jeudi 11 septembre 2025
Docteurs in love / Young Doctors in Love de Gary Marshall. 1982. U.S.A. 1h36
mardi 9 septembre 2025
Evanouis / Weapons de Zach Cregger. 2025. U.S.A. 2h08.
lundi 8 septembre 2025
Ouvre les yeux / "Abre los ojos" de Alejandro Amenabar. 1997. Espagne/France/Italie. 1h59.
jeudi 4 septembre 2025
She Rides Shotgun de Nick Rowland. 2025. U.S.A. 2h00.
L'Amour braque de Andrzej Żuławski. 1985. France. 1h41.
Mais faut-il vraiment tout comprendre pour aimer ? Non : l’important, c’est le voyage - rĂŞver, cauchemarder, dans une complicitĂ© assumĂ©e.
DĂ©couvert un dimanche après-midi au cinĂ©ma, le film m’avait laissĂ© de profondes cicatrices dans l’encĂ©phale.
— le cinĂ©phile du cĹ“ur noir
lundi 1 septembre 2025
The Collection
samedi 30 août 2025
The Collector de Marcus Dunstan. 2009. U.S.A. 1h30.
"La mécanique sadique de The Collector."
PrivĂ© de salles chez nous Ă l’Ă©poque, directement expĂ©diĂ© en DVD et Blu-ray, The Collector fut une heureuse surprise pour les amateurs Ă©clairĂ©s, surtout pour celles et ceux friands de torture porn relancĂ© par les franchises Saw et Hostel. Ce qui frappe dans ce pur film d’exploitation, empruntant au survival en huis clos domestique, c’est son efficacitĂ© effrĂ©nĂ©e : un rythme haletant, un cache-cache constant, une traque de chat et de souris entre un anti-hĂ©ros - cambrioleur en dĂ©sespoir de cause - et un criminel vicieux, sadique, ordurier, qui truffe la maison de pièges et de sĂ©vices destinĂ©s Ă ses victimes suppliciĂ©es. Le cambrioleur tente de dĂ©jouer cette mĂ©canique meurtrière tout en prĂŞtant main-forte Ă ceux qui agonisent, coincĂ©s entre torture et instinct de survie.
PortĂ© par l’ultra-dynamisme d’un montage chirurgical, The Collector nous plaque au siège durant 1h25, tant les offensives et les stratĂ©gies de survie rebondissent dans ce huis clos infernal, repaire de tous les dangers lĂ©taux. Exploitant Ă merveille chaque recoin de la demeure transformĂ©e en champ de bataille et en geĂ´le, Marcus Dunstan nous enferme avec ses victimes, et l’on observe, avec une apprĂ©hension constante, leur dĂ©sespoir hurlĂ©, leur martyr d’un rĂ©alisme dĂ©rangeant. Les sĂ©quences hard gore, Ă la lisière de la complaisance, imposent un malaise viscĂ©ral d’une intensitĂ© quasi insoutenable dans l’exposition des sĂ©vices les plus extrĂŞmes.
C’est une vĂ©ritable descente aux enfers, triviale et putassière, que l’on subit aux cĂ´tĂ©s des victimes dĂ©munies, tandis que l’anti-hĂ©ros s’efforce de retourner les pièges contre le tueur retors. Outre l’aspect hypnotique d’une mise en scène Ă©tonnamment soignĂ©e et maitrisĂ©e, The Collector gagne en pouvoir de fascination avec la prĂ©sence du tueur cagoulĂ©, silhouette SM vĂŞtue de noir, bloc de tĂ©nèbres et de force brute, quasiment indĂ©passable quand vient l’affrontement physique. Ces combats demeurent d’un rĂ©alisme brutal, poussĂ©s jusqu’Ă l’ultra-violence, sculptĂ©s par un art consommĂ© du sadisme crapuleux.
