mardi 31 janvier 2012

LE DROIT DE TUER (The Exterminator)

                                                                     Site empruntée sur Google, appartenant au site notrecinema.com

de James Glickenhaus. 1980. 1h42. U.S.A. Avec Robert Ginty, Christopher George, Samantha Eggar, Steve James, Patrick Farrelly.

Sortie Salles U.S: 10 Septembre 1980. Interdit au moins de 18 ans lors de sa sortie internationale.

FILMOGRAPHIE: James Glickenhaus est un réalisateur, scénariste, producteur et acteur américain, né le 24 Juillet 1950 à New-york.
1975: The Astrologer. 1980: Le Droit de Tuer. 1982: Le Soldat. 1985: Le Retour du Chinois. 1988: Blue Jean Cop. 1991: Mc Bain. 1993: Le Triomphe des Innocents. 1995: Timemaster.


"A la guerre, vous tuez pour survivre... Dans les rues de New-York, c'est souvent pareil."

Gros succès en salles en France et aux Etats-Unis, carton vhs dans les rayons des vidéos-clubs, Le Droit de Tuer (ou l'exterminateur pour reprendre son terme originel) fut un véritable hit des années 80 sous la bannière d'Hollywood Vidéo ! Néanmoins, ce film d'exploitation d'une violence rare rencontra de sérieux problèmes avec la censure de l'époque. Il faut dire que l'oeuvre de James Glickenhaus va parfois très loin dans la brutalité expéditive et que son ambiance sordide renforce allègrement son caractère putassier. En l'occurrence, Le Droit de Tuer n'a rien perdu de sa force sur le sujet traité (la réinsertion insoluble des laissés-pour-compte après le trauma vietnamien) et de son dynamisme explosif parfois irrigué de violence décomplexée. John et Michael sont deux acolytes de longue date revenus au pays après avoir subi l'enfer du Vietnam. Ouvriers sous exploités par un patron véreux, ils tentent tant bien que mal de survivre dans une cité urbaine où la délinquance est en recrudescence. Pour preuve, Michael se fait agresser par une bande de voyous après avoir porter assistance à son ami molesté. Hospitalisé dans un état grave et devenu tétraplégique, John décide de le venger en traquant les responsables. Dès lors, il se lance dans une folie meurtrière qui lui vaudra le surnom de l'exterminateur par les médias. 
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Qui pourrait oublier son incroyable prélude belliqueux (tourné en 5 jours avec 15% du budget !) localisé dans un camp vietnamien lorsque nos deux soldats américains sont retenus prisonniers ! Quand bien même son plan d'ouverture filmé en slow motion (un soldat éjecté dans le vide sous l'impulsion d'une gigantesque boule de feu) détonnait déjà par son ampleur dantesque. S'ensuit ensuite une décapitation hallucinante de réalisme (merci Stan Wiston !) perpétrée par un officier VietCong afin d'impressionner John, tributaire d'un interrogatoire forcé. Après un subterfuge audacieux, Michael réussit à se délier les mains de fil de barbelé pour s'en servir afin d'égorger son ennemi positionné devant lui. Il s'empare ensuite de sa carabine et provoque une sanglante rixe alors que John réussit également à s'interposer dans la confrontation. Les séquences d'action cinglantes savamment coordonnées impressionnent le spectateur ébranlé par le dynamisme du montage et de ses effets gores. De retour au pays, nos deux vétérans se retrouvent livrés à eux mêmes, contraints d'exercer un emploi précaire dans une boucherie industrielle. Comme au Vietnam, une nouvelle rixe aléatoire s'organise autour de John encerclé par ses ennemis dans un entrepôt, alors que Michael va une fois de plus lui porter secours. Dépités, les délinquants racistes décident une bonne fois pour toute de donner une sévère correction au redresseur de tort en lui mutilant les cotes dorsales à l'aide d'une fourche. Réduit à l'état de légume dans un centre hospitalier, Michael semble condamner à subir un handicap majeur. John décide alors de renouer avec les armes pour aller traquer un à un les tortionnaires responsables de l'agression de son frère d'arme.


A la manière du célèbre Justicier dans la ville (en forçant la donne d'une violence jusqu'au-boutiste), le Droit de tuer est un vigilante movie bien ancré dans son époque anarchiste des années 80. En militant pour l'auto-défense, la besogne meurtrière de John Eastland se solde d'une illustration amère sur les laissés-pour-compte de l'après Vietnam. Quand les soldats américains revenus au bercail n'avaient aucune considération pour leur bravoure auprès d'un gouvernement orgueilleux érigé sous l'ère Reagan. En pourfendeur intransigeant, James glickenhaus n'y va pas avec le dos de la cuillère pour décrire une Amérique hostile en pleine agonie où la corruption règne en maître. S'y succède dans cette jungle urbaine en ébullition une délinquance raciste et droguée, une prostitution juvénile et l'exploitation de mineurs soumis à une clientèle pédophile, une politique totalitaire contrainte d'enrôler des agents de la CIA pour supprimer notre exterminateur, un sénateur pervers et homosexuel et enfin un patron mafieux responsable d'une boucherie industrielle. Ce climat d'insécurité prégnant provoque souvent chez le spectateur le malaise diffus et exacerbe son aura réaliste par la maladresse de dialogues concis et de certains personnages sans éclat. Mais la dimension humaine de nos protagonistes issus de classe ouvrière et exploités par une société cupide renforce le côté désenchanté d'une époque sans repère. L'interprétation de seconde zone (Christopher George, Samantha Eggar, Steve James) ajoute une saveur autonome à l'entreprise subversive et offre par la même occasion un rôle révélateur pour la prestance charismatique du regretté Robert Ginty. Hormis le peu d'expressivité qu'il s'alloue lors de ses exactions sordides, c'est justement sa physionomie lambda qui insuffle autant l'empathie que l'inquiétude dans le reflet de ses états d'âme sans remord.


