vendredi 20 avril 2012

THE WIZARD OF GORE

                                                 
                                                           Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site cinedb.avcesar.com

d'Herschell Gordon Lewis. 1970. U.S.A. 1h35. Avec Ray Sager, Judy Cler, Wayne Ratay, Phil Laurenson, Jim Rau.

FILMOGRAPHIE: Herschell Gordon Lewis est un réalisateur, scénariste, producteur, directeur de photographie, acteur et compositeur américain, né le 15 Juin 1926 à Pittsburgh, Pennsylvanie (Etats-Unis).
1963: Blood Feast. 1964: 2000 Maniacs. 1965: Monster a go-go. 1965: Color me blood red. 1967: A taste of blood. 1970: The Wizard of Gore. 1972: The gore gore girls. 2002: Blood Feast 2.

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En 1970, le pape du gore nous concocte un Ă©nième film gore dĂ©gueulbif, juste après quelques illustres friandises restĂ©es dans les annales du genre (Blood Feast et surtout 2000 Maniacs, son dĂ©lire sudiste le plus drĂ´le et original). The Wizard of gore ne dĂ©roge pas Ă  la règle ! C'est amateuriste, grand-guignolesque, dĂ©bridĂ© et fatalement redondant ! Pour les amateurs de tripaille faisandĂ©e, cette curiositĂ© vintage ne manque pas de charme dans son florilège de provocations incongrues. Montag, un magicien venu de nulle part rĂ©alise devant un public mĂ©dusĂ© des tours de prestige particulièrement sanglants. Il dĂ©montre tout son talent artistique Ă  torturer en direct un spectateur dĂ©signĂ© après l'avoir hypnotisĂ©. Quelques instants après chaque reprĂ©sentation, les jeunes femmes prĂ©alablement sĂ©lectionnĂ©es sont retrouvĂ©es assassinĂ©es dans les mĂŞmes circonstances. Une journaliste et son amant vont tenter de percer le mystère de ce prestidigitateur. 


Décors minimalistes, acteurs dérisoires, photo ocre délavée, scénario grotesque et surtout gore festif autopsié en gros plan ! Nous sommes bien en présence d'une pellicule obsolète mise en scène par notre ancêtre du gore, toujours plus motivé à nous balancer à la face nombre de scènes-chocs ultra sanglantes. Enucléation d'un oeil, corps coupé à la tronçonneuse ou écrasé par une presse, estomac éviscéré, empalement d'épée au fond de la gorge, tête tranchée à la guillotine, pieu enfoncé dans la tempe ! Des FX cheaps filmés en plan zoom, à grands renfort d'organes démembrés, comme tout bon film de cannibales ou zèderies ritales estampillés d'Amato Ketchup ! Le scénario improbable mais farfelu est un prétexte à aligner de façon récurrente nombre de mises à mort perpétrées par un mage souhaitant altérer réalité et fiction dans des tours de passe-passe singuliers. Paradoxalement, sitôt le numéro de torture exécuté, les personnes préalablement mutilées mais bel et bien vivantes sont retrouvées assassinées sous le même mode opératoire. Une journaliste et son compagnon dubitatif vont tenter de lever le voile sur le mystère de cette vague de crime et convier ce magicien orgueilleux dans une émission de télé ! Et on peut dire que l'épilogue halluciné vaut son pesant de délire métaphysique sur notre perception de la réalité et le sens illusoire de la fiction ! A croire que Lewis et toute son équipe ont du abuser de substance psychotrope pour rallonger un final décousu totalement irraisonné !


The Wizard of gore est donc un petit classique du gore risible, assez ludique et croquignolet pour tout amateur de curiositĂ© datĂ©e. Le caractère clairsemĂ© du script saugrenu, l'aimable sympathie des protagonistes incultes et surtout la galerie insolente des scènes chocs vomitives concourent Ă  Ă©gayer cette plaisanterie au mauvais goĂ»t assumĂ©. En prime, le cabotinage disproportionnĂ© de notre meurtrier azimutĂ©, affublĂ© d'un costume noir d'aristocrate valorise un charme dĂ©suet dans ses ambitions autocrates.

Un grand merci Ă  cinedb.avcesar.com
20.04.12
Bruno Matéï

jeudi 19 avril 2012

L'Ordre et la Morale

Photo empruntée sur Google, appartenant au site Cinemovies.fr

de Mathieu Kassovitz. 2011. France. 2h16. Avec Mathieu Kassovitz, Iabe Lapakas, Malik Zidi, Alexandre Steiger, Sylvie Testud, Philippe Torreton, Daniel Martin.

Sortie salles France: 16 Novembre 2011

FILMOGRAPHIE: Mathieu Kassovitz est un acteur, scĂ©nariste, rĂ©alisateur et producteur français, nĂ© le 3 AoĂ»t 1967 Ă  Paris. 1993: MĂ©tisse. 1995: La Haine. 1997: Assassins. 2000: Les Rivières Pourpres. 2003: Gothika. 2008: Babylon A.D. 2011: L'Ordre et la Morale. 

Photo empruntée sur Google, appartenant au site Cinemovies.fr

D'après le livre de Philippe LegorjusLa Morale et l'Action, Mathieu Kassovitz mis plus de 10 ans Ă  Ă©chafauder son scĂ©nario remaniĂ© en 25 versions. Alors que le tournage fut prĂ©vu sur les lieux mĂŞmes de la prise d'otage d'OuvĂ©a, le rĂ©alisateur dĂ» se rĂ©soudre Ă  s'orienter vers la PolynĂ©sie française puisqu'une partie de la population calĂ©donienne s'opposa Ă  sa prĂ©sence. D'autres controverses ont Ă©galement Ă©tĂ© rapportĂ©es si bien que l'armĂ©e française remis en cause la version historique des faits jugĂ©s trop militants.

Synopsis: Avril 1988, en Nouvelle-CalĂ©donie. des indĂ©pendantistes assassinent quatre gendarmes et en kidnappent 30 autres pour les emprisonner dans une grotte insulaire. Alors que l'Ă©tat français dĂ©ploie 300 militaires pour intimider ces preneurs d'otage, le capitaine Philippe Legorjus va tenter de nĂ©gocier avec les rebelles Kanaks. Des rivaux beaucoup moins dĂ©lĂ©tères et sanguinaires que les mĂ©dias ont pu le faire croire. 

