jeudi 3 mars 2011

THE EXPENDABLES

                                                               Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site expendables.wikia.com

de Sylvester Stallone. 2010. U.S.A. 1H44. Avec Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger, David Zayas, Terry Crews, Sylvester Stallone, Jet Lee, Jason Statham, Micker Rourke...

BIO: Sylvester Enzio Gardenzio Stallone, né le 6 juillet 1946 à New York, est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur de cinéma américain.
Tributaire de 8 longs-métrages en tant que metteur en scène, il démarre la réalisation en 1978 avec La Taverne de l'enfer. Il tourne ensuite un an plus tard la suite de Rocky pour renouer avec l'étalon italien dans Rocky 3, l'oeil du tigre en 1982. Oublions le pathétique Staying Alive sorti en 1983 pour retrouver de nouveau l'énième suite des aventures du boxeur de Philadelphie dans un 4è volet entrepris en 1985.
Après une longue abscence derrière la caméra, Stallone renoue avec l'ambition de ses plus grands succès commerciaux pour tenter de donner suite en 2006 et 2008 aux mythes que sont Rocky et Rambo. Deux de ces icones les plus célèbres d'une riche carrière en demi-teinte.
En 2010, il entreprend The Expendables qui se veut un ultime hommage au cinéma d'action ludique qui aura bercé des millions de fans dans les années 80, rassemblant une tête d'affiche hors pair pour le genre viril et codifié.

L'ARGUMENT: Une bande de mercenaires sont envoyés en mission par la CIA pour renverser un dictateur du pays Sud-américain.

POUR UNE POIGNEE DE HEROS
Maintes fois annoncĂ© et fantasmĂ© Ă  grand renfort de teasers et bande annonces prometteuses concoctĂ©s pour une horde de fans surexcitĂ©s de voir Ă  nouveau rĂ©unis sur grand Ă©cran leurs hĂ©ros intrĂ©pides aux muscles saillants, Sylvester Stallone nous avait promis un hommage sincère et respectueux envers ces sĂ©ries B d'exploitation de la vieille Ă©cole. Des plaisirs coupables tournĂ©s sans prĂ©tention aucune (ou si peu) qui ont notamment envahi avec succès les rayons VHS des annĂ©es 80.   Pour citer les exemples les plus Ă©loquents, les amateurs virils se repassent toujours en boucle Tango et Cash, Haute SĂ©curitĂ©, Cobra, Le Dernier Samaritain, RĂ©mo, sans arme et dangereux, Oeil pour oeil, Full contact, Bloodsport ou encore Commando. Le rĂ©sultat est-il Ă  la hauteur de nos espĂ©rances ? En partie, on peut dire que oui tant cette nouvelle production remise au goĂ»t du jour reprend les ingrĂ©dients conventionnels des sĂ©ries B survitaminĂ©es d'antan avec ce juste dosage d'action et d'humour. Mais aussi un mauvais goĂ»t assumĂ© pour les scènes gores violentes et cartoonesques (hormis cette fâcheuse manie indolente Ă  se laisser commander par des CGI aseptisĂ©s). NĂ©anmoins, son prologue maladroit aurait pu annoncer le pire des vicissitudes Ă  venir. En effet, cette sĂ©quence d'introduction mollement mise en scène dĂ©bute sur un trafalgar peu inspirĂ© dans ses actions tempĂ©rĂ©es, son caractère spectaculaire tombant ici Ă  plat. La suite s'annonce un peu bancale avec la caractĂ©risation folichonne de certains de nos personnages pour les retrouvailles familiales de l'Ă©quipe de choc. Et cela en dĂ©pit de clins d'oeil plutĂ´t cocasses, Bruce Willis et Arnold Scwarzeneger se moquant d'eux mĂŞme avec une dĂ©contraction spontanĂ©e. Cette narration dĂ©sordonnĂ©e impose donc de prime abord et d'une façon malhabile les enjeux de nos mercenaires prĂŞts Ă  partir au combat et annihiler l'ennemi.

Le scĂ©nario balisĂ© (une guerre est dĂ©clarĂ©e entre les bons et les mĂ©chants avec en guise d'appât une jeune rebelle farouche dont Stallone s'Ă©prendra de manière affectueuse) n'est pas plus mauvais que nos productions eighties citĂ©es au prĂ©alable. Mais la sympathie de nos personnages hĂ©roĂŻques casse-cou et les sĂ©quences d'action qui vont intervenir au bout de 30 minutes ravivent notre contentement soulagĂ© d'assister Ă  un spectacle gĂ©nĂ©reux et ludique. C'est notamment ce dĂ©filĂ© de stars complices qui fait vraiment plaisir Ă  retrouver ici pour un fantasme qui relevait auparavant de l'utopie. Que ce soit Mickey Rourke, Dolph Lundgren, Steve Austin, Bruce Willis, Arnold Schwarzeneger, Jet Lee, Eric Roberts, Jason Stathan, et bien sur l'inoxydable Sylvester Stallone. Il est d'ailleurs dommageable que Steven Seagal et Jean Claude Vandamme n'aient pas rĂ©pondu prĂ©sent pour une telle opportunitĂ© !
Dans le rĂ´le du leader chevronnĂ©, Sylvester Stallone impose avec dĂ©contraction son habituelle bonhomie et sa sympathie innĂ©e de briscard Ă  la trogne burinĂ©e, du haut de ses 64 printemps. Il reste tout de mĂŞme dans une belle forme physique pour ses talents d'acrobaties, de cogneur pugnace et de coureur fugace. Jason Statham, nouveau jeune prodige du cinĂ©ma d'action, prĂŞte son alliance avec une fougue dĂ©libĂ©rĂ©e pour servir ce commando atypique parti en guerre contre une armĂ©e de soldats et un tyran pernicieux. Sa prestance aussi juvĂ©nile que virile est un atout de charme et son maniement habile du couteau fait illusion pour dĂ©fendre la vie des plus dĂ©munis. Jet Lee transcende l'action par l'art martial de ses combats chorĂ©graphiĂ©s avec vigueur et sensualitĂ© pour les coups assĂ©nĂ©s contre l'ennemi dĂ©sarçonnĂ©. Quand Ă  Eric Roberts vouĂ© au bad guy d'un trafiquant de drogue, il incarne avec mesquinerie un personnage orgueilleux tout Ă  fait dĂ©testable dans son snobisme hautain et sa lâchetĂ© mĂ©prisante.

The Expendables n'est donc pas le film d'action ultime fantasmĂ© par une armĂ©e de fidèles amateurs mais il reste un bon divertissement agrĂ©able Ă  suivre en dĂ©pit d'une première partie laborieuse. La dĂ©contraction de nos illustres stars (vĂ©tustes ou contemporaines) du cinĂ©ma bourrin, la loufoquerie de certains dialogues et sa naĂŻvetĂ© assumĂ©e, les sĂ©quences d'action jouissives (malgrĂ© une scène de poursuite automobile illisible) et son final apocalyptique concourent de nous offrir un spectacle assez honnĂŞte Ă  contrario d'un manque d'ambition et d'Ă©motion. 

06.10.10
Bruno Matéï

                    

1 commentaire:

  1. Stallone est une légende, j'esperes le voir dans le remake "un justicier dans la ville", il est le dernier héros(ROCKY)

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