L'Amérique Interdite
Mis en scène avec efficacité et non dénué d'un certain savoir-faire dans le sens du cadrage et des séquences d'action, le Droit de tuer reste un fleuron d'ultra violence dont certaines scènes incongrues secouent les esprits (prostituée torturée au fer a souder, mafieux broyé dans un hachoir a viande, mutilation au tisonnier, pédophile brûlé vif et surtout une décapitation inégalée à la machette !). A la lisière d'un Taxi Driver sous acétone, ce brûlot implacable dépeint sans compromis une Amérique malade de sa violence auquel certains vétérans discrédités auront décidé de reprendre les armes par dépit ou désespoir. Hormis son montage elliptique émanant d'une réal perfectible et sa psychologie superficielle, ce vigilante movie insuffle une vigueur effrontée pour dresser un tableau impitoyablement pessimiste sur la marginalité urbaine en pleine crise du chômage (1980-1982). 
A ne pas mettre entre toutes les mains.

Pour info: à noter également un caméo de Stan getz, un des meilleurs saxophonistes de l'histoire du jazz dans son propre rôle ! Il a également participé à l'écriture de la bande originale aux côtés de Joe Renzetti.

Anecdote personnelle de Daniel Aprin: "ce film était à l'époque toujours réservé dans mon vidéo-club du coin. Tout comme moi, certains l'ont vu et revu indéfiniment ! Il fallait se battre pour arriver enfin à se le procurer ! De la folie de cinéphile insatiable !"
Bruno Matéï: "En précisant également aussi que j'ai vécu le même contexte !"

Note subsidiaire: Une suite nanardesque a été réalisé en 1984 par Mark Buntzman sous le titre Exterminateur 2 avec Robert Ginty et l'insupportable Mario Van Peebles dans celui du leader punk. Une suite risible digne d'une bisserie ritale post-apocalypse où le rire se dispute à la consternation. Ce qui est loin de me déplaire !

Dédicace à Daniel Aprin et Pierre Jean Gabriel Bertrand
31.01.12
Bruno Dussart


lundi 30 janvier 2012

TAKE SHELTER. Grand Prix à Cannes et Grand Prix à Deauville, 2011.


de Jeff Nichols. 2011. U.S.A. 2h00. Avec Michael Shannon, Jessica Chastain, Tova Stewart, Shea Whigham, Katy Mixon, Kathy Baker, Ray McKinnon, Lisa Gray Hamilton, Robert Longstreet, Guy Van Swearingen.

Récompenses: Grand Prix, Prix de la SACD  au Festival de Cannes en 2011
Grand Prix au Festival de Deauville.
Prix de la Meilleure Actrice à Jessica Chastain au Festival du film d'Hollywood.

Sortie salles France: 4 Janvier 2012. U.S: 30 Septembre 2011.

FILMOGRAPHIE: Jeff Nichols est un réalisateur et scénariste américain né le 7 Décembre 1978 à Little Rock, Arkansas (Etats-Unis).
2007: Shotgun Stories. 2011: Take Shelter. 2012: Mud. 2016: Midnight Special. 2016: Loving.


Pour son second long, Jeff Nichols reprend son acteur fétiche Michael Shannon pour nous décrire avec parcimonie le cas d'une dégénérescence mentale. Celui d'un père de famille prêt à protéger sa famille contre la perplexité de son entourage, car finalement persuadé que l'apocalypse est pour demain. Curtis est un ouvrier de chantier à la vie de famille harmonieuse. A la suite d'un  cauchemar nocturne, son comportement avec son entourage devient particulièrement irritant. Souffrant d'insomnie depuis la récurrence de ses rêves, Curtis contacte son médecin pour connaitre les raisons de sa pathologie. Mais convaincu de ses visions spirituelles, ce dernier se détermine à protéger les siens pour les prémunir d'une éventuelle apocalypse. Il décide d'agrandir son abri anti-tornade au péril de ses finances et de sa profession. 
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Après Melancholia de Lars Von Trier, Jeff Nichols aborde le thème catastrophiste en vogue de l'apocalypse depuis que l'oracle Nostradamus ou encore les mayas avaient prédit la fin de notre monde en cette année 2012. Sous la forme prude d'un drame introspectif auscultant les tourments d'un père de famille torturé par ses songes, Take Shelter nous décrit avec une empathie sensitive son désarroi psychologique face à la perplexité de son entourage. Depuis que Curtis est en proie à des rêves cinglants mais aussi des hallucinations portant atteintes à l'existence de sa fille, sa rationalité s'amenuise depuis ses insomnies itératives et sa contrariété d'une prémonition. Mais sa paranoïa grandissante va inévitablement le mener jusqu'au bout de sa déraison. A savoir dénigrer contre son gré son compagnon canin, certains amis de longue date et surtout entreprendre d'agrandir un abri de jardin afin de prémunir sa famille d'un évènement climatique d'une ampleur démesurée. A l'aide d'une structure narrative assidue, Jeff Nichols nous illustre le profil d'un schizophrène en chute libre. Dans un climat diaphane érigé autour du psyché parano de ce dernier, sa plongée vers la démence nous éprouve au sein de son cocon familial. Pour interpréter ce rôle névrosé, Michael Shannon nous bouleverse dans sa posture patriarcale contraint de bafouer sa profession mais aussi à trahir un de ses acolytes pour accomplir sa devise. Marqué d'un regard terne et évasif, l'acteur nous transmet une compassion sensitive par son humanité désespérée. Dans celle de l'épouse démunie mais combative et pleine d'aspiration, Jessica Chastain, n'a pas volé son prix d'interprétation à Hollywood. Sa frêle prestance axée sur l'empathie amoureuse et la fidélité nous ébranlant avec une vérité naturelle.