Photo empruntée sur Google, appartenant au site Cinemovies.fr

En frondeur intègre, Mathieu Kassovitz nous retrace le conflit politique de la Nouvelle-CalĂ©donie survenue en 1988 avec un groupuscule d'indĂ©pendantistes opposĂ©s Ă  l'armĂ©e française dĂ©ployĂ©e au chiffre de 300. Au moment des Ă©lections du second tour, un nĂ©gociateur du GIGN tente d'apaiser la situation chez ces insurgĂ©s pour Ă©viter un assaut meurtrier dĂ©crĂ©tĂ© par le gouvernement.
Ainsi, à l'aide d'une structure narrative particulièrement limpide, l'Ordre et la Morale est un drame politique captivant soulignant l'hypocrisie de certains dirigeants. Là où leur notion d'éthique y est bannie au profit d'une présidence adepte du favoritisme.
Avec souci de vĂ©ritĂ© documentĂ©e, Mathieu Kassovitz dĂ©nonce les calomnies de l'armĂ©e française, de certains politiciens et de la gendarmerie privilĂ©giant une guerre sanglante pour favoriser le parti d'une victoire prĂ©sidentielle. Alors que le capitaine Philippe Legorjus tente de gagner la confiance du chef des insurgĂ©s auprès d'un compromis pacifiste, ce nĂ©gociateur compatissant se retrouve contraint de le trahir par la cause de sa dĂ©ontologie professionnelle. La confrontation humaine de deux rivaux finalement opposĂ©s au subterfuge de la trahison nous est donc illustrĂ©e dans une morale indigne, faute de l'opportunisme de nos pouvoirs politiques.
Enfin, on peut d'autre part relever le souci de réalisme cinglant imparti au point d'orgue lors de l'assaut meurtrier perpétré par l'armée française. Sans esbroufe, filmés caméra à l'épaule, les combats en interne de belligérants aussi pugnaces qu'apeurés nous sont caractérisés de manière âpre et abrupte, jusqu'au bain de sang promu.

Photo empruntée sur Google, appartenant au site Cinemovies.fr

Réflexions sur le sens de nos responsabilités et sur la moralité de nos engagements, l'Ordre et la Morale est un brûlot politique qui ose pointer du doigt la corruption exercée par certains leaders gouvernementaux, adeptes de l'extrême droite. Hormis le jeu théâtral des comédiens (en dehors de l'assurance appliquée de l'acteur Mathieu Kassovitz), ce dérisoire jeu de pouvoir démontre ici notre incapacité à gérer un conflit terroriste lorsque le mensonge y engendre l'assassinat. Car, à l'image assumée de notre négociateur: "si la vérité blesse, le mensonge tue !"

*Bruno
19.04.12.

Récompense: Grand Prix du Festival du film de Sarlat, 2011


mercredi 18 avril 2012

HUGO CABRET (Hugo)

Photo empruntĂ©e sur Goggle, appartenant au site lyricis.fr   
de Martin Scorsese. 2011. U.S.A. 2h06. Avec Asa Butterfield, Chloe Moretz, Jude Law, Michael Pitt, Christopher Lee, Emily Mortimer, Sacha Baron Cohen, Ben Kingsley, Ray Winstone, Helen McCrory.

Sortie salles France: 14 Décembre 2011. U.S: 23 Novembre 2011
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Récompenses: Oscar 2012: Meilleur Photographie, Meilleure Direction Artistique, Meilleurs Effets Visuels, Meilleur Montage Sonore, Meilleur Mixage Son.
Golden Globes 2012: Meilleur réalisateur pour Martin Scorsese
National Board of Review Awards 2011: Meilleur Film, Meilleur Réalisateur
Critics Choice Awards 2012: Meilleure Direction Artistique
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FILMOGRAPHIE: Martin Scorsese est un rĂ©alisateur amĂ©ricain nĂ© le 17 Novembre 1942 Ă  Flushing (New-york).
1969: Who's That Knocking at my Door, 1970: Woodstock (assistant rĂ©alisateur), 1972: Bertha Boxcar, 1973: Mean Streets, 1974: Alice n'est plus ici, 1976: Taxi Driver, 1977: New-York, New-York, 1978: La Dernière Valse, 1980: Raging Bull, 1983: La Valse des Pantins, 1985: After Hours, 1986: La Couleur de l'Argent, 1988: La Dernière Tentation du Christ, 1990: Les Affranchis, 1991: Les Nerfs Ă  vif, 1993: Le Temps de l'innocence, 1995: Un voyage avec Martin Scorsese Ă  travers le cinĂ©ma amĂ©ricain, 1995: Casino, 1997: Kundun, 1999: Il Dolce cinema -prima partie, A Tombeau Ouvert, 2002: Gangs of New-York, 2003: Mon voyage en Italie (documentaire), 2004: Aviator, 2005: No Direction Home: Bob Dylan, 2006: Les InfiltrĂ©s,  2008: Shine a Light (documentaire), 2010: Shutter Island. 2011: Hugo Cabret.
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Avertissement ! Cet hommage concerne l'avis subjectif d'un puriste amateur, amoureux de cinéma de genre, en toute indépendance. Il ne s'agit pas d'un plagiat. Toute analogie avec une critique d'un site spécifique ne serait que pure coïncidence.
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En 2011, Martin Scorsese entrepose Ă  l'Ă©cran le roman de Brian Selznick, l'Invention de Hugo Cabret, pour nous confectionner son hommage au 7è art et au cinĂ©aste français Georges MĂ©liès. Des prĂ©mices du cinĂ©ma muet Ă  l'invention du genre fantastique innovĂ© par un crĂ©ateur de gĂ©nie, Hugo Cabret est un voyage au centre de l'illusion, oĂą des artistes vigoureux rĂ©parent les machines pour cristalliser leur destin.

