂ©ma italien. 1960: Jeux PrĂ©coces, 1961: Il Sicario, 1962: L'Isola Di Arturo, 1963: La RepatriĂ©e, l'Ennui et sa Diversion, 1966: La Strega in Amore, El Chuncho, 1968: Una ragazza piuttosto complicata, La Mafia fait la loi, 1970: Seule contre la Mafia, 1971: Confession d'un commissaire de police au procureur de la RĂ©publique, Nous Sommes tous en LibertĂ© Provisoire, 1972: Girolimoni, il mostro di Roma, 1974: Il sorriso del grande tentatore, 1975: Un GĂ©nie, deux AssociĂ©s, une Cloche, 1976: PerchĂ© si uccide un magistrato, 1977: Un Juge en Danger, 1980: Goodbye e amen, Un uomo in Ginocchio, 1981: L'avvertimento, 1982: Amityville 2, le possĂ©dĂ©, 1985: Pizza Connection, 1986: La Gran Incognita, l'Inchiesta, 1989: Gioco al Massacro, 1990: Il sole Buio, 1992: l'Angelo con la Pistola, 2000: Alex l'ariete, 2002: Assassini dei giorni di Festa.

 
"Amityville 2 : la maison dĂ©vore ses enfants".
Trois ans après le triomphe d’Amityville, classique de la hantise encore trop mĂ©sestimĂ©, le producteur Dino De Laurentiis confie Ă  l’Italien Damiano Damiani la rĂ©alisation d’une prĂ©quelle. Oscillant entre film de maison maudite et possession satanique, Amityville 2 amortit son budget pour gagner, au fil des dĂ©cennies, une aura de culte : pour beaucoup, il est aujourd’hui le meilleur volet de la saga.

La famille Montelli emmĂ©nage Ă  Long Island, dans leur nouvelle demeure d’Amityville. Dès leur arrivĂ©e, d’Ă©tranges signes s’Ă©veillent — et le fils aĂ®nĂ© se laisse happer par le souffle Ă©thĂ©rĂ© de la maison. Peu Ă  peu, une force diabolique s’infiltre en lui, le ronge et l’incite au carnage.


D’après le scĂ©nario Ă©pineux de Tommy Lee Wallace, librement inspirĂ© du massacre DeFeo, la fascination vĂ©nĂ©neuse de cet opus tient au portrait d’une famille rongĂ©e de l’intĂ©rieur. Le père, mĂ©crĂ©ant et irascible, impose ses brutalitĂ©s et ses chantages charnels ; la mère, catholique pratiquante, endure en silence ; leurs enfants, eux, subissent ces querelles qui pourrissent jusqu’au repas. PassĂ© un premier quart d’heure Ă©grainant des manifestations spectaculaires, l’ambiance s’Ă©paissit — pour se lover dans l’esprit viciĂ© du fils aĂ®nĂ©.
Nul n’oublie la scène incestueuse oĂą Johnny, malin comme un serpent, envoĂ»te sa sĹ“ur compatissante — jusqu’au remords muet qui la dĂ©vore. Instant d’intimitĂ© sourdement glauque, nourri de regards troubles et d’une sĂ©duction diaphane. Bien avant cette dĂ©rive, un autre sommet s’impose : Johnny, possĂ©dĂ©, traquĂ© par une camĂ©ra subjective virevoltante, fuit Ă  travers la maison avant de s’Ă©crouler, torse nu, implorant l’entitĂ© de ne pas le violer. Une scène terrifiante, filmĂ©e comme un cauchemar fiĂ©vreux.


Tout du long, Damiani radiographie, au compte-gouttes, la contamination dĂ©moniaque de Johnny dans une atmosphère fuligineuse, sournoisement insidieuse. Il surpasse mĂŞme son modèle : plus rĂ©aliste, plus poisseux, jonglant entre angoisse, impuissance et horreur. Les comĂ©diens, eux, livrent une partition habitĂ©e : nĂ©vrose, honte et perversion infusent chaque geste. Diane Franklin, en jeune sĹ“ur rattrapĂ©e par la culpabilitĂ© d’ĂŞtre devenue l’objet d’un tabou, fend le cĹ“ur. Jack Magner, lui, incarne l’hĂ©ritier du Mal — isolĂ©, vicieux, profanateur de chair et de foi.
Et si le dernier acte, flirtant avec L’Exorciste, flĂ©chit dans un air de dĂ©jĂ -vu, il conserve un pouvoir d’inquiĂ©tude grâce Ă  la figure pathĂ©tique du tueur juvĂ©nile et l’ultime sursaut rĂ©dempteur du prĂŞtre. Sans sombrer dans le grand-guignol, l’exorcisme final reste concis et d’une laideur jouissive : la chair du possĂ©dĂ© se fend sous nos yeux en lambeaux purulents.