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Apocalypse Now
Par sa structure narrative dédiée à transcender l'humanité fléchissante d'un couple en perdition, Take Shelter édifie leur tragédie avec une noirceur désespérée. Leur trajectoire rédemptrice culminant vers un point d'orgue drastique où la désillusion apparaît sous sa forme la plus défaitiste. Obsessionnel et anxiogène, miroir de notre époque contemporaine rongée par l'amertume et le désenchantement, Take Shleter nous hante de manière viscérale en faisant appel à la mélancolie de la survivance.

30.01.12


vendredi 27 janvier 2012

MUTANT (Forbidden World). Grand Prix du Public, Prix des Effets-Spéciaux au Rex de Paris.


d'Allan Holzman. 1982. U.S.A. 1h17 (U.S.A: 1h22, Director's Cut). Avec Jesse Vint, Dawn Dunlap, June Chadwick, Linden Chiles, Fox Harris. Produit par Roger Corman.

Sortie salles France: 15 Décembre 1983

Récompenses: Grand Prix du Public, Prix des Effets-Spéciaux au festival du film fantastique au Rex à Paris en 1982.

FILMOGRAPHIE: Allan Holzman est un réalisateur, monteur, producteur, scénariste américain né en 1946 à Baltimore, Maryland, U.S.A.
1982: Mutant. 1985: Out of Control. Grunt ! The Wrestling Movie. 1987: Programmed to kill. 1991: Intimate Stranger (télé-film). 1996: Survivors of the Holocaust (télé-film). 1998: Old Man River. 2002: Sounds of Memphis (télé-film). 2003: JonBenet Messages from the Grave. 2004: Invisible Art/Visible Artists. 2007: Gullah. 2009: C-C-Cut. 2009: My Marilyn. 2010:  Invisible Art/Visible Artists. 2011: Sheldon Leonard's Wonderful Life.


1980 / 1981, Contamination et Inseminoid sortent successivement sur les écrans afin de concurrencer le succès de Ridley Scott, Alien. En 1981, Roger Corman, déjà producteur de la sympathique bande fauchée La Galaxie de la terreurrenoue avec la science-fiction horrifique en recrutant un jeune réalisateur débutant, Allan Holzman. Présenté au Festival du film fantastique de Paris, Mutant remporte finalement le Grand Prix du Public et celui des Effets-spéciaux, quand bien même au fil des ans, cette série B au budget dérisoire et incarnée par des acteurs de seconde zone va rapidement gagner la ferveur du public au point de le vanter comme meilleur ersatz d'Alien Dans une galaxie lointaine, très lointaine... A bord d'un vaisseau spatial, une équipe de scientifiques tentent de combattre un métamorphe carnivore, fruit de leurs expériences douteuses pour préserver la Terre de la famine. Changeant d'apparence corporelle au fil de son évolution, le spécimen Subject 20 devient de plus en plus hostile envers ses accueillants alors que les cadavres s'amoncellent sans répit.


Revoir Mutant 30 ans après sa sortie dans une version Dvd immaculée relève d'une utopie inespérée tant cette production risible accumule avec générosité les situations improbables les plus saugrenues et (involontairement) hilarantes. Comment réussir une production fauchée avec un scénario condensé en une ligne et incarné par des acteurs impayables ? Ce melting-pot de références empruntées aux succès horrifiques des années 70 et 80 séduit sans cesse son public, témoin d'un cache-cache insolent entre une équipe de scientifiques et un monstre tapi dans les couloirs d'un engin spatial. Avec peu de moyens, le réalisateur novice réussit l'exploit de peaufiner son métrage où rien (ou presque) n'est laissé au hasard. Tant pour la qualité de sa photographie polychrome, le charisme appuyé de ces interprètes cabotins, les décors futuristes alternant le kitch et l'esthétisme criard de la BD, sa partition au synthé (transcendant au passage une séquence clipesque d'étreinte érotique) que pour ses effets gores souvent impressionnants déployant parfois des séquences hard que n'auraient pas renié nos artisans transalpins. Ajoutez à cela une ambiance glauque magnétique émanant d'une menace sous-jacente, des dialogues puérils du meilleur cru et l'apparence hilarante d'un monstre visqueux, et vous obtenez un succédané sémillant d'Alien !