Dans une gare parisienne des annĂ©es 30, Hugo se retrouve seul après avoir perdu son père dans un incendie. Sous la garde d'un oncle alcoolique, il est contraint d'activer le cadran d'une  immense horloge en guise de travaux forcĂ©s. Pendant son temps libre, il est surtout entĂŞtĂ© Ă  rĂ©parer un automate au mĂ©canisme complexe et retrouver une mystĂ©rieuse clef en forme de coeur. 
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Conte enchanteur au pouvoir de féerie insatiable, le nouveau film de Martin Scorsese est un somptueux ballet d'illusion et d'émotion sous l'effigie parisienne d'une station de métro des années 30. Dans la reconstitution antique d'une gare française remplie de citadins fluctuants, Hugo Cabret est l'histoire flamboyante de deux destins agencés pour la consécration.
Hugo, jeune orphelin de douze ans, dĂ©cide d'achever la confection d'un vieil automate prĂ©alablement dĂ©busquĂ© par son père dans le grenier d'un musĂ©e. Après la mort accidentelle de celui-ci, l'enfant est obsĂ©dĂ© Ă  l'idĂ©e de rĂ©tablir sur pièce ce pantin rubigineux aux Ă©lĂ©ments partiels. Pour cela, il est contraint de voler des outils et pièces mĂ©caniques chez un marchand de jouet acariâtre. HantĂ© par la mort inĂ©quitable de son paternel, il souhaite retrouver la clef qui pourrait lui permettre de ressusciter son automate de plomb. Alors qu'au fil de son cheminement, il va Ă©galement dĂ©couvrir son incroyable destinĂ©e affiliĂ©e Ă  l'un des plus grands gĂ©nies du 7è art !
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En sorcier utopiste dĂ©libĂ©rĂ© Ă  renouer avec les Ă©motions sĂ©culaires du cinĂ©ma muet, Martin Scorcese 
nous retransmet avec fougue et virtuositĂ© les prĂ©mices du 7 art, sous l'Ă©tendard d'un maĂ®tre de l'illusion. DĂ©claration d'amour Ă  l'imaginaire et Ă  la crĂ©ativitĂ©, au pouvoir Ă©vasif de la fiction par le procĂ©dĂ© novateur du cinĂ©matographe, Hugo Cabret est un hommage rempli d'Ă©loges Ă  ces crĂ©ateurs illuminĂ©s. En en particulier Ă  Georges Meliès, magicien et cinĂ©aste obstinĂ© Ă  convoiter un public songeur. C'est son parcours qui nous ait retranscrit avec une verve infatigable Ă  travers les yeux candides d'un enfant en quĂŞte identitaire, fascinĂ© par les attractions inĂ©dites plus vraies que nature. Sa rĂ©jouissance, il la retrouve au sein d'un vieux cinĂ©ma ornĂ© d'une toile gĂ©ante et jalonnĂ© de sièges de velours pour accueillir la popularitĂ© curieuse d'un public novice. Le spectacle singulier est confinĂ© dans cette vaste salle de théâtre tapie dans l'obscuritĂ© oĂą l'on projette en boucle les premiers essais des Frères Lumières, les dĂ©buts comiques d'Harold Lloyd et de Chaplin et les fĂ©eries enchanteresses du Voyage dans la lune d'un certain MĂ©liès. Mais encore l'avènement du western ou du film catastrophe quand un train de marchandise fonçait droit devant la foule Ă©bahie de spectateurs affolĂ©s ! Un public aussi horrifiĂ© que rieur d'assister Ă  la duperie d'un mĂ©trage conçu pour les impressionner, sans d'autre ambition que de les divertir avec plaisance. Et cela avant que n'intervienne le procĂ©dĂ© moderne du cinĂ©ma parlant avec Don Juan ou le Chanteur de jazz.
Sous contexte historique, Martin Scorcese aborde Ă©galement le prĂ©judice de la guerre quand Georges MĂ©lies fut contraint d'abdiquer Ă  son mĂ©tier de cinĂ©aste par la cause d'un conflit militaire Ă  Ă©chelle mondiale. Sous cet aspect politique, il montre Ă  quel point l'homme dĂ©pitĂ© peut renoncer Ă  ses dĂ©sirs, ses ambitions inhĂ©rentes quand la violence et la mort ont annihilĂ© toute notion d'optimisme. Mais Hugo Cabret est autant un conte merveilleux transcendant l'incroyable destinĂ©e d'un orphelin tourmentĂ© par la mort d'un père chĂ©rissant. Sa quĂŞte initiative va lui permettre de retrouver la foi par l'entremise d'un pantin prodigieux compromis Ă  la rencontre insensĂ©e d'un personnage de lĂ©gende !
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Cinéma Paradiso
Magnifiquement interprĂ©tĂ© et mis en scène avec une virtuositĂ© Ă©bouriffante, Hugo Cabret est un chef-d'oeuvre de fantaisie oĂą l'Ă©motion gracile nous ranime la flamme des premiers Ă©mois du cinĂ©matographe. LĂ  oĂą nos doyens spectateurs s'extasiaient devant des trĂ©sors d'ingĂ©niositĂ© conçus par des travailleurs manuels amoureux de leur firme artisanale. Une oeuvre candide au parfum rĂ©tro dĂ©lectable, une Ă©loge au cinĂ©ma originel et surtout au rĂŞve qui en dĂ©coule par l'imaginaire prolifique de magiciens nobles. 
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Un grand merci Ă  Lyricis.fr
Dédicace à Isabelle Rocton
18.04.12
Bruno Matéï


mardi 17 avril 2012

Eva

Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site be.com   

de Kike Maillo. Espagne. 2011. 1h34. Avec Daniel BrĂĽhl, Marta Etura, Alberto Ammann, Claudia, Vega, Lluis Homar, Anne Canovas, Sara Rosa Losilla, Jordi Diaz.

Sortie salles France: 21 Mars 2012

FILMOGRAPHIE: Kike Maillo est un rĂ©alisateur, scĂ©nariste, acteur, compositeur espagnol, nĂ© le 3 Juin 1975 Ă  Barcelone. 2011: Eva. 

Un joli film, Ă©trange et touchant 
A découvrir...

Bruno 
17.04.12





lundi 16 avril 2012

SHAME (honte)

Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site culturopoing.com   
de Steve Mc Queen. 2011. Angleterre/Australie. 1h39. Avec Carey Mulligan, Michael Fassbender, James Badge Dale, Hannah Ware, Amy Hargreaves, Nicole Beharie, Elizabeth Masucci, Lucy Walters, Briana Marin.

Sortie salles France: 7 Décembre 2011. U.S: 2 Décembre 2011
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FILMOGRAPHIE: Steve Rodney McQueen est un artiste et réalisateur anglais, né en 1969 à Londres.
2008: Hunger
2011: Shame

Récompense: Coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine de Michael Fassbender
Prix d'interprétation à Venise pour Michael Fassbender
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Trois ans après l'Ă©prouvant Hunger, drame politique qui retraçait la grève de la faim entamĂ©e par un illustre sĂ©paratiste de l'IRA, l'artiste peintre Steve Mc Queen rappelle son acteur majeur Michael Fassbender pour nous livrer avec Shame le portrait intime d'un pervers victime de pathologie sexuelle.
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Un homme d'affaires est incapable d'entamer une relation stable avec une femme, faute de son accoutumance pour le sexe lubrique. PartagĂ© entre le dĂ©sespoir et l'impuissance de ne pouvoir refrĂ©ner ses pulsions, sa soeur tente malgrĂ© tout de lui offrir son affection en dĂ©barquant Ă  l'improviste dans son appartement pour s'y installer. 
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De manière dĂ©pouillĂ©e et introspective, le rĂ©alisateur Steve Mc Queen se penche sur une maladie rarement traitĂ©e au cinĂ©ma, l'addiction sexuelle. Sans fioritures ni complaisance, cette chronique dĂ©senchantĂ©e d'un trentenaire nĂ©vrosĂ© nous illustre sa dĂ©rive quotidienne Ă©maillĂ©e de rencontres impromptues dans un new-york crĂ©pusculaire. En dehors de ses virĂ©es urbaines, il trouve Ă©galement son rĂ©confort sur un Ă©cran d'ordinateur portable auprès de sites web Ă  caractère pornographique puis se masturbe machinalement dans les toilettes du bureau. Avec l'arrivĂ©e fortuite de sa soeur versatile et immature, Brandon se sent Ă©piĂ© et Ă©touffĂ© par sa prĂ©sence envahissante. Un jour, alors qu'une collègue de travail lui fait gentiment la cour, il tente d'entamer une vraie relation basĂ©e sur les sentiments. Et cela, en dĂ©pit de son Ă©thique de ne pouvoir tolĂ©rer une relation conjugale inscrite dans la longĂ©vitĂ© de la fidĂ©litĂ©. Au moment propice de l'Ă©treinte sexuelle, il se rend compte qu'il est incapable de faire l'amour Ă  une femme motivĂ©e par le dĂ©sir de la tendresse. Davantage plongĂ© dans la honte, le dĂ©sarroi et la culpabilitĂ© de ne pouvoir transcender sa frĂ©nĂ©sie sexuelle, Brandon erre dans les quartiers propices Ă  frĂ©quenter des marginales adeptes de luxure ou des homosexuels livrĂ©s Ă  l'Ă©changisme.
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Mis en scène avec souci de vĂ©ritĂ© humaine en interne d'une ambiance feutrĂ©e au climat cafardeux, Shame est un drame psychologique plongĂ© dans le regard austère de son protagoniste, tributaire d'une dĂ©viance sexuelle intarissable. ProfondĂ©ment esseulĂ© malgrĂ© l'omniprĂ©sence de sa soeur dĂ©soeuvrĂ©e, Brandon se raccroche in extremis Ă  l'amour de cette dernière pour peut-ĂŞtre retrouver un regain d'affection au monde qui le dĂ©suni. Toute l'intrigue du film est focalisĂ© sur le psychĂ© sĂ©vèrement brimĂ© de ce trentenaire d'apparence docile, prisonnier car esclave de sa sexualitĂ© putassière. C'est tout le poids du dĂ©shonneur et du scrupule qui lui est allouĂ© Ă  travers son parcours rĂ©cursif ne laissant entrevoir aucune lueur d'espoir. ATTENTION SPOILER !!! Et cela, mĂŞme après l'acte suicidaire intentĂ© par sa jeune soeur dĂ©moralisĂ©e par leur discorde FIN DU SPOILER.