"Le PossĂ©dĂ© : confession d’une demeure impure".
PortĂ© par le score entĂŞtant de Lalo Schifrin, Amityville 2 : Le PossĂ©dĂ© fait partie de ces rares suites qui surpassent l’original. Subversif, poisseux, anxiogène jusqu’Ă  l’os : la perversion suinte, l’angoisse Ă©touffe, et le massacre, filmĂ© avec une cruautĂ© implacable, vous arrache un frisson qui persiste.

Quant Ă  Jack Magner, il glace, magnĂ©tique, jusqu’Ă  l’ultime regard — Ă  redĂ©couvrir, d’urgence.

Note : Le film ne fut pas tourné dans la véritable maison, mais dans une autre bâtisse recréée en fac-similé.

* Bruno
06.09.19. 4èx
11.08.11. 162 v

jeudi 5 septembre 2019

Frère de sang 2

                                                   Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

"Basket Case 2" de Frank Henenlotter. 1990. U.S.A. 1h30. Avec Kevin Van Hentenryck , Judy Grafe, Annie Ross , Heather Rattray , Chad Brown , Beverly Bonner , Alexandra Auder

Sortie salles U.S: 5 Octobre 1990

FILMOGRAPHIEFrank Henenlotter est un rĂ©alisateur amĂ©ricain de films d'horreur nĂ© le 29 aoĂ»t 1950 Ă  New-York. 1982: Frères de sang. 1988: Elmer, le remue-mĂ©ninges. 1990: Frères de sang 2. 1990: Frankenhooker. 1992: Frères de Sang 3. 2008: Sex Addict.


8 ans après avoir Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© auprès des amateurs de dĂ©viance horrifique avec le ravageur Frère de sangFrank Henenlotter s'impose une modeste sĂ©quelle avec Frère de sang 2. Du B movie trash underground que ce dernier continue d'assumer dans son refus du conformisme si bien que seul compte pour lui dĂ©viance, vulgaritĂ© et provocation Ă  travers le schĂ©ma d'un cartoon live bĂŞte et mĂ©chant. Ainsi, après leur dĂ©fenestration; Duane et son frère Belial sont transportĂ©s Ă  l'hĂ´pital pour y ĂŞtre soignĂ©s. Mais après avoir tuĂ© un des infirmiers et pris la fuite, ils sont aimablement hĂ©bergĂ©s par la tante de Duane qui accueille en secret une Ă©trange communautĂ© de marginaux. Des laissĂ©s pour compte d'apparence monstrueuse que la sociĂ©tĂ© policĂ©e refuse d'insĂ©rer. Duane et son frère tentent alors de cohabiter au sein de cette communautĂ© au moment mĂŞme oĂą un trio de journalistes cupides s'efforcent d'y opĂ©rer un juteux scoop.


Sans jamais rivaliser avec la qualitĂ© de son modèle, authentique film-culte Ă©tonnamment percutant et couillu dans sa disparitĂ© des genres; Frère de sang 2 rĂ©fute la redite pour nous proposer un Ă©crin autrement singulier qu'Henenlotter ose transgresser, entre grotesque et mauvais goĂ»t dĂ©bridĂ©. Soufflant cependant le chaud et le froid, de par le cĂ´tĂ© routinier des mises Ă  mort rehaussĂ© pour autant d'une inquiĂ©tante scĂ©nographie d'un stylisme baroque (le colloque entre Duane et le journaliste dans la pĂ©nombre d'un bar dĂ©gage une ambiance de film noir Ă©tonnamment hybride !); Frère de sang 2 ne manque pas d'idĂ©es vrillĂ©es (notamment la pathologie d'un certain protagoniste !) pour surprendre le spectateur embarquĂ© dans une monstrueuse parade aussi dĂ©concertante que facĂ©tieuse. Quand bien mĂŞme Henenlotter continue de dĂ©velopper les profils des frères siamois, particulièrement Duane toujours aussi avide d'indĂ©pendance et d'aspiration conjugale auprès de la fille de sa tante. Quant Ă  son petit frère impotent (au maquillage de latex un peu plus Ă©laborĂ© !), il poursuit ici son pĂ©riple meurtrier en guise de vengeance. A savoir, supprimer les journalistes dĂ©lateurs avant d'y fricoter Ă©galement l'amour auprès d'un binĂ´me fĂ©minin. Henenlotter y injectant par cette occasion inusitĂ© une dĂ©rision salace effrontĂ©e par le biais d'un coĂŻt aussi graphique que dĂ©rangeant !