Si le scénario canonique pivote à n'en plus finir, la mise en scène aussi maladroite qu'inspirée réussit le prodige de scander chaque situation risible afin de nous divertir. Par son rythme vigoureux oscillant action, érotisme soft et scènes sanglantes, et sous l'impulsion de protagonistes bonnards enchaînant les bourdes, Mutant détonne sans jamais relâcher prise ! Et pour parachever, le final complètement halluciné en rajoute une louche dans le mauvais goût lorsque notre savant fou (mon personnage préféré tant il éructe et gesticule à grossir sa caricature !) Spoil ! décide de s'immoler afin de mettre un terme à la menace carnassière. Par conséquent, atteint d'une tumeur inopérable, ce dernier sollicite l'un de ces adjoints à lui éventrer l'estomac (sans anesthésie !) afin de lui soutirer son cancer pour le bazarder dans la gueule du métamorphe ! Une séquence d'anthologie ubuesque générant autant le dégoût par son voyeurisme cracra que l'amusement pour son ironie du sarcasme ! Fin du Spoil.

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Dans l'espace, on broie du noir !
Concentré de science-fiction horrifique piquant à tous les râteliers les grands succès de l'époque, Mutant constitue un pétulant défouloir sous le principe du nanar 3 étoiles. Le jeu surjoué de sa distribution, la beauté lascive des comédiennes dénudées (anciens modèles du mag Penthouse), son gore festif et les péripéties débridées transcendant un spectacle Bis littéralement flamboyant ! Un sommet de crétinerie assumée autant qu'une réussite plastique souvent envoûtante dans sa capacité à nous dépayser au travers d'une scénographie stellaire. Vers une lointaine galaxie, là où personne ne peut vous entendre crier... 

La Chronique de la Galaxie de la Terreurhttp://brunomatei.blogspot.fr/…/la-galaxie-de-la-terreur.ht…

Dédicace à Daniel Aprin
27.01.12
Eric Binford

La Chronique des Monstres de la Mer: http://brunomatei.blogspot.fr/…/06/les-monstres-de-la-mer.h…

jeudi 26 janvier 2012

NOCE BLANCHE. Prix Romy Schneider, César Meilleur Espoir Féminin pour Vanessa Paradis, 1990.


de Jean-Claude Brisseau. 1989. France. 1h32. Avec Vanessa Paradis, Bruno Cremer, Ludmila Mikael, François Négret, Jean Dasté, Véronique Silver, Philippe Tuin, Pierre Gabaston, Arnaud Goujon, Benoît Muracciole.

Sortie salles France: 8 Novembre 1989

Récompenses: César du Meilleur espoir Féminin pour Vanessa Paradis en 1990
Prix Romy Schneider pour Vanessa Paradis en 1990

FILMOGRAPHIE: Jean Claude Brisseau est un réalisateur, acteur, producteur, scénariste, directeur de Photo, monteur français, né le 17 Juillet 1944 à Paris.
1975: La Croisée des Chemins. 1982: Contes Modernes - segment L'Echangeur. 1983: Un Jeu Brutal. 1988: De Bruit et de Fureur. 1989: Noce Blanche. 1992: Céline. 1994: l'Ange Noir. 2000: Les Savates du Bon Dieu. 2002: Choses secrètes. 2006: Les Anges exterminateurs. 2008: A l'Aventure.


Gros succès à sa sortie (1 879 000 entrées), Noce Blanche a révélé au cinéma la jeune lolita de la chanson française, Vanessa Paradis, récompensée à juste titre du César du meilleur espoir féminin ainsi que le Prix Romy Schneider en 1990. A l'origine, Charlotte Valandrey avait été envisagée pour incarner la lycéenne éprise d'amour pour son professeur de philosophie. Faute d'une séropositivité déclarée, les assureurs auront refusé de se porter garant. En prime, Alain Delon fut un temps considéré par le réalisateur avant qu'il ne se ravise pour choisir Bruno CremerDans un lycée provincial, un professeur de philosophie entame une relation amoureuse avec sa jeune élève de 17 ans, Mathilde, fille introvertie et solitaire cumulant les absences scolaires. Leur liaison sulfureuse va au bout du compte se détériorer face à l'éthique du quinquagénaire, époux préalablement comblé et conscient d'une idylle insoluble. 
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ATTENTION ! IL EST PREFERABLE D'AVOIR VU LE FILM AVANT DE LIRE CE QUI VA SUIVRE !
Avec une audace subversive, notre pourfendeur Jean Claude Brisseau nous conte l'impensable histoire d'amour entre un quinquagénaire, époux préalablement comblé, et une jeune adolescente précoce abdiquée par sa famille. Cette histoire romanesque d'une idylle incongrue entre deux générations distinctes nous illustre avec souci de vérité humaine leur rapport commun d'un amour naissant, davantage ardent et fusionnel. De prime abord délibéré à épauler une élève dénuée d'ambition mais au potentiel intellectuel éminent, François va peu à peu se laisser attendrir par la solitude d'une Mathilde fragile, étonnement lucide pour son jeune âge. Mais la culpabilité de l'amant subitement conscient d'avoir déroger les limites de la morale vont finalement le ramener à la raison, avec le soutien de son épouse déchue. Mathilde, consciente de perdre l'homme de sa vie mais engagée à le récupérer va rivaliser de provocation en guise de dépit. Alimenté par la jalousie et la colère, François se réconforte une dernière fois dans les bras de sa jeune dulcinée. Une erreur fatale qui lui vaudra une destinée esseulée et la risée du public, s'efforçant ensuite tant bien que mal à oublier cet amour autrefois passionnel, Spoil ! avant que le fantôme de Mathilde ne refasse surface... Du fond de l'océan... Fin du Spoil.