Michael Fassbinder se délivre corps et âme à endosser le rôle fébrile d'un pervers gangrené par sa morale car compromise à la luxure la plus débauchée. Une prestation souvent poignante, voire bouleversante dans ses rapports conflictuels engagés avec une soeur toute aussi démotivée par la catharsis d'une relation conjugale équitable. C'est cette chétive relation familiale terriblement contraignante pour le malade incriminé, car incapable de pouvoir avouer sa déchéance sexuelle, qui donne lieu à des séquences dramatiques d'une grave acuité émotionnelle.
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L'Amour violé
RĂ©flexion sur la torpeur de l'addiction et notre rapport Ă©quivoque Ă  l'emprise du sexe, Shame est un bouleversant tĂ©moignage sur la dĂ©chĂ©ance d'un solitaire sĂ©questrĂ© dans son univers aseptisĂ©. 
AccentuĂ© par la partition Ă©lĂ©giaque de Harry Escott (aux lourds accents de Hans Zimmer !) et sublimĂ© par l'interprĂ©tation de Michael Fassbender, ce drame blafard nous place rĂ©gulièrement sur un sentiment amer de nonchalance. D'autant plus que son Ă©pilogue concis nous quitte brutalement face Ă  l'Ă©ventuelle repentance du toxicomane dĂ©shumanisĂ©. 

Un grand merci Ă  Culturopoing.com
16.04.12
Bruno Matéï

vendredi 13 avril 2012

Creep


de Christopher Smith. 2004. Angleterre/Allemagne. 1h25. Avec Franka Potente, Vas Blackwood, Ken Campbell, Jeremy Sheffield, Paul Rattray, Kelly Scott, Sean Harris, Kathryn Gilfeather, Joe Anderson, Sean De Vrind.

Sortie salles France: 4 Mai 2005

FILMOGRAPHIE: Christopher Smith est un rĂ©alisateur et scĂ©nariste britannique, nĂ© le 16 AoĂ»t 1970 Ă  Bristol. 2004: Creep. 2006: Severance. 2009: Triangle. 2010: Black Death
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Pour le premier film d'un rĂ©alisateur anglais aujourd'hui reconnu, Creep possĂ©dait dĂ©jĂ  suffisamment d'atouts pour convaincre l'amateur d'horreur avec ce survival cradingue illustrant les exactions d'un monstre rĂ©duit Ă  l'Ă©tat primitif. Dans la mĂŞme veine que le MĂ©tro de la Mort de Gary Sherman, Creep reflète en outre une rĂ©sonance sociale pour la caricature caustique d'une sociĂ©tĂ© individualiste dĂ©prĂ©ciant les laissĂ©s pour compte. Le PitchDans les sous-sols d'un mĂ©tro de Londres, une jeune femme assoupie se retrouve seule après la fermeture des guichets. Alors qu'un train en circulation s'arrĂŞte sur une voie adjacente, l'un de ses collègues de travail y descend et tente de la violer. Mais une prĂ©sence hostile tapie dans l'ombre s'en prend sauvagement Ă  lui.
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SĂ©rie B d'exploitation rĂ©alisĂ©e sans prĂ©tention avec un sens habile de l'angoisse diffuse, Creep tire sa force de par la verdeur d'une ambiance malsaine contrastant avec une photo criarde et le profil psychologique du tueur crapuleux, monstre de foire dĂ©shumanisĂ©. D'un script Ă©culĂ© jalonnĂ© de situations rebattues, prĂ©texte Ă  scènes chocs cinglantes et suspense lattent, ce survival sardonique (le violeur dĂ©butant son acte sexuel alors que le tueur l'enverra ad patres sans restriction !) exploite pour autant Ă  bon escient l'intĂ©rieur claustrophobique de ses dĂ©cors opaques. VĂ©ritable dĂ©dale de vastes couloirs interminables, de bouches d'Ă©gout et conduits d'aĂ©ration, le mĂ©tro londonien s'avère ici un vĂ©ritable piège Ă  claustration pour nos survivants contraints de se planquer dans les endroits les plus Ă©troits ou insalubres. 
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EmaillĂ© de sĂ©quences terrifiantes (la 1ère apparition du tueur est un authentique moment d'effroi fortuit !) et agrĂ©mentĂ© de sĂ©quences gores aussi acĂ©rĂ©es qu'explicites (le meurtre hors champ de la sdf se rĂ©vèle pourtant insupportable auprès de sa cruditĂ© viscĂ©rale !), Creep transcende son scĂ©nario orthodoxe par sa manière habile Ă  captiver le spectateur lors d'une mise en scène vigoureuse. EmbrigadĂ©s dans les rĂ©seaux d'Ă©gout ou expĂ©rimentĂ©s sur le lit d'un labo mĂ©dical rempli d'outils rubigineux, nos protagonistes sont contraints d'endurer une nuit d'effroi sous la tyrannie d'un tueur adepte de la torture sans anesthĂ©sie ! Si ce jeu du chat et de la souris se rĂ©vèle haletant et davantage intense, c'est dans sa facultĂ© Ă  retranscrire un univers sordide rĂ©gi par un tueur prĂ©alablement asservi d'un paternel sans vergogne, adepte de l'expĂ©rimentation chirurgicale. Un monstre impassible au regard stĂ©rile, contraint de se nourrir de chair humaine pour subvenir Ă  ses besoins nutritifs. Ainsi, en jouant la carte du rĂ©alisme craspec, Christopher Smith s'efforce Ă  nous authentifier cet ĂŞtre dĂ©shumanisĂ©, truffĂ© de tics convulsifs, couinant un cri laconique pour imposer sa hiĂ©rarchie autonome, dĂ©ambulant d'une dĂ©marche dĂ©gingandĂ©e vers ses victimes dĂ©boussolĂ©es. Son corps meurtri lardĂ© de contusions et cicatrices ainsi que son regard aigri dissimulant toutefois une forme de mĂ©lancolie Ă©voquant donc le sentiment que ce monstre humiliĂ© et maltraitĂ© fut autrefois esclave d'un savant fou.
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RĂ©alisĂ© avec savoir-faire, parfois vĂ©ritablement terrifiant et impressionnant de par ses effets-chocs rĂ©vulsifs, Creep s'extrait du lot traditionnel du genre sous l'impulsion de son ambiance licencieuse et l'exploitation judicieuse de son dĂ©cor ferroviaire. C'est Ă©galement dans la caractĂ©risation du tueur Ă©quivoque sans doute martyrisĂ© par un passĂ© tendancieux que Creep culmine son pouvoir morbide par le biais d'une misère humaine. Sans conteste, un des meilleurs films d'horreur des annĂ©es 2000.