Ainsi donc, avec une modeste efficacitĂ©, Frank Henenlotter parvient Ă  rendre gentiment ludique cette sĂ©quelle folingue en tablant surtout sur la hiĂ©rarchie carnavalesque des monstres de foire tentant de cohabiter avec les frères siamois avec une dĂ©contraction (dĂ©libĂ©rĂ©ment) grotesque. Et ce avant qu'Henenlotter n'opère un virage Ă  180° pour Ă©branler leur sĂ©rĂ©nitĂ© en optant un retour Ă  la case dĂ©part pour la condition uniforme de Duane / Belial ! Une sĂ©quence finale caustique aussi hallucinante que profondĂ©ment dĂ©rangeante, assurĂ©ment le moment le plus marquant de cette sympathique rĂ©crĂ©ation potache. A rĂ©server toutefois aux aficionados de curiositĂ© barrĂ©e !

*Bruno
05.09.19. 3èx
12/09/16. 113 v

mercredi 4 septembre 2019

La Fièvre au corps

                                                Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

"Body Heat" de Lawrence Kasdan. 1981. U.S.A. 1h53. Avec William Hurt, Kathleen Turner, Richard Crenna, Ted Danson, J.A. Preston, Mickey Rourke.

Sortie salles France: 24 Février 1982. U.S: 28 Août 1981

FILMOGRAPHIELawrence Kasdan est un producteur, scénariste, réalisateur et acteur américain né le 14 janvier 1949 à Miami Beach, Floride (États-Unis). 1981 : La Fièvre au corps. 1983 : Les Copains d'abord. 1985 : Silverado. 1988 : Voyageur malgré lui. 1990 : Je t'aime à te tuer. 1991 : Grand Canyon. 1994 : Wyatt Earp .1995 : French Kiss. 1999 : Mumford. 2003 : Dreamcatcher. 2012 : Freeway et nous.


Thriller torride autour d'un duo d'amants fébriles emportés par la vague du crime passionnel, La Fièvre au Corps rend hommage au film noir des années 50 avec une efficacité certaine à défaut de
révolutionner le genre. Car si le classicisme de sa première partie opte le déjà vu (il s'agit du même schéma meurtrier que le Facteur sonne toujours 2 fois), la maîtrise de la mise en scène posée et surtout le jeu assez magnétique du duo lubrique William Hurt (en avocat véreux coureur de jupon) / Kathleen Turner (en vamp perfide atteinte de nymphomanie) parviennent pour autant à instaurer un suspense latent prenant toute son intensité lors de sa vénéneuse seconde partie. Si bien que Lawrence Kasdan s'alloue d'un scénario solide pour nous surprendre au gré rebondissements imprévisibles d'une diabolique habileté, à l'instar de son étonnant dénouement plutôt immoral.


Outre l'aspect ludique de son intrigue criminelle soigneusement narrĂ©e et d'un Ă©rotisme ardent lors de son 1er acte rĂ©gi en vase-clos Ă©touffant, La Fièvre au corps s'avère davantage captivant auprès du tĂ©moignage de l'avocat insidieux pris dans les mailles du soupçon et de la culpabilitĂ© eu Ă©gard de ses adjoints Ă  l'affĂ»t du moindre indice. D'une cruautĂ© inouĂŻe quant aux vĂ©ritables propos pernicieux de sa maĂ®tresse vĂ©nale, La Fièvre au corps ne cessera donc lors de sa seconde partie Ă  dĂ©crĂ©dibiliser la parole de l'avocat emportĂ© dans la tourmente de la duperie et du simulacre. Si bien qu'Ă  ce jeu de pouvoir entre amants corrompus y Ă©mane le portrait d'une veuve noire impitoyable quant Ă  ses ambitions cupides dĂ©nuĂ©es d'une once de compassion.