Bruno Cremer délivre une poignante interprétation dans celui du professeur meurtri, ébranlé par le désir ardent d'un amour candide mais interdit. Mari épanoui vivant reclus dans une demeure champêtre parmi la fidélité de son épouse, il réussit avec une poignante dimension humaine à nous exprimer son désarroi et son amertume de ne pouvoir perdurer sa romance proscrite par la loi. En jeune fille utopiste d'un amour indécent, Vanessa Paradis irradie l'écran de sa présence ténue et son charme innocemment lascif. Son profil chétif d'adolescente taciturne livrée à elle-même nous bouleverse un peu plus dans sa quête désespérée à daigner offrir son coeur pour un professeur désarmé. Leur relation sulfureuse donne lieue à des situations parfois couillues mais jamais vulgaires ou complaisantes et ne fait, à contrario, que souligner leur soif de chérir avec un désespoir destructeur. Peut-on accepter de tolérer cette idylle singulière lorsque l'amour fusionnel s'empare de notre raison quand bien même la différence d'âge et la loi souhaitent nous y indisposer ?

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Magnifiquement interprété par deux interprètes transis de désir dans des rôles délicats, Noce Blanche démontre à quel point l'amour peut bafouer les règles de la bienséance quand deux êtres inavoués sont destinés à oser vivre ensemble. Jean Claude Brisseau ose dépeindre à travers le portrait d'amants éhontés d'un âge dissemblable l'incapacité à pouvoir réfréner leurs pulsions amoureuses et sexuelles quand le désir y est irraisonné. En résulte un drame romanesque d'une acuité émotionnelle bouleversante, une démonstration épurée mais inéquitablement cruelle du pouvoir infaillible de l'amour. Spoil ! Jusqu'à ce que la mort les sépare...Fin du Spoil

26.01.12.
Bruno Matéï


CHRONIQUE / BIOGRAPHIE

Amy: http://brunomatei.blogspot.fr/2016/02/amy.html

Boyhood: http://brunomatei.blogspot.fr/…/boyhood-ours-dargent-du-mei…

Creed: http://brunomatei.blogspot.fr/2015/12/creed.html

Des Hommes sans loi: http://brunomatei.blogspot.fr/2012/11/des-hommes-sans-loi-lawless.html

Eddie the Eagle: http://brunomatei.blogspot.fr/2016/06/eddie-eagle.html
Enfance nue (l'): http://brunomatei.blogspot.com/2011/05/lenfance-nue.html

Fighter: http://brunomatei.blogspot.com/2011/03/fighter-fighter.html

Grand Bleu (le): http://brunomatei.blogspot.com/2011/05/le-grand-bleu.html

Karaté Kid: http://brunomatei.blogspot.com/…/karate-kid-le-moment-de-ve…Karaté Kid 2: http://brunomatei.blogspot.com/…/karate-kid-le-moment-de-ve…

Présumé Coupable: http://brunomatei.blogspot.com/2012/01/presume-coupable.html

Qu'est-il arrivé à Christiane F ?: http://brunomatei.blogspot.com/2011/03/quest-til-arrive-christiane-f.html

Rocky: http://brunomatei.blogspot.fr/…/rocky-oscar-du-meilleur-fil…

mercredi 25 janvier 2012

LE SIXIEME SENS (Man Hunter) de Michael Mann. Prix de la Critique Cognac 1987.


de Michael Mann. 1986. U.S.A. 1h58. Avec William L. Petersen, Kim Greist, Joan Allen, Brian Cox, Dennis Farina, Stephen Lang, Tom Noonan, David Seaman, Benjamin Hendrickson, Michael Talbott.

Sortie salles France le 22 Avril 1987. U.S: 22 Août 1986
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Récompense: Prix de la Critique au festival du film policier de Cognac en 1987.
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FILMOGRAPHIE: Michael Kenneth Mann est un réalisateur, scénariste et producteur américain né le 5 Février 1943 à Chicago.
1979: Comme un Homme Libre, 1981: Le Solitaire, 1983: La Forteresse Noire, 1986: Le Sixième Sens, 1989: LA Takedown, 1992: Le Dernier des Mohicans, 1995: Heat, 1999: Révélations, 2001: Ali, 2004: Collatéral, 2006: Miami Vice, 2009: Public Enemies.