*Eric Binford
Un grand merci Ă  dl4all.com
22.11.21. 
13.04.12
06.10.24. 4èx


jeudi 12 avril 2012

Alien, le 8è passager

                                                  Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site zoom-cinema.fr

de Ridley Scott. 1979. U.S.A/Angleterre. 1h56. Avec Sigourney Weaver, Tom Skerritt, Veronica Cartwright, Harry Dean Stanton, John Hurt, Ian Holm, Yaphet Kotto, Bolaji Badejo, Helen Horton.

Sortie salles France: 12 Septembre 1979. U.S: 31 Octobre 2003

FILMOGRAPHIE (Info Wikipedia)Ridley Scott est un rĂ©alisateur et producteur britannique nĂ© le 30 Novembre 1937 Ă  South Shields. 1977: Duellistes. 1979: Alien. 1982: Blade Runner. 1985: Legend. 1987: TraquĂ©e. 1989: Black Rain. 1991: Thelma et Louise. 1992: 1492: Christophe Colomb. 1995: Lame de fond. 1997: A Armes Egales. 2000: Gladiator. 2001: Hannibal. 2002: La Chute du faucon noir. 2003: Les AssociĂ©s. 2005: Kingdom of heaven. 2006: Une Grande AnnĂ©e. 2007: American Gangster. 2008: Mensonges d'Etat. 2010: Robin des Bois. 2012: Prometheus.

 
"Dans l’ombre du Nostromo : Le Chant du Dragon BiomĂ©canique".
1979 marque une annĂ©e charnière dans le paysage de la science-fiction, quand un rĂ©alisateur novateur et avisĂ© relève la gageure de rĂ©interprĂ©ter l’icĂ´ne du monstre mythologique. InfluencĂ© par La Planète des Vampires de Bava, Dark Star de Carpenter, et inspirĂ© par le Ixtl — la crĂ©ature du roman La Faune de l’espace d’A.E. Van Vogt Alien devient l’Ă©tendard d’un film d’anticipation Ă  l’Ă©pouvante organique. Succès critique et public Ă  sa sortie, ce chef-d’Ĺ“uvre, au sens noble, fonde une saga illustre oĂą ambitions formelles, techniques et narratives s’entrelacent au diapason.

Le pitch : Ă  bord du Nostromo, une Ă©quipe de sept astronautes s’apprĂŞte Ă  regagner la Terre. Mais leur ordinateur capte un signal inquiĂ©tant, les contraignant Ă  se poser sur une planète hostile. Sur place, l’un d’eux est agressĂ© par une forme organique inconnue. Cette crĂ©ature, bâillonnĂ©e sur le visage de l’officier Kane, est ramenĂ©e Ă  bord sous l’autoritĂ© d’Ash et contre l’avis du lieutenant Ellen L. Ripley. L’Ă©trange parasite se libère, s’occulte dans les couloirs du Nostromo. Commence alors une traque implacable, sanglante, oĂą les passagers se retrouvent persĂ©cutĂ©s par cette menace reproductive.


Dans l’espace, personne ne vous entend crier — tagline devenue culte — Ridley Scott s’engage dans la voie rare de l’anticipation horrifique, façonnant une crĂ©ature atypique, gravĂ©e d’une pierre blanche. Avec un budget de 11 millions de dollars, il orchestre une armada de dĂ©cors baroques sous la houlette de Michael Seymour. Souci du dĂ©tail ornemental, effet documentaire : maĂ®tre-mots d’un metteur en scène dĂ©terminĂ© Ă  traduire avec force et vĂ©ritĂ© un univers ombrageux sous l’architecture mĂ©tallique d’une planète crĂ©pusculaire. Le pouvoir de fascination morose se concentre sur cet environnement anxiogène et l’aspect hybride du mĂ©tamorphe reproductif — un monstre mesquin, pernicieux, traquant un Ă  un les membres d’un Ă©quipage Ă  bout de souffle, fuyant sous les conduits du vaisseau. Ainsi, angoisse palpable et sentiment d’impuissance se dĂ©ploient dans le dĂ©sarroi des protagonistes, dĂ©motivĂ©s par la facilitĂ© virulente de cette menace invisible. La mise en scène, tout entière au service de la suggestion, dĂ©cuple le malaise dans les vastes recoins d’un dĂ©dale oppressant, labyrinthe de toutes les peurs.


Contrairement aux Ă©pisodes suivants, Alien se rĂ©vèle un modèle d’intelligence dans son art du non-dit. Moins la crĂ©ature est montrĂ©e, plus la menace grandit, palpable, latente. Les effets spĂ©ciaux et le design biomĂ©canique de la crĂ©ature, imaginĂ©s par H.R. Giger, forgent le caractère fascinant et singulier de cette Ĺ“uvre. L’originalitĂ© rĂ©side dans la physionomie hĂ©tĂ©roclite du mutant — pourtant peu prĂ©sent Ă  l’Ă©cran — et le dĂ©cor sporadique d’une galaxie lointaine. Outre la partition Ă©vocatrice de Jerry Goldsmith, un bourdonnement rĂ©cursif et un battement de cĹ“ur rythment Ă  merveille l’apprĂ©hension feutrĂ©e au cĹ“ur du vaisseau, dominĂ© par un dragon protĂ©iforme.