Baignant dans un climat solaire rubigineux Ă  travers les Ă©bats impudents du duo en rut, la Fièvre au Corps affiche un climat d'Ă©rotisme sulfureux derrière l'hommage sincère au film noir. Quand bien mĂŞme William Hurt et Kathleen Turner envoĂ»tent sans fard l'Ă©cran avec une complicitĂ© amoureuse terriblement mielleuse. A (re)dĂ©couvrir. 

*Bruno
3èx

mardi 3 septembre 2019

Série noire pour une nuit Blanche. Prix spécial du jury, Cognac 85.

                                                  Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

"Into the Night" de John Landis. 1985. U.S.A. 1h48. Avec Jeff Goldblum, Michelle Pfeiffer, Stacey Pickren, Carmen Argenziano, Dan Aykroyd, Bruce McGill, Dedee Pfeiffer, Richard Farnswort.

Sortie salles France: 22 Mai 1985

FILMOGRAPHIEJohn Landisest un réalisateur, acteur, scénariste et producteur américain, né le 3 Août 1950 à Chicago (Illinois, Etats-Unis). 1973: Schlock. 1977: Hamburger Film Sandwich. 1978: American College. 1980: The Blues Brothers. 1981: Le Loup-garou de Londres. 1983: Un Fauteuil pour deux. 1983: La Quatrième Dimension. 1985: Série noire pour une nuit blanche. 1985: Drôles d'espions. 1986: Trois amigos ! 1986: Cheeseburger film sandwich. 1988: Un Prince à New-York. 1991: l'Embrouille est dans le sac. 1992: Innocent Blood. 1994: Le Flic de Beverly Hills 3. 1996: Les Stupides. 1998: Blues Brothers 2000. 1998: Susan a un plan. 2010: Cadavres à la pelle.


Une merveilleuse comédie policière à travers une balade stellaire jonchée de rencontres patibulaires, de cadavres, de majordomes et de villas huppées.
RĂ©alisateur reconnu comme un maĂ®tre de la comĂ©die dĂ©calĂ©e tout en ayant percĂ© dans le cinĂ©ma d'horreur, le film musical et le polar avec un mutuel brio, John Landis ne perd rien de son savoir-faire avec SĂ©rie noire pour une nuit Blanche rĂ©compensĂ©e du Prix SpĂ©cial du Jury Ă  Cognac. Car maĂ®trisant Ă  nouveau les ruptures de ton comme personne, John Landis nous rĂ©gale d'une dĂ©licieuse intrigue criminelle truffĂ©e d'Ă©clairs de violence, de fantasmagorie et de cocasserie Ă  travers le cocktail d'un survival Ă  perdre haleine. Qui plus est, magnifiquement filmĂ© de nuit au coeur d'une citĂ© urbaine bon chic bon genre, ce dernier y transcende la forme Ă  travers ses villas et hĂ´tels luxueux que Jeff Goldblum et Michelle Pfeiffer arpentent afin de dĂ©jouer les menaces tous azimuts. Dans la mesure oĂą un quatuor de tueurs israĂ©liens et d'autres clans mafieux sont Ă  leur trousse afin d'empocher 6 Ă©meraudes que Diana passa en fraude avec la complicitĂ© de son amant. Au mĂŞme moment, dans un concours de circonstances alĂ©atoires, Ed Okin se rĂ©fugia Ă  l'aĂ©roport depuis ses problèmes d'insomnie, faute d'avoir tĂ©moignĂ© de l'adultère de son Ă©pouse. Mais c'est lors d'une tentative de kidnapping que nos deux hĂ©ros vont se rencontrer et se prĂŞter main forte pour un mutuel enjeu de survie. Pour ce faire, ils mettront en oeuvre leur cohĂ©sion amicale le temps restreint de deux nuits blanches. 