Récompensé à Cognac du Prix de la Critique en 1987, le 6è sens est la première adaptation au cinéma du roman Dragon Rouge écrit par Thomas Harris et publié en 1981. D'ailleurs, le même roman sera à nouveau adapté au cinéma en 2002 dans un remake réalisé par Brett Ratner, Dragon Rouge (même si la fin a été remaniée). Echec public à sa sortie, le 6è sens eut sans doute dérouté le spectateur de l'époque pour l'ambition personnelle de Mann à façonner un polar atypique et expérimental. Un agent du FBI reprend du service pour tenter d'appréhender un serial killer prénommé Dragon Rouge. Avec l'aide du psychiatre Hannibal Lecter, psychopathe renommé incarcéré à perpétuité pour homicides crapuleux, William Graham va devoir faire preuve d'introspection mentale pour s'infiltrer dans la peau de son meurtrier. 
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A partir d'une enquête criminelle établissant un rapport complexe entre 2 serials-killer et un flic obstiné, fragilisé par son antécédente enquête mais délibéré à annihiler le mal, le 6è Sens a de quoi dérouter le spectateur habitué aux thrillers orthodoxes. La mise en scène expérimentale de Michael Mann, d'une recherche esthétique flamboyante, souhaite donner vie à tout ce qui s'immisce dans le champs de l'action. La ville crépusculaire de New-York superbement éclairée, les pavillons résidents aux abords d'un océan sous un climat solaire, le design de l'ameublement et de ses objets, la nuit opaque et étoilée auquel des hommes de droit se fondent dans cette obscurité pour en extraire le Mal... Tous ces éléments stylisés harmonieusement mis en scène concourent de nous hypnotiser les sens de la perception. La partition synthétique de Michel Rubini et les tubes pop rock de David Allen ou The Reds vont largement contribuer à scander ce florilège d'imagerie épurée, de manière à nous envoûter à travers une odyssée intrinsèque de deux hommes en lutte contre leurs démons. Avec une structure narrative parfois complexe, l'enquête menée par un agent fébrile compromis par l'influence d'un taulard psychopathe, aussi roublard que rusé, nous déploie quelques indices dans un souci documentaire afin de mieux coller à la réalité des faits exposés.


La seconde partie, beaucoup plus planante et magnétique dans la relation naissante avec un tueur épris d'affection pour une jeune aveugle, nous enivre un peu plus dans ce rapport trouble entre une victime atteinte de cécité et son bourreau avide de reconnaissance. Tour à tour inquiétant, flegme, suave mais impassible et aliéné, ce tueur singulier nous captive de son désarroi à contredire ses pulsions malsaines. Il faut dire que la prestance robuste de l'acteur Tom Noonan, au front dégarni et à la taille allongée, ainsi que l'innocence candide de l'attachante Joan Allen doivent beaucoup au caractère poétique émanant de certaines étreintes sensorielles (les caresses charnelles assénées par l'aveugle au tigre du laboratoire). A travers ce duo intempestif, il y a ce rapport sensitif et érotique résultant de leur handicap à apprivoiser l'amour. Bien avant la série prolifique des Experts (sponsorisée par TF1), William L. Petersen était inné pour incarner le profil assidu mais tourmenté d'un inspecteur pugnace flirtant avec l'emprise du Mal. Son caractère opiniâtre extériorisé par son entière contribution à enrayer un tueur séditieux apporte beaucoup de crédit à mettre en relief l'affront de deux individus névrosés.


Listen to my heartbeat.
Fascinant, hypnotique, captivant, envoûtant et désarçonnant, le 6è Sens constitue une perle du thriller crépusculaire. Une forme de trip expérimental établissant un rapport intrinsèque entre le tueur victimisé d'une enfance galvaudée et d'un flic en perdition. Il peut également se concevoir comme une réflexion personnelle sur l'acceptation de soi et la quête inhérente de l'épanouissement conjugal (notamment les rapports du flic et de son épouse). Détournant toutes les conventions du genre avec une virtuosité subjective et transcendé par une bande son extatique, ce thriller stylisé laisse une trouble impression d'avoir vécu un moment indicible d'anxiété capiteuse. 

25.01.12
Bruno Matéï


lundi 23 janvier 2012

THE INNKEEPERS


de Ti West. U.S.A. 2011. 1h41. Avec Sara Paxton, Pat Healy, Kelly McGillis, George Riddle, Lena Dunham, Alison Bartlett, John Speredakos, Jake Schlueter.

Sortie U.S: 3 Février 2012. Sortie France: indéterminée.

FILMOGRAPHIE: Ti West est un réalisateur, producteur, éditeur et scénariste américain né le 5 Octobre 1977.
2001: The Wicked. 2005: The Roost. 2007: Trigger Man. 2009: Cabin Fever 2. The House of the Devil. 2010: Perdants Take All. 2011: The Innkeepers.


En 2009, Ti West avait surpris (et réconforté) les puristes fantasticophiles avec House of the Devil pour son hommage affecté au cinéma d'épouvante des années 70 et 80. Trois ans plus tard, il renoue avec les mêmes ambitions modestes dans son huis-clos imposé par un vieil hôtel classieux auquel deux employés vont invoquer le fantôme d'une défunte préalablement pendue ! Deux gérants d'un hôtel prochainement clôturé s'intéressent de plus près aux phénomènes paranormaux en invoquant l'esprit d'un fantôme en guise d'ennui. Avec l'arrivée d'une ancienne actrice et d'un vieillard interlope, d'étranges évènements vont peu à peu se confirmer et devenir plus frénétiques. 
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Ti West est un véritable amoureux du genre horrifique des années 70 et 80 tant il façonne avec parcimonie son nouveau métrage largement influencé par les ambiances latentes et les angoisses diffuses. Après son formidable House of the Devil, le réalisateur renoue donc avec une histoire classique de maison hantée entièrement dédiée à l'effet de suggestion et un suspense sous-jacent émaillé de pointes de cocasserie. Dès la mise en place de nos protagonistes principaux, Ti West accorde une principale attention à nous familiariser avec ces deux employés au caractère distinct mais à la complicité manifeste. Pat est un trentenaire solitaire occupant son temps à surfer sur le net, spécialement les pages web érigées sur l'occultisme (voirs aussi quelques sites pornos, faute d'un célibat de longue durée) quand la clientèle de son hôtel se fait rare. Son acolyte Claire est une jeune fille un peu godiche attirée par les phénomènes paranormaux que Pat s'amuse à lui narrer en guise d'ennui. Ensemble, ils décident sans conviction d'invoquer le fantôme d'une défunte anciennement pendue dans la chambre 353 de l'hôtel. C'est le début d'une succession de futiles évènements intrigants avant que ne culmine un revirement cinglant !