Et dans ce pĂ©riple cauchemardesque, Dunstan ose un final hallucinant, dĂ©nuĂ© d’illusion, qui risque de laisser sur le carreau plus d’un spectateur. Malsain et poisseux, ultra-violent et sanglant jusqu’Ă frĂ´ler la pornographie, The Collector s’impose comme une sĂ©rie B odieusement mĂ©chante et jouissive, menĂ©e tambour battant par un montage anthologique, enchaĂ®nant les sĂ©quences chocs Ă un rythme mĂ©tronomique - pour ne pas dire Ă©reintant. Et on en sort assez troublĂ© et KO, surtout après avoir enchaĂ®nĂ© avec le presque aussi maladif Sweeney Todd de Tim Burton.
mardi 26 août 2025
Together de Michael Shanks. 2025. U.S.A/Australie. 1h42.
lundi 25 août 2025
F1
samedi 23 août 2025
Eenie Meanie / Wild Speed Girl de Shawn Simmons. 2025. U.S.A. 1h42/ 46.
(Crédit photo : image trouvée via Google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives).
Formidable surprise passĂ©e par la trappe Hulu aux États-Unis et sur Star/Disney+ ailleurs, Eenie Meenie / Wild Speed Girl s’impose comme un hommage sincère au cinĂ©ma d’exploitation des seventies par l’entremise du film de braquage pur et dur. Il ne cherche pas Ă s’affranchir des conventions mais assume pleinement sa nature de sĂ©rie B - menĂ©e avec efficacitĂ©, implication, Ă©lĂ©gance visuelle et surtout habitĂ©e par ses interprètes. Le duo Samara Weaving / Karl Glusman crève littĂ©ralement l’Ă©cran en Bonnie and Clyde modernes, portant le film Ă bout de bras grâce Ă une complicitĂ© vibrante, badine et insolente, nourrie par les dĂ©rives du banditisme mafieux.
Qu’on se le dise : les amateurs de bourrinades calibrĂ©es risquent d’ĂŞtre dĂ©concertĂ©s. Eenie Meenie refuse cette case triviale et confortable. Shawn Simmons prĂ©fère dresser le portrait d’une femme dĂ©chue mais digne, dissimulĂ© derrière l’Ă©crin ludique du polar. Il conjugue avec finesse humour, action et drame, mais sans jamais programmer l’Ă©motion : elle surgit de manière inattendue, notamment dans une ultime demi-heure marquĂ©e par une rupture de ton aussi abrupte que bouleversante. ÉmaillĂ© de deux poursuites chorĂ©graphiĂ©es Ă l’ancienne - l’antithèse des outrances hypertrophiĂ©es de Fast and Furious - le film divertit sans faiblir, portĂ© par des dialogues jamais vains (ils sont nombreux), toujours au service des prĂ©paratifs du casse, des concertations et de l’Ă©volution d’un couple bancal. John manipule sournoisement la psychĂ© dĂ©sarmĂ©e d’Edie, qui vacille au seuil de la criminalitĂ©, dĂ©chirĂ©e entre fronde et soumission.
Tout l’intĂ©rĂŞt du rĂ©cit rĂ©side lĂ : dans le parcours fragile, douloureusement humain, d’Edie. Prisonnière de son indulgence envers les hommes - qu’elle a toujours protĂ©gĂ©s, depuis sa jeunesse au sein d’une famille dysfonctionnelle - elle se jette dans l’illĂ©galitĂ© avec une audace aussi dĂ©sespĂ©rĂ©e que suicidaire. As du volant exploitĂ©e par une ligue masculine Ă la fois solidaire, autoritaire et fallacieuse, elle finira par comprendre que l’emprise de John sur son cĹ“ur pourrait la conduire Ă sa perte. Andy Garcia, en patriarche mafieux, apporte quant Ă lui une force tranquille qui Ă©chappe Ă toute caricature : expressif sans excès, presque rĂ©confortant, il accompagne Edie dans son cheminement, tout en laissant affleurer la dignitĂ© d’une remise en question rĂ©demptrice.
Le final Ă©meut profondĂ©ment, grâce au tact du rĂ©alisateur qui filme l’Ă©motion sans emphase, avec une pudeur vibrante de sincĂ©ritĂ©. Samara Weaving y dĂ©ploie un charisme hypnotique, inquiĂ©tant et troublĂ©, rĂ©vĂ©lant un humanisme torturĂ© d’une intensitĂ© presque cachĂ©e. Karl Glusman n’est pas en reste : petite frappe casse-cou, insolente, bravache, il incarne avec instinct une masculinitĂ© immature, oscillant entre bravoure et irresponsabilitĂ©.