"Le Passager de l’Angoisse : Naissance d’une IcĂ´ne".
JalonnĂ© de sĂ©quences anthologiques — l’humanoĂŻde dĂ©chu de ses fonctions mĂ©caniques, les mises Ă  mort d’un vĂ©risme cruel, l’alien jaillissant de l’estomac de John Hurt, traumatisme renforcĂ© en 4K — Alien envoĂ»te sans fioritures ni esbroufe. Sa rigueur formelle dessine un univers crĂ©dible, portĂ© par des interprĂ©tations Ă  la fois humaines et matures, tandis que Sigourney Weaver incarne l’hĂ©roĂŻne en devenir, survivante pugnace, devenue icĂ´ne.

*Bruno
19.08.24. Vostfr. 4k
12.04.12.


mercredi 11 avril 2012

ATROCIOUS

Photo empruntée sur Google, appartenant au site Cinemovies.fr
de Fernando Barreda Luna. Espagne/Mexique. 2010. 1h15. Avec Christian Valencia, Clara Moraleda, Chus Pereiro, Sergi Martin, Xavi Doz, Jose Masegosa

Sortie salles France: 17 Août 2011. 11 Avril 2012 (dvd et blu-ray)

FILMOGRAPHIE (Source IMDB)Fernando Barreda Luna est un réalisateur, scénariste, monteur, compositeur, né le 12 Juillet 1983 à Tampico, Tamaulipas, Mexique.
2009: Oscuridad
2010: Atrocius

Le found footage le plus nul de l'histoire du cinéma est ici !




mardi 10 avril 2012

Mondwest / Westworld

                                                  Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site www.cinemovies.fr

de Michael Chrichton. 1973. U.S.A. 1h29. Avec Yul Brynner, Richard Benjamin, James Brolin, Norman Bartold, Alan Oppenheimer, Victoria Shaw, Dick Van Patten, Linda Gaye Scott, Steve Franken.

Sortie salles France: 27 Février 1974. U.S: 21 Novembre 1973

FILMOGRAPHIE (source Wikipedia): Michael Chrichton est un écrivain, scénariste, producteur et réalisateur américain, né le 23 Octobre 1942, décédé le 4 Novembre 2008 à Los Angeles.
1972: Pursuit (tĂ©lĂ©-film inĂ©dit en France). 1973: Mondwest. 1978: Morts Suspectes. 1979: La Grande Attaque du Train d'or. 1981: Looker. 1984: Runaway, l'Ă©vadĂ© du futur. 1989: Preuve Ă  l'appui (Physical Evidence).
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"Si tu pouvais faire le mal sans consĂ©quence… serais-tu toujours une bonne personne ?"

Premier long-mĂ©trage du cĂ©lèbre Ă©crivain Michael Crichton, Mondwest s’impose en prĂ©curseur d’une lignĂ©e de blockbusters ricains : GĂ©nĂ©ration Proteus, Terminator, Hardware, Robocop, Blade Runner... autant de rejetons lĂ©gitimes. RĂ©cit d’anticipation fustigeant les dĂ©rives de l'avancĂ©e technologique, ce western hybride dĂ©ploie son inquiĂ©tante Ă©trangetĂ© autour de la silhouette hiĂ©ratique de l’illustre Yul Brynner inoubliable en robot erratique.

Le pitch : en villĂ©giature, deux notables dĂ©couvrent l’attraction inĂ©dite de Delos, un univers fantasmatique scindĂ© en trois Ă©poques - Moyen Ă‚ge, Far West, Empire romain - reconstituĂ©es avec un rĂ©alisme scĂ©nique saisissant grâce Ă  des humanoĂŻdes plus vrais que nature. Mais alors que tout semblait rĂ©uni pour combler l'appĂ©tit d'exotisme de nos touristes rupins, les robots-figurants adoptent subitement un comportement vindicatif, Ă©chappant au contrĂ´le de leurs crĂ©ateurs....

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Qui n’a jamais fantasmĂ© de sĂ©journer dans une Ă©poque rĂ©volue pour s’immerger dans l’ordinaire d’un monde dĂ©sormais obsolète ? Mondwest incarne l’utopie de ces dĂ©sirs ludiques les plus saugrenus. Pour divertir l’homme en mal de sensations nouvelles, Crichton imagine un parc rĂ©volutionnaire, oĂą des vacanciers fortunĂ©s peuvent cohabiter avec des machines Ă  visage humain. Dans des dĂ©cors d’un rĂ©alisme troublant, il travestit les rĂ©cits antiques en autant de pĂ©ripĂ©ties homĂ©riques pour combler le touriste avide d’action transgressive : bagarres de saloon, Ă©vasions de prison, duels au pistolet et luxure tarifĂ©e. Mondwest se dĂ©guste alors comme une friandise acidulĂ©e avant de virer au cauchemar mĂ©canique.  Nos deux protagonistes machistes s’y enivrent d’un rĂŞve d’enfant : incarner des cow-boys insolents basculant dans une marginalitĂ© criminelle, confrontĂ©s Ă  un antagoniste de plus en plus arrogant. C’est dans cette armure glaciale que Yul Brynner crève l’Ă©cran - monolithique, impassible, dĂ©terminĂ© Ă  traquer, Ă  Ă©liminer, Ă  Ă©radiquer toute prĂ©sence humaine dissimulĂ©e dans les recoins de Delos. L’homme a donc créé un monstre… mais ce monstre lui ressemble. 
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Dans un premier temps, Crichton met en avant la jubilation rĂ©gressive d’un monde sans consĂ©quences, oĂą l’homme peut assouvir ses fantasmes sans limites. Mais sous l’apparente innocuitĂ© des plaisirs mĂ©caniques, il dĂ©cortique la peur viscĂ©rale de l’homme confrontĂ© Ă  un danger devenu tangible. Ces robots, simulacres de vie, brouillent les repères de nos hĂ©ros dĂ©sorientĂ©s, ivres d’orgueil et persuadĂ©s de leur suprĂ©matie. Leur vertige d’omnipotence les prĂ©cipite dans une posture de criminels mĂ©galos, avides d’une libertĂ© factice. C’est alors que les androĂŻdes, jusqu’ici serviles, dĂ©cident de se rebeller, profitant d’une faille technologique inexpliquĂ©e. Le paradis artificiel se mĂ©tamorphose en traque implacable. Et dans cet enfer dĂ©bridĂ©, un Terminator dĂ©saxĂ© use de ruse et d'autonomie pour traquer, sans relâche, l’ultime survivant en proie Ă  la peur, Ă  l'incomprĂ©hension, au dĂ©sespoir, voir enfin Ă  l'incomprĂ©hension morale lors d'un ultime plan sentencieux qui en dit long sur son Ă©volution culpabilisante. 