La caractérisation humaine de ses deux comédiens attachants, accentuée par la maladresse d'une jeune blonde à l'allure garçonne doit beaucoup au caractère sympathique qui en résulte. Avec ce duo inhérent accoutré d'une physionomie naturelle, Ti West prend son temps à nous décrire leur relation amicale non exempt de tendresse affectée (la confession de Pat à Claire sous emprise de l'alcool) avant de nous façonner sans esbroufe une traditionnelle histoire de fantôme. Par vague de scénettes burlesques improvisées par notre héroïne cumulant ses maladresses tributaires d'une peur panique, The Innkeepers réussit à provoquer l'amusement tout en nous faisant patienter pour les éventuelles apparitions surnaturelles. Une manière ludique et finaude à mieux nous prendre au piège de l'effroi légitimé dans sa dernière partie échevelée. Au soin vétuste accordé à l'architecture de l'hôtel classique et à ses décors de couloirs lugubres ou d'une cave tamisée, le réalisateur nous entraîne en interne d'un environnement fascinant davantage anxiogène après qu'un dernier client ait préconisé d'investir la fameuse chambre 353. Soin du cadre alambiqué pour mettre en exergue des décors raffinés ou lugubres et score musical vrombissant sont octroyés pour parachever vers un climat de terreur en crescendo. Avec une économie de moyens, une bande son habilement distillée et une perspicacité à éluder le moindre effet choc inutilement explicite, The Innkeepers fait souvent appel à l'imagination du spectateur plutôt que de se laisser influencer par la surenchère spectaculaire en vogue. Quant aux fameuses apparitions fantomatiques, elles se révèlent proprement terrifiantes par leur aspect morbide et fétide, découlant d'un effet de surprise escompté ou fortuit alors que son point d'orgue cruel va surprendre le public habitué aux happy-end salvateurs.

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Hormis un épilogue en demi-teinte (on apprécie sa dramaturgie finalement imposée mais la dernière image vaine ne surprend guère), le nouveau film de Ti West confirme tout le bien que l'on s'était invoqué à la vue de l'excellent House of the Devil. Avec la dextérité d'une réalisation assidue entièrement conçue à renouer avec les ambiances vétustes allouées au pouvoir de suggestion, The Innkeepers amuse par la complicité de protagonistes persuasifs et intrigue sans ambition avant de réellement nous terrifier dans un final percutant. 
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23.01.12
Bruno Matéï

vendredi 20 janvier 2012

VIOLENCE / AUTO DEFENSE / EXPLOITATION / RAPE AND REVENGE

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Angel: http://brunomatei.blogspot.fr/2015/02/angel.html

Bête tue de sang froid (la): http://brunomatei.blogspot.fr/2014/02/la-bete-tue-de-sang-froid-lultimo-treno.html
Big Racket: http://brunomatei.blogspot.fr/2015/09/big-racket.html
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Cellule 211: http://brunomatei.blogspot.com/2012/03/cellule-211-celda-211.html
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Crime à Froid: http://brunomatei.blogspot.com/2011/06/crime-froid-thriller-cruel-picturethey.html

De sang froid: http://brunomatei.blogspot.com/2011/07/de-sang-froid-boys-next-door.html
Death Sentence: http://brunomatei.blogspot.fr/2015/08/death-sentence.html
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I Spit on your grave: http://brunomatei.blogspot.com/2011/02/i-spit-on-your-grave-2010-je-crache-sur.html
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Vigilante: http://brunomatei.blogspot.fr/2012/10/vigilante.html

Week-end sauvage: http://brunomatei.blogspot.com/2012/01/week-end-sauvage-death-week-end-fin-de.html

WEEK-END SAUVAGE (Death Week-End / Fin de Semaine Infernale / Les Violents/The House by the Lake)


de William Fruet. 1976. Canada. 1h27. Avec Brenda Vaccaro, Don Stroud, Chuck Shamata, Richard Ayres, Kyle Edwards, Don Granberry, Ed McNamara. Elen Yarish, Roselle Stone.

Sortie en salles en France le 5 Janvier 1977. U.S: 4 Mars 1977.

FILMOGRAPHIE: William Fruet est un réalisateur, producteur et scénariste canadien, né en 1933 à Lethbridge (Canada).
1972: Wedding in White. 1976: Week-end Sauvage. 1979: One of our Own (télé-film). Search and Destroy. 1980: Funeral Home. 1982: Trapped. 1983: Spasms. 1984: Bedroom Eyes. 1986: Brothers by choice. Killer Party. 1987: Blue Monkey. 2000: Dear America; A line in the Sand (télé-film).