On ne peut donc qu’ĂŞtre saisi par cette première rĂ©alisation, Ă la fois digne, noble, modeste et inspirĂ©e, qui laisse tant le rĂ©cit respirer avec une attention psychologique, une fĂŞlure humaine dĂ©sormais presque disparue derrière ses portraits (faussement) dĂ©tendus.
mercredi 20 août 2025
Body Trash / Body Melt de Philip Brophy. 1993. Australie.

mardi 19 août 2025
Les Proies / Moonlight de Paula van der Oest. 2002. 1h27.
vendredi 15 août 2025
Night Always Comes de Benjamin Caron. 2025. U.S.A. 1h50.
mercredi 13 août 2025
Eddington de Ari Aster. 2025. U.S.A. 2h28.
Alien Earth. Saison 1, Episode 1 / 2 / 3 / 5

Le coeur de l’histoire, enfin, se dĂ©ploie et se scinde en deux horizons. D’un cĂ´tĂ©, le cyborg afro, lancĂ© dans une traque implacable des crĂ©atures au nom de sa crĂ©atrice tout en s'imposant maĂ®tre chanteur face Ă deux synthĂ©tiques au quotient infantile. De l’autre, Boy Kavalier, architecte mĂ©galo, potentiellement prĂŞt Ă sacrifier Wendy/Marcy sur l’autel de ses expĂ©riences avec ses spĂ©cimens extra-terrestres - ses chimères de chair et d’obsession.
Coup de force narratif : dès l’ouverture, Wendy terrasse un ennemi dans une confrontation brève mais foudroyante. Audace rare, qui brise les codes, mĂŞme si la victoire la laisse exsangue, contrainte Ă la rĂ©paration par les mains froides d'une science avancĂ©e.
Puis surgit Curly, nouvelle synthĂ©tique dans l'ombre, avide de supplanter Wendy dans le cĹ“ur malade de Kavalier. RivalitĂ© sourde, venin distillĂ© tout en subtilitĂ©, jusqu’Ă ce final suspendu oĂą Wendy pourrait rouvrir les yeux (?).
Un Ă©pisode aussi passionnant qu’interrogatif, fidèle Ă la fièvre des prĂ©cĂ©dents : il nourrit la fascination en imposant sa personnalitĂ© tout en creusant le mystère, nous laissant encore une fois suspendus entre vertige et envoĂ»tement face Ă un rĂ©cit plus Ă©ventĂ© Ă travers 2 tenants et aboutissants dĂ©lĂ©tères.
Après le lĂ©ger faux pas du 4ᵉ Ă©pisode, Ă©tonnamment languissant, on retrouve la force des trois premiers. Ce 5ᵉ segment transitoire rend un hommage digne au Alien originel de Ridley Scott, par un saut dans le temps renvoyant au massacre de l’Ă©quipage suggĂ©rĂ© dès le tout premier Ă©pisode. Ă€ travers ce dĂ©tour passĂ©iste, se rĂ©vèlent sous un jour nouveau les intentions du capitaine Morrow, chef de la sĂ©curitĂ© du vaisseau, mais aussi celles de l’apprenti sorcier Kavalier, dont l’ambiguĂŻtĂ© semble soudain s’inverser. Mais chut…
Dans la surprise de ce rebondissement impondĂ©rable qui rebat les cartes, l’Ă©pisode, toujours remarquablement maĂ®trisĂ©, exploite Ă merveille un suspense larvĂ©, tendu jusqu’Ă l’insoutenable - songeons Ă la fameuse “bouteille d’eau” qu’une protagoniste s’apprĂŞte Ă ingurgiter. Clin d’Ĺ“il direct au chef-d’Ĺ“uvre de Scott par une situation Ă©culĂ©e, la sĂ©quence attendue se dĂ©robe pourtant, imprĂ©visible, pour mieux nous Ă©branler et nous prĂ©cipiter dans un jeu de massacre oĂą s’affrontent occupants, xĂ©nomorphe et autres crĂ©atures retorses, vĂ©loces, dĂ©lĂ©tères.