 

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"Un monde oĂą rien ne peut aller de tarvers."
Ă€ la fois dĂ©paysant et attractif, mais insidieusement grave et malsain quant au portrait dĂ©clinant de notre nature perverse, Mondwest se dĂ©cline comme une bande dessinĂ©e vitriolĂ©e, oĂą chaque pĂ©ripĂ©tie excentrique autorise le touriste Ă  libĂ©rer son imaginaire le plus putassier. Ă€ travers la lorgnette du cinĂ©ma d’anticipation alarmiste, ce western baroque esquisse en filigrane les dangers d’une technologie incontrĂ´lable, mise au service d’une Ă©lite consommatrice et arrogante. TranscendĂ© par la prestance magnĂ©tique de Yul Brynner, Mondwest suscite un enthousiasme rigoureusement caustique, en mĂŞme temps qu’un malaise persistant - dès le crime liminaire opĂ©rĂ© sur un humanoĂŻde - le futur, ici, se trouve disqualifiĂ© par la promesse d’une perfection technique vouĂ©e Ă  l’Ă©chec. Autrement dit, la perfection n’est pas pour demain...

Le cinéphile du cœur noir 🖤

Un grand merci Ă   www.cinemovies.fr 

05.02.26. 5èx.VO
10.04.12



                                               

lundi 9 avril 2012

LIVIDE

Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site critique-film.fr   
d'Alexandre Bustillo et Julien Maury. 2011. France. 1h28. Avec Loïc Berthezene, Serge Cabon, Chloé Coulloud, Béatrice Dalle, Catherine Jacob, Jérémy Kapone, Chloé Marcq, Félix Moati, Marie-Claude Pietragalla.

Sortie salles France: 7 Décembre 2011

FILMOGRAPHIE (Info Wikipedia): Alexandre Bustillo est un réalisateur et scénariste Français, né le 10 Août 1975 à Saint-cloud.
Julien Maury est un réalisateur et scénariste français.
2007: A l'Intérieur
2011: Livide
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Avertissement ! Cet hommage concerne l'avis subjectif d'un puriste amateur, amoureux de cinéma de genre, en toute indépendance. Il ne s'agit pas d'un plagiat. Toute analogie avec une critique d'un site spécifique ne serait que pure coïncidence.



Ca ne va pas faire plaisir Ă  mon ami Bruno mais avec toute l'indulgence du monde, j'ai trouvĂ© Livide pesant et ennuyeux. Fautes Ă  une interprĂ©tation peu crĂ©dible et une structure narrative redondante (45 minutes pour illustrer de façon ombrageuse un cambriolage rĂ©barbatif). Hormis une esthĂ©tique soignĂ©e dĂ©coulant de certaines sĂ©quences d'une beautĂ© macabre formelle et de la bonne intention des rĂ©alisateurs, Livide se morfond dans un cheminement ambitieux mais vain en tentant d'affilier le conte onirique et l'horreur grand-guignolesque (le dĂ©lire final agrĂ©mentĂ© d'Fx irrĂ©prochables tourne Ă  vide par la cause d'un script maigrelet et de personnages jamais investis). A contrario, la sĂ©quence ultime se part d'un Ă©clat gracile dans sa poĂ©sie fĂ©erique et la musique accordait aussi une tonalitĂ© appropriĂ©e ! 



Un grand merci Ă  critique-film.fr
Bruno Matéï
09.04.12



jeudi 5 avril 2012

LES LOUBARDES (SWITCHBLADE SISTERS)

                                                                              Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site filmonpaper.com

de Jack Hill. 1975. U.S.A. 1h30. Avec Robbie Lee, Joanne Nail, Monica Gayle, Asher Brauner, Chase Newhart, Marlene Clark, Kitty Bruce, Janice Karman, Don Stark, Don Marino.

FILMOGRAPHIE (info wikipedia): Jack Hill est un réalisateur et scénariste américain, né le 28 Janvier 1933 à Los Angeles.
1959: The Wasp Woman. 1960: The Host. 1963: l'Halluciné. 1966: Mondo Keyhole. Blood Bath. 1968: Spider Baby. 1969: Pit Stop. 1970: Je suis une groupie. 1971: The big doll house. 1972: The bird bird cage. 1973: Coffy la panthère noire de Harlem. 1974: Foxy Brown. The Swinging Cheerleaders. 1975: Les Loubardes. 1982: Sorceress.
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Spécialiste du WIP et de la Blaxploitation, le vétéran Jack Hill réalise en 1975 un film d'action féministe dont les anti-héros se révèlent des lascardes effrontées, adeptes du maniement du couteau et des armes à feu. Pure bande dessinée décomplexée pour adultes, les Loubardes s'institue nanar fun volontairement primaire si bien que nos garçonnes opiniâtres crèvent l'écran dans leur conviction belliqueuse ! La guerre des clans fait rage entre une bande de garçons, les Silver Deb et un gang de filles, les Dagger Debs, dont leur nouvelle recrue, Maggie va venir s'interposer et semer la zizanie. Par la faute d'une duperie et d'une rancune compromise par Lace, la nouvelle égérie du groupe féministe se résout à enrôler une troupe de belligérantes afros pour combattre le clan des Silver Deb.
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Ca dĂ©bute comme un WIP jalonnĂ© de combats de catch entre gardiennes et prisonnières coincĂ©es en interne de leur cellule et ça se termine par un règlement de compte sanglant oĂą la citĂ© urbaine, livrĂ©e Ă  feu et Ă  sang, est le cadre d'une guĂ©rilla sans merci entre bandes rivales ! Une forme de Justicier de New-York avant-gardiste avec l'armada de vĂ©hicule blindĂ©, explosions dantesques et coups de mitraillettes pĂ©taradants dĂ©cimant trois antagonistes Ă  la seconde ! La narration ultra simpliste n'est qu'un prĂ©texte Ă  Ă©taler Ă  intervalle rĂ©gulier nombre d'affrontements frĂ©nĂ©tiques entre une bande de filles dĂ©lurĂ©es et des machistes orgueilleux contrariĂ©s par leur insolence dissolue. NĂ©anmoins, l'intrigue se focalise surtout sur la relation amicale puis tendue exercĂ©e par Lace et la nouvelle recrue, Maggie, experte en art de combattre l'adversaire au couteau ou Ă  main nue. Par la cause perfide d'une comparse insidieuse et la mort du compagnon de Lace (chef des Silver Deb), Maggie va devoir s'opposer Ă  l'autoritĂ© de son amie, dĂ©terminĂ©e Ă  daigner l'assassiner. En prime, elle est contrainte de s'allier avec une troupe de femmes rebelles d'origine africaine pour combattre les mâles sĂ©vèrement brimĂ©s. Jack Hill, en habile faiseur d'action gentiment dĂ©bridĂ©e nous façonne avec dĂ©rision une bisserie ultra caricaturale, transcendĂ©e par la prestance impertinente de comĂ©diennes viriles pourvues de rĂ©parties corrosives !
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Fun, jouissif, colorĂ©, terriblement niais et crĂ©tin, ce plaisir coupable ne laisse pas un instant de rĂ©pit au spectateur embarquĂ© dans une rixe oĂą les femmes farouches ont le monopole de l'allĂ©geance et les hommes violeurs sont rĂ©duits Ă  des brutes antipathiques. On sera par contre surpris de la violence plus rigoureuse du final fortuit dans un combat exĂ©cutĂ© Ă  l'arme blanche par nos deux rivales indignĂ©es. Un affrontement particulièrement cru et sanglant rĂ©sultant avec ironie vers une morale frondeuse dans son pied de nez gouailleur assĂ©nĂ© aux forces de l'ordre. Pour tout amateur de nanar cartoonesque dĂ©diĂ© au plaisir ludique de l'action Ă©chevelĂ©e, les Loubardes est un petit classique vintage rythmĂ© au son de la Soul et du Funk.
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Dédicace à l'Antre du bis et de l'exploitation et un grand merci à Filmonpaper.com
Bruno Matéï
05.04.12



lundi 2 avril 2012

Billy the Kid vs Dracula


de William Beaudine. 1966. U.S.A. 1h13. Avec John Carradine, Chuck Courtney, Melinda Plowman, Virginia Christine, Walter Janovitz.