Ainsi donc, Ă  travers sa moisson de pĂ©ripĂ©ties et rebondissements en pagaille, ses gags hilarants et ses instants de cocasserie Ă©maillĂ©s de plages de tendresse, Serie noire pour une nuit blanche est d'autant mieux illuminĂ© de la complĂ©mentaritĂ© sentimentale de Jeff Goldblum / Michelle Pfeiffer en voie d'Ă©treinte amoureuse. Celui-ci endossant avec une sobriĂ©tĂ© nuancĂ©e le rĂ´le d'un cadre Ă  la fois introverti et taiseux auprès de son Ă©pouse infidèle, quand bien mĂŞme son parcours tumultueux avec sa nouvelle compagne lui permettra de braver les dangers en faisant preuve de bagout audacieux et d'hĂ©roĂŻsme toujours placide. JuvĂ©nile, sĂ©millante et sexy, Michelle Pfeiffer se fond dans le corps d'une escort girl pour autant Ă©tonnamment loyale, solidaire et indulgente quant aux rapports prĂ©caires avec son partenaire timorĂ© plongĂ© dans l'univers insoupçonnĂ© de la pègre meurtrière. Si bien qu'il est Ă©tonnant de constater combien John Landis s'affranchit des interdits en injectant par intermittence Ă  son intrigue pittoresque des scènes de violence tranchĂ©es en totale contradiction avec son climat dĂ©calĂ© de douce folie. A l'instar de la vigoureuse panique finale dans l'aĂ©roport, pur moment d'anthologie de par son action erratique oĂą se disputent dans la cacophonie, flics, malfrats et hĂ©ros Ă  nouveau pris en otage.


Série noire pour deux nuits blanches
C'est donc une nouvelle fois un incroyable divertissement hybride que nous offre gĂ©nĂ©reusement John Landis Ă  travers cette comĂ©die policière effrontĂ©e dĂ©ployant une plĂ©thore de situations dĂ©bridĂ©es sous l'impulsion d'antagonistes extravagants en proie aux diamants verts d'un couple emportĂ© par la fougue d'un conte de fĂ©e aussi bien pailletĂ© que macabre. Un rĂ©gal Ă  revoir sans se lasser. 

10/10

*Bruno
3èx

lundi 2 septembre 2019

Puppet Master, The Littlest Reich. Grand Prix Gérardmer, 2019

                                                   Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Sonny Laguna et Tommy Wiklund. 2018. U.S.A. 1h29. Avec Thomas Lennon, Jenny Pellicer, Nelson Franklin, Charlyne Yi, Michael Pare

Sortie en VOD, U.S: 17 Août 2018

FILMOGRAPHIE: Sonny Laguna est un réalisateur et scénariste américain. 2018: Puppet Master: The Littlest Reich. 2015 We Are Monsters. 2012 Cabin of the Death. 2011 Blood Runs Cold. 2010 Madness (Video). Tommy Wiklund est un réalisateur, scénariste et producteur américain. 2018: Puppet Master: The Littlest Reich. 2015 We Are Monsters. 2012 Cabin of the Death. 2010 Madness (Video). 2006 Jag såg min bäste vän dö (Video).


12 è volet de la franchise créé par Full Moon, Puppet Master the littlest Reich s'apparente Ă  un Ă©pisode lambda de la saga Vendredi 13 de par l'ossature de son pitch sans surprise, dĂ©nuĂ© d'enjeux dramatiques, ses situations aussi routinières qu'Ă©culĂ©es et ses meurtres mĂ©tronomes que le duo Sonny Laguna / Tommy Wiklund met en exergue sans passion. Et ce en dĂ©pit d'un cast convaincant d'autant bien dirigĂ© et de la qualitĂ© des FX nanti de maquillages ultra gores. Seul vĂ©ritable intĂ©rĂŞt de cette franchise (ultra) mineure puisqu'elle ne se contente de nous divertir qu'Ă  travers ses scènes chocs sardoniques souvent percutantes et inventives Ă  dĂ©faut de nous immerger dans un huis-clos de tous les dangers dĂ©nuĂ© d'intensitĂ© dramatique et de rebondissements (en dĂ©pit de son Ă©pilogue bizarroĂŻde avec l'intervention de Toulon). Quant Ă  son inexplicable Grand Prix dĂ©cernĂ© Ă  GĂ©rardmer, il restera pour moi aussi injustifiĂ© que les surfaits Dream Lover, Patrick et Darkside, les contes de la nuit noir primĂ©s Ă  Avoriaz, quand bien mĂŞme sa facture tĂ©lĂ©filmesque (Ă©paulĂ© d'un scope inutile !) renforce un peu plus le cĂ´tĂ© aseptique de l'entreprise.

*Bruno