Sorti en pleine mouvance des Vigilante movies et Rape and Revenge initiés par Les Chiens de Paille, La Chasse SanglanteUn justicier dans la ville et consorts, Week-end Sauvage (ou Fin de semaine infernale comme l'avait averti sa célèbre BA française !) fut à l'époque des années 80 un véritable hit Vhs. Edité sous la bannière d'Hollywood Vidéo, ce titre phare a réussi à rameuter le spectateur avide d'ultra violence et de frisson ludique. Hormis une tension moins incisive qu'à son époque, ce pur film d'exploitation préserve son charme rétro grâce à son ambiance malsaine, à ses séquences-chocs complaisantes et surtout grâce au duo inopportun formé par la charmante Brenda Vaccaro et le robuste Don StroudUn chirurgien dentiste, séducteur machiste et propriétaire d'une villa champêtre, invite le temps d'un week-end sa nouvelle conquête Diana, une jeune mannequin affermie. Sur leur chemin, alors qu'Harry lui laisse conduire sa chevrolet corvette, ils entament une course-poursuite avec une bande de voyous. Vexés d'avoir été la risée d'une jeune conductrice beaucoup plus experte dans l'art de piloter un bolide, nos quatre lurons décident de retrouver leur trace pour se venger sans restriction.
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Réalisé dans un but lucratif afin d'émuler les succès d'oeuvres transgressives, telles La Dernière Maison sur la Gauche ou plus précisément Les Chiens de Paille, Week-end sauvage démarre furtivement sur les chapeaux de roue avec une séquence de course-poursuite sur bitume plutôt charpentée. Sur une route champêtre, quatre lascards décervelés décident de narguer un couple en corvette, mais la jeune conductrice particulièrement finaude réussit à les semer et provoque l'humiliation du leader. Après cette rixe échevelée, les deux amants arrivent au lieu dit et profitent de leur résidence fastueuse pour s'épanouir en toute tranquillité. Mais parmi le profil d'un nanti orgueilleux trop imbus de sa personne et d'une mannequin érudite plutôt affirmée, leur rapport antinomique va vite déchanter pour couper court à une éventuelle idylle. Alors que Diana est sur le point de quitter la demeure, nos quatre malfrats rancuniers investissent  brusquement la villa pour foutre le zouc et faire payer à ces bourgeois leur insolence goguenarde.


L'intrigue simpliste et prévisible n'est donc qu'un prétexte à un déchaînement de violence engagée par des marginaux faussement contestataires. Faute de leur déficience intellectuelle, ces ploucs alcoolisés sont résolus à dévaster la demeure du poltron corrompu par sa condition fortunée. La où la narration fait preuve d'une certaine originalité émane du rapport de force établi entre le bourreau et la victime. C'est à dire le tempérament spontané d'une femme juvénile forte en gueule car tenant tête face à la déchéance d'un délinquant frustré. Paradoxalement, au moment ou celui-ci envisage de la violer, leur rapport équivoque va subitement interpeller le spectateur puisque ce dernier semble épris d'un sentiment amoureux. L'épilogue reviendra d'ailleurs sur le caractère ambigu de leur relation lorsque l'héroïne vindicative se remémorera l'attitude timorée de son bourreau au moment du viol. Dans Week-end sauvage, le portrait établi par Diana permet de mettre en valeur l'émancipation d'une femme révoltée finalement beaucoup plus vaillante et pugnace que l'homme sournois, présomptueux et voyeuriste, réduit ici au machiste incapable de refréner ses pulsions sexuelles. Que se soit du côté du chirurgien dentiste avili par sa fortune et ses caprices lubriques ou de la rébellion des assaillants dépités par leur médiocrité. La dernière partie, intense et haletante, culmine avec le combat pour la survie de cette femme humiliée, enfin déterminée à retrouver sa liberté en se vengeant de ses oppresseurs.

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Hormis une tension un peu moins tangible aujourd'hui, Week-end sauvage reste un p'tit classique du Vigilante Movie avec son sens du rythme aussi insolent qu'efficace. Sa violence rugueuse parfois pénible (la mort d'Harry et l'égorgement graphique d'un des antagonistes), la partition intense d'Ivan Reitman, les décors naturels atmosphériques et la trogne burinée de nos comédiens de seconde zone rehaussant le charme (vintage) d'un produit d'exploitation assez hargneux. D'ailleurs, à l'époque de sa sortie, outre son interdiction au moins de 18 ans à travers le monde, le film aura tellement choqué la censure britannique qu'il fut sommairement répertorié chez les "vidéos nasties". 
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20.01.12.
Bruno Dussart
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COMEDIE DRAMATIQUE

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Welcome to the Rileys: http://brunomatei.blogspot.com/2011/06/welcome-to-rileys.html

CATASTROPHE

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Deepwater: http://brunomatei.blogspot.fr/2017/01/deepwater.html

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The Wave: http://brunomatei.blogspot.fr/2016/08/the-wave.html
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Un Tueur dans la Foule: http://brunomatei.blogspot.fr/2014/04/un-tueur-dans-la-foule-two-minute.html
Unstoppable: http://brunomatei.blogspot.com/2011/02/unstoppable.htm

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INSOLITE / INCLASSABLE

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Valhalla Rising: http://brunomatei.blogspot.com/2011/03/valhalla-rising-le-guerrier-silencieux.html

Voitures qui ont mangé Paris (les): http://brunomatei.blogspot.fr/…/les-voitures-qui-ont-mange-…

Week-ends maléfiques du comte zaroff (les): http://brunomatei.blogspot.fr/2012/12/les-week-ends-malefiques-du-comte.html
White God: http://brunomatei.blogspot.fr/…/white-god-feher-isten-prix-…