FILMOGRAPHIE SELECTIVE: William Beaudine est un acteur et rĂ©alisateur amĂ©ricain, nĂ© le 15 Janvier 1892 Ă  New-York, dĂ©cĂ©dĂ© d'insuffisance rĂ©nale le 18 Mars 1970 Ă  Canoga Park, en Californie. Il est surtout rĂ©putĂ© pour ses films muets. 1960: Les 10 Audacieux. 1963: Lassie's Great Adventure. 1966: Jesse James contre Frankenstein. 1966: Billy the Kid versus Dracula. 1974: The Green Hornet. 1976: Fury of the Dragon. 


La mĂŞme annĂ©e que son inĂ©narrable Jesse James contre Frankenstein, William Beaudine, spĂ©cialiste du cinĂ©mat muet (une centaine de titres Ă  son effigie !), s'empare du mythe vampirique pour nous Ă©voquer en l'occurrence la confrontation entre le cĂ©lèbre bandit Billy the Kid et l'indĂ©fectible Dracula, incarnĂ© ici par le vĂ©tĂ©ran John Carradine. Le PitchDans l'Ouest amĂ©ricain, Dracula a trouvĂ© sa nouvelle proie auprès d'une ravissante fermière, propriĂ©taire d'un ranch. Mais Billy The Kid, ancien bandit aujourd'hui reconverti dans la biensĂ©ance entend bien protĂ©ger sa dulcinĂ©e des griffes de l'intrĂ©pide chauve-souris ! Amateurs de sĂ©ries Z impayables d'une niaiserie hallucinĂ©e, ce film est pour vous tant il procure durant son bref cheminement (1h13 !) moult situations risibles transcendĂ©es de la prestance cabotine d'interprètes dĂ©sespĂ©rĂ©ment persuasifs. Si bien qu'après avoir commis l'insensĂ© Jesse James contre Frankenstein, William Beaudine s'intĂ©resse au cas notable du vampire orgueilleux affublĂ© de longues canines. Notre bon vieux Dracula parcourant aujourd'hui l'Ouest amĂ©ricain en y infligeant sur son chemin quelques morsures furtives Ă  certains quidams imprudents. Ainsi, après avoir semĂ© le dĂ©sordre dans un camp indien, le prince des tĂ©nèbres s'installe dans la ville la plus proche après avoir entrevu le portrait d'une ravissante jeune blonde docile, propriĂ©taire d'un ranch. Eperdument amoureux, il dĂ©cide donc en guise d'alliance maritale d'en faire sa prochaine damnation et de l'isoler vers le refuge tĂ©nĂ©breux d'une mine dĂ©saffectĂ©e afin d'y reposer en tranquillitĂ©.


La cocasserie de cette zèderie Ă  la banalitĂ© accablante Ă©mane du soin apportĂ© Ă  la retranscription virile du western par des moyens techniques prĂ©caires nĂ©anmoins privilĂ©giĂ©e de la photogĂ©nie de dĂ©cors naturels bucoliques. Le caractère attachant des personnages, tous plus crĂ©tins les uns des autres (Billy le Kid est gĂ©nialement altruiste dans sa posture loyale de cow-boy valeureux mais inculte et peu adroit !), les situations farfelues Ă©manant de l'esprit bon enfant de protagonistes trouillards et l'interprĂ©tation saugrenue du gĂ©nial John Carradine concourent de rendre l'aventure bougrement attractive pour tout amateur de dĂ©lire infantile. BourrĂ© d'incohĂ©rences et de non sens durant sa structure narrative sporadique, on se plait Ă  suivre les vicissitudes de cette famille de paysans persĂ©cutĂ©s par un vampire particulièrement imbus ! Par consĂ©quent, Ă  l'instar d'un cartoon vintage au charme surannĂ©, nous nous plaisons de suivre cette pantalonnade oĂą tous les protagonistes davantage contrariĂ©s s'Ă©vertuent Ă  s'inquiĂ©ter de la prĂ©sence hostile du tyran mĂ©galo. Car ici, Dracula en aristocrate dĂ©daigneux se prĂ©tend tout permis pour s'approprier la propriĂ©tĂ© d'un ranch en crĂ©ant la duperie et favoriser ainsi son ambition de vampiriser une godiche empotĂ©e. D'autant plus qu'il use rĂ©gulièrement de façon finaude Ă  se mĂ©tamorphoser en chauve-souris (de pacotille) pour ainsi mieux Ă©clipser sa prĂ©sence sournoise face Ă  ces adversaires. Qui plus est, le personnage de Billy le Kid doit aussi beaucoup au charme dĂ©suet qui Ă©mane de l'entreprise tant le comĂ©dien rivalise de naĂŻvetĂ© et de bonhomie (il ne connaĂ®t pas la signification du mot "vampire" faute de n'avoir pu cĂ´toyer les Ă©tablissements scolaires !) Ă  daigner combattre son antagoniste roublard.


En Dracula notoire, John Carradine se rĂ©vèle impĂ©rial de ridicule tant il cabotine en diable pour tenter de nous terrifier par sa prĂ©sence famĂ©lique, exacerbĂ©e d'un regard ahuri de yeux exorbitĂ©es ! Son tempĂ©rament vaniteux et sa dĂ©sinvolture arrogante donnant lieu Ă  des situations improbables irrĂ©sistibles d'ineptie. Il faut d'ailleurs le voir tenter imposer sa loi et sa ferme autoritĂ© face au dĂ©sarroi de pauvres paysans, convaincus de son origine malĂ©fique mais incapable de s'y mesurer par peur d'ĂŞtre mordus.

Con comme la lune mais sympathiquement chatouillant et visuellement dĂ©paysant, Billy The Kid vs Dracula est un divertissement dĂ©complexĂ© Ă  conseiller Ă  l'inconditionnel de zĂ©derie au charme rĂ©tro infaillible. Une curiositĂ© davantage truculente dĂ©cuplant ainsi de nos jours notre ferveur Ă  dĂ©couvrir un vaudeville foutraque pris entre deux genres acadĂ©miques (western / Ă©pouvante). Une cocasserie aimablement sĂ©culaire avoisinant le looney-tunes de fond de classe. 

Dédicace à l'Antredubisetdel'exploitation
03.04.12
Bruno