On se retrouve ainsi devant un Ă©pisode haletant et inquiĂ©tant, nourri d’un suspense Ă©touffant, oĂą l’angoisse - admirablement transmise par les visages contrariĂ©s et ce sentiment de danger insidieux - croĂ®t jusqu’Ă la terreur d’un carnage fatal, n’offrant nulle Ă©chappatoire aux proies dĂ©munies, dĂ©jĂ rongĂ©es par l’affres du dĂ©sespoir.
Un Ă©pisode mortifère, aussi passionnant que terrifiant, oĂą certaines sĂ©quences - suggĂ©rĂ©es ou graphiques - dĂ©stabilisent et Ă©prouvent avec une cruautĂ© diabolique. Tout s’y dĂ©ploie dans un art consommĂ© de l’apprĂ©hension, oĂą l’attente, l'interrogation devient intolĂ©rable. Et dĂ©jĂ se profile la promesse d’une tournure narrative nouvelle, cauchemardesque, annonciatrice d’abĂ®mes probablement plus sombres.
lundi 11 août 2025
Jurassic World: renaissance / Jurassic World Rebirth de Gareth Edwards. 2025. U.S.A. 2h14 (2h05).
Outre son action trĂ©pidante, exploitant avec une prĂ©cision mĂ©tronomique les paysages aqueux et terreux, le film s’illustre par des effets numĂ©riques parmi les plus convaincants de la saga. Mais le charme qui domine, au-delĂ de ces dĂ©cors naturels littĂ©ralement dantesques - Ă donner le vertige par moments, Ă©mane de la bonhomie des personnages : des comĂ©diens charismatiques, mĂŞlant force, fragilitĂ© et singularitĂ©, se prĂŞtent au jeu de la survie entre fougue et retenue.
La conclusion, digne et subtile, laisse affleurer une Ă©motion fragile, renouant avec le souffle romanesque d’un divertissement exhaustif qui ne confond jamais prĂ©cipitation et efficacitĂ©. Et si les assauts des espèces mutantes s’autorisent parfois une tonalitĂ© horrifique enfin retrouvĂ©e - notamment dans une ouverture concise mais percutante - Gareth Edwards insuffle, par touches badines, un humour salvateur dans les dialogues et les attitudes de ses protagonistes apeurĂ©s.
Un mot enfin sur la prestation dĂ©pouillĂ©e de Scarlett Johansson : rĂ´le quasi secondaire, dĂ©nuĂ© d’orgueil intempestif, elle se fond dans l’ensemble avec une neutralitĂ© qui renforce le rĂ©alisme de cette Ă©quipe d’aventuriers de fortune, scindĂ©e en deux camps mais soudĂ©e face Ă l’adversitĂ©. Quant Ă l’excellent Rupert Friend, il incarne le mĂ©chant sans caricature, antagoniste s'impliquant avec discrĂ©tion dans une menace sournoise.
Sans rĂ©serve, Jurassic World : Renaissance est, Ă mes yeux, l’opus le plus immersif et sĂ©duisant depuis le modèle matriciel de Spielberg. On ne peut que remercier la sincĂ©ritĂ© indĂ©fectible de Gareth Edwards, vĂ©ritable passionnĂ© du genre "qui fait rĂŞver", comme il l’avait dĂ©jĂ prouvĂ© avec Monsters, Rogue One - le meilleur Star Wars depuis L’Empire contre-attaque, il est bon de le rappeler - et The Creator.
jeudi 7 août 2025
Would You Rather de David Guy Levy. 2012. U.S.A. 1h33.
mercredi 6 août 2025
American Honey de Andrea Arnold. 2016. Angleterre/U.S.A. 2h43.
mardi 5 août 2025
Deux filles au tapis / ...All the Marbles de Robert Aldrich. 1981. 1h